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lundi, octobre 21, 2013

The Candle Shop Boy Country Song.

  There was a boy in Alabama, who smelled like candied lemon, not because he was a pastry chef, but a candle shop clerk, instead.

He created candle perfume for every boy he loved, and his shop was full of Lilies, Poppy and Amber-Honey scents.

Some had left heavy and masculine scars, like Silver Cedar, Precious Wood, or Iris and Leather, heady fragrances he could not bare anymore.

More fruity feelings sometimes, which always finished with tiny bits of Fig Milk and Grapefruit acid drops, in the mix.

But he was still very much in awe, with the guy that inspired him his best seller treasure. It was not Biscuit, Vanilla, nor Rosebud. He kept the secret for people not to judge, his hidden homosexual beautiful love.

A tall handsome and mysterious man from the south, the musk of Mississippi plantation's fields still stuck on his crotch, came on his horse but could not ride back there.

Cotton Flower was this perfume, which southern ladies loved to sleep with nothing else on. Dreaming, not knowing, of that little sissy passionate sex, forever capture in candle wax, by that boy who smelled of Candied Lemon scent.

vendredi, octobre 07, 2011

iDeath.

 "Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire."
Steve Jobs 1955-2011



mardi, février 28, 2006

I'm on fire ou Fist-fucking.

 Hier, j'ai mis le feu à mon appartement. Je voulais juste brûler des photos mais les choses ont dégénéré. J'étais assis sur mon lit, une cigarette à la main et j'ai commencé à faire des trous, je voulais brûler ma vie d'avant, avant quoi je ne sais pas, celle que j'avais jusque là, juste faire le vide, j'avais cette boule dans l'estomac, cette boule chaude et bouillonnante, une sorte de rage plaisante. J'étais serein et j'ai pris un des albums placés sur une étagère au-dessus de ma porte d'entrée. Je l'ai ouvert à la première page, j'en ai sorti les photos une par une. Je les ai brûlées, avec ma cigarette, curieux, je devais les brûler. C'était impératif. J'ai senti que je n'avais pas le choix. J'ai regardé ma vie partir en fumée et j'ai trouvé cela réjouissant. Après la petite enfance j'ai décidé qu'il me fallait un feu plus grand. J'ai jeté quelques bouquins dans la poubelle en fer de salle de bain après l'avoir vidée de ses produits d'entretiens, j'ai pris la vodka dans le congèl' et en ai versé sur le tout. Ca a mis du temps à prendre mais la fumée a commencé à envahir la pièce. J'ai ouvert mon armoire et en ai sorti une pile de t-shirt, la poubelle devenant trop petite je les ai placées à même le sol. Les flammes ont commencé à lécher la porte du frigo qui s'est mise à brunir et cloquer de façon ridicule. Le plus beau à regarder a été le lit, de grandes flammes bien fournies ont attaqué l'édredon en coton laissant des traînées noirâtres sur le mur blanc. J'aurais sûrement dû sortir à ce moment là mais j'étais heureux. En voulant ouvrir la fenêtre pour laisser entrer l'air j'ai arraché les rideaux et me suis mis à jouer au torero, je crois que j'ai réalisé ce qu'il se passait quand mon bras a pris feu. J'ai toujours pensé, à raison, que c'était une mauvaise idée d'acheter des chemises 55% coton et 45% polyester. Je me suis allumé comme une torche, et le tissu à commencé à fusionner avec ma peau, l'odeur était terrible, je me souviens surtout de cela, l'odeur, l'odeur de mes cheveux, de ma main que j'agitais dans les airs. Il n'a pas fallu longtemps pour que mes yeux éclatent et tout est devenu noir. Je n'entendais plus que le bruit diffus, par mes oreilles inexistantes, du plancher qui gémissait. Ma plus grosse angoisse a toujours été de tout perdre dans un incendie, je suis tranquille maintenant.


mercredi, novembre 02, 2005

Sometimes i feel like a 16 year-old american girl stuck in an almost 27 gay french guy's body.

 Aujourd'hui en écoutant L-Lo (Lindsay Lohan pour les incultes et no comment) sur mon iPod (ni mini ni rose) assis sur une chaise fort inconfortable où je passe 24 heures par semaine, j'ai réalisé que j'aurais concrètement aimé être une teenage girl dans un lycée de Laguna Beach en Californie, seriously, cheerleader et blonde, avec des seins en leasing et un petit ami quaterback (ça m'arrive de temps en temps). Le jeudi soir avec ma meilleure amie Brandy-Alexander on aurait regardé Making the Band 3 sur MTV en rêvant d'être Aubrey parce qu'elle est trop belle et qu'elle chante trop bien. On aurait fait les chorégraphies en même temps qu'elle parce qu'un jour on ira à New York pour devenir mannequin/actrice/chanteuse, comme L-Lo. J'aurais un prénom comme Tiffany-Brook ou Amber-Shannon, des posters d'Adam Brody de the OC et de Kelly Clarkson de American Idol sur les murs de ma chambre pour remplacer ceux de Justin et Britney qui sont trop has been maintenant, et je dirais des trucs du genre "that's hot" comme Paris Hilton et Nicole Richie parceque ça doit être trop cool d'être riche et célèbre avec plein de faux cheveux. J'aurais décidé de rester vierge jusqu'au mariage, comme Jessica Simpson, mon petit ami n'aurait quand même pas eu trop de mal à me convaincre qu'un blow job n'était pas vraiment du sexe et que tant que je garde ma petite culotte je reste intègre à mes croyances. J'aurais eu du mal à comprendre la politique et pourquoi le 09/11 a eu lieu mais une totale confiance en George W Bush qui dit qu'il va tuer les terroristes pour nous protéger, les parents de Brandy-Alexander étaient démocrates avant mais ils ont changé alors ça va, et ils ont une grande piscine. Depuis que Brandy-Alexander s'est fait refaire le nez je rêve de faire pareil mais mes parents refusent, déjà pour mes seins j'ai dû attendre d'avoir 16 ans, la vie est trop injuste, je déteste mes parents. Hier avec les copines ont est allées au Avalon club de LA avec nos fake IDs (là où L-Lo a fêté son anniversaire), on a bu des cosmopolitans et Brandy-Alexander a vomi partout dans son cabriolet BMW, elle a dit que ce n'était pas grave, que son père allait lui acheter un SUV de toute façon. En rentrant on a vu des afro-américains qui faisaient la manche, Brandy-Alexander leur a donné 5 dollars et m'a dit plus tard que c'était surement des réfugiés de la Nouvelle-Orléans. Dans deux ans j'ai décidé de faire la Parsons - Fashion Design Faculty de New-York, comme Paris Hilton et Ivanka Trump, pour tout connaitre de la mode, c'est ma passion, je n'ai pas manqué un seul épisode d'America's Next Top Model, et Christina Aguilera est mon modèle, elle est trop belle, un jour aussi je ferai des photos avec David Lachapelle. Brandy-Alexander de son côté veux faire cooking and painting classes à NYU, comme Mary-Kate Olsen, je crois que Brandy-Alexander est anorexique, et je la soupçonne d'utiliser en cachette la crème anti-acné ProActiv dont P Diddy fait la pub à la télé, so lame ...
No brain, no pain.

jeudi, août 04, 2005

Fin de soldes.

 Je marche, la ville est déserte, je vois sur la rambarde d'un pont de l'île de la cité une paire d'escarpins marron à talons, ils semblent attendre leur propriétaire, posés là l'un à côté de l'autre, comme rangés au fond d'un placard, une paire de souliers abandonnés dans le soleil d'un matin d'août, cela donne un tableau assez mélancolique, Notre Dame en fond, la Seine en contrebas ; je me demande comment ils sont arrivés là ; une balade romantique, Paris de nuit, il fait bon, elle a mal aux pieds, retire ses chaussures et les porte à la main, une brise légère se lève, ils ont passé la soirée dans un grand restaurant, ont bu du champagne aux scintillements de la Tour Eiffel sur l'eau, se sont assis là pour s'embrasser, portés par la situation il lui a dit je t'aime à l'oreille et il s'est mis à pleuvoir, ils ont couru main dans la main pour attraper un taxi sur le Quai de la Tournelle et c'est au niveau du Quai d'Orsay qu'elle a relevé l'absence ; d'autres scénarii me passent par la tête ; le vent est froid, elle rentre chez elle et décide de changer son quotidien en faisant un détour par Notre Dame, quelques couples d'étrangers se tiennent par la main mais la saison touristique touche à sa fin, elle se demande ce qu'elle va manger en rentrant, un couple s'embrasse sur la rambarde du pont où elle se trouve, ils ont l'air tellement heureux, le tonnerre retentit, et la pluie commence à tomber, elle a oublié son parapluie, il faisait tellement beau ce matin, elle se dit qu'elle devrait courir pour s'abriter mais n'arrive pas à bouger, elle voit le couple s'engouffrer dans un taxi, elle a l'impression que la femme lui a souri au moment où sa tête disparaissait dans le véhicule, elle reste là, les cheveux dans les yeux, au milieu de ce pont, elle s'approche du bord, regarde en bas, retire ses mocassins marrons qui lui abiment les pieds, les pose délicatement sur le muret, comme elle fait tous les soirs en rentrant chez elle, se penche en avant ; la rue est déjà déserte, personne n'entendra le bruit de sa chute.

Episode V, on va au ciné voir un film japonais totalement chiant (on aurait dû aller voir les 4 fantastiques, en couple t'as un cerveau pour deux alors faut ménager) on continue sur une pizza place du Bourg-Tibourg et vlatipas que débarque Keanu Reeves, il s'installe à la terrasse d'en face (Féria Café), j'appelle ma meilleure amie pour qui il représente l'homme idéal (elle est d'accord pour reconnaître qu'il joue comme un pied mais bon c'est pas ce qu'elle attend de lui) juste pour la faire chier (j'aime mes amis), on rentre, on fait l'amour toute la nuit (avec mon homme pas Keanu) sur The Velvet Underground, c'est toujours aussi bon, on recommence le matin sur Massive Attack, il aime la bite ça on peut le dire, je crois qu'il m'aime beaucoup aussi, mais il est toujours avec sa meuf (qui porte le nom d'une compagnie de télécoms), ça commence légèrement *euphémisme* à me courir sur le haricot, j'ai peur de commencer à me blinder ; ce soir j'ai rendez-vous au pot de Robert Altman à la Villette, et après je prends la route du sud, le ciel est gorgé de nuages.


mercredi, avril 06, 2005

That's the way it is, that's the way love goes, i know it, that's the way.

      C'est un peu mon couple fétiche de la semaine, j'en ai un de temps en temps, un de ces couples hétéros qui te font regretter, dans les 25 ans, charmants tous les deux, ensemble et séparément, lui châtain aux yeux bleus, elle pleine de caractère, coupe brune aux épaules et un diamant sous le nez, comme une mouche arty d'aujourd'hui ; canadiens anglophones en plein voyage in the romantic Paris, dîner au premier étage de la tour Eiffel, Bateau Mouche, Moulin Rouge ; attachants, dès que je les ai vus, je n'ai pas eu à me forcer, des gens comme ça, des gens que les circonstances ne laisseront pas devenir des amis, mais tu en sens l'envie, partagée, le plissement dans le coin de l’œil ; j'aime les voir se planter ensemble devant ma réception avec un grand sourire et s'excuser de me déranger.

    Ce soir, en rentrant, ils se renseignent, un minibus pour l'aéroport, elle me dit connaître l'heure de l'avion mais il dit qu'il reviendra plus tard réserver, une heure après il est devant moi, nerveux, on parle de la navette, il veut régler la chambre dans son intégralité, tourne autour du pot, semble hésiter à me poser une question, je le regarde interrogateur, il a un sourire timide en coin et finit par me demander comment dire would you marry me en français ; et là j'ai fondu comme on fond devant une comédie légère et sucrée, je l'ai vu se mettre à genoux devant elle, une petite boite à la main, et lui faire sa proposition dans un français approximatif, j'ai vu son regard à elle, surpris, son sourire, j'ai vu leur vie, ses haussements de sourcils quand elle sera fatiguée, ses regards à lui sur elle, admiratifs, souvent à la dérobée pour qu'elle ait toujours cette impression de liberté, son envie de bien faire, de l'étonner, elle aime déboucher le vin et lui faire semblant d'être déboussolé, pour la laisser faire pleine de fierté ; leur premier enfant à qui ils raconteront comment ils se sont fiancés, dans cette petite chambre d'hôtel avec vue sur une rue dont ils auront oublié le nom, dans une capitale lointaine illuminée ; c'est peut-être ça qui me manquera le plus dans le fait d'être un garçon sensible, les instantanés sépia, ne pas pouvoir jouer ces grandes scènes de la vie, ces clichés cinématographiques tout de suite ringards entre pédés, ne serait-ce que de se distribuer les rôles, j'ai du mal à imaginer, j'ai toujours préféré les filles de toute façon, alors comment cela pourrait-il jamais vraiment marcher, avec un garçon ; je laisse ces images m'emporter et les imagine tous les deux, nus, lovés, et me dit que ça au moins je peux et continuerai d'y goûter.
    De leur voyage ils garderont tout ça, le goût du vin, le froid soleil du mois d'avril, le ticket d'entrée au musée d'Orsay, l'émotion devant ce tableau de Monet fleuri dont ils aiment à se rappeler la douceur, des photos cornées du quartier latin, des anecdotes de taxis râleurs sur les boulevards, cette boule à neige ridicule avec Notre Dame, achetée dans une échoppe de Montmartre pour sa mère à lui mais qu'ils ont fini par garder et qui empêche les livres de tomber dans le couloir étriqué de leur appartement neuf de Calgary, des impressions, un vague sentiment d'avoir rêvé ; j'aime à penser que quelque part, dans 30 ans ou plus, je ferai toujours partie de leur histoire, un souvenir, le réceptionniste français au drôle d'accent métissé, habillé en noir, l'ayant aidé à trouver ses mots ; on est liés, qu'on le veuille ou non, dans des centaines de scénarii de vie, et c'est peut-être ça, finalement, le sens premier, glaner des petits bouts d'éternité, tout bêtes et tout simples, qui nous permettent de continuer, oui, participer au cadrage, il suffit juste d'en avoir l'envie ; c'est un peu mon couple fétiche de la semaine, j'en ai un de temps en temps, un de ces couples hétéros qui te font regretter.

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