mardi, juin 21, 2011

Game of Thrones.


 Je suis à fond sur la nouvelle série de HBO, comme je ne l'ai pas été depuis Six Feet Under, Carnivale ou OZ, je ne suis pourtant pas fan du genre, je m'étais fait chier devant les différents Seigneur des Anneaux, auxquels il manquait cruellement des couilles. Je suis juste fasciné par l'intelligence de la mise en scène, les décors, réels ou non, les costumes, une attention particulière est apportée à chaque détails, à l'ambiance, aux regards, aux joutes verbales, les histoires sont denses mais fluides, le jeu des acteurs est énorme, l'évolution des personnages aussi, j'adore voir comment les femmes, qui ne sont que des marchandises dans cette époque médiévale, de la prostitué à la fille de roi, doivent faire preuve de subtilité pour survivre et mener à bien leurs ambitions. Tout se recoupe, tout a un sens, ce que l'on voit à l'écran n'est pas gratuit - contrairement à True Blood par exemple, qui manque souvent de discernement, et tombe facilement dans le ridicule - l'ambiance en devient étouffante par moment, chacun évolue avec l'Épée de Damoclès au dessus de la tête, chaque décision a des conséquences, comme dans un jeu d'échec, le Jeu de Trônes est une plongée dans les intrigues politiques d'un royaume imaginaire et un peu fantastique, chaque événement peut tout bouleverser, et on sent le chaos arriver, comme l'hiver qui dure des décennies et ses créatures inquiétantes. J'ai l'impression de lire un livre d'aventure quand je regarde cette série, d'être comme un gamin à qui on lit une histoire avant de dormir, je me recroqueville sous ma couette, sers les dents, et frémis de plaisir.

Ca serait dommage de passer à coté, ne surtout pas regarder comme un truc fantastique avec des dragons, c'est beaucoup plus subtile, plus proche de Rome que de Spartacus, c'est du HBO. La saison 1 vient de se terminer, dimanche soir, il va falloir attendre 1 an maintenant.

dimanche, juin 19, 2011

The English Riviera.

 J'écoute le nouveau Metronomy et de vieux Massive Attack, la Grèce va se faire expulser, Bachar el-Assad massacre son peuple, et Lady Gaga a changé de coupe de cheveux. J'ai envie d'aller à Berlin voir l'expo d'art contemporain Based in Berlin, ou alors prendre la route, en Islande, manger du bitume et des volcans, du grand sauvage, du vent, du brut, et dormir sur la lune. Il pleut enfin, la ville se lave de sa poussière, et c'est bon de se faire réveiller le matin par des bisous partout. Gulf Stream.

vendredi, juin 03, 2011

Squelettes d'Origami.

 On parle du sommeil du juste, le juste n'est pas celui qui dort à poings fermés, mais celui qui ne dort pas des malheurs qui lui sont épargnés.

Raphaël Enthoven a dit un truc du genre sur le plateau du Grand Journal, il y a quelques temps, et j'ai beaucoup aimé. Je ne réfléchis pas trop, je ne mange ni concombre ni tomate, je regarde Rolland Garros, comme tous les ans, en me faisant bronzer à ma fenêtre, où le soleil tape de 16h à 18h37, j'écris aussi, un peu, des projets de séries télé, on ne sait jamais, à force qu'on me le dise je vais peut-être enfin suivre mon destin, écrire le prochain PBLV, soupir. J'ai la crève aussi, depuis 1 mois déjà, je crois que j'aime ça, ne pas être "apte à" pour une raison. Si ça marche, ce projet, j'irais en Asie, sur des plages et des rochers, pour en écrire à la chaîne, faut que ça sorte de là, toutes ces images, toutes ces idées, ce congloméra de n'importe quoi, ça me serra peut-être utile, finalement.



dimanche, mai 29, 2011

Kirigami.

mardi, mai 10, 2011

You're My Plaything.

 En parlant de sexe, il y a quelques temps, avec de relativement nouveaux amis, j'ai eu l'impression d'être une salope, pas spécialement dans le bon sens du terme, une marie couche toi là pour ma relative ouverture aux choses qui font du bien. J'ai passé ma frustrante adolescence en banlieue, dans les années 90, une époque où le sexe paraissait comme la seul chose qui pouvait sortir de la médiocrité, un passe temps salvateur, qui permettait de faire parti du club de ceux qui avaient une vie, comme dans une pub pour Calvin Klein, en plus charnelle, il fallait baiser pour exister, pour être beau, pour sentir bon, être dans la jouissance de l'esthète, plutôt que dans la reproduction du schéma dominant, le sexe comme communion du désir en rejet du puritanisme religieux, j'irai en enfer de toute façon, alors autant y aller en beauté. Je n'avais juste pas prévu que, comme toute chose dont on abuse, on s'en lasse. Je me demande si j'ai encore le courage d'apprendre à aimer. Dernièrement, j'ai couché avec un garçon de 20ans qui ressemblait énormément au petit frère de l’héroïne dans The Vampire Diaries, c'était bon, doux et ferme, j'ai eu l'impression de le possédé, sa peau blême, presque transparente, j'ai joui en lui, plusieurs fois, son corps cambré sur moi, il a haleté mon prénom, un petit bourgeois de Versailles, mi-américain et républicain enthousiaste, fils d'un cadre du ministère de l'intérieur, je crois que ça ma excité, de le baiser en pensant à tout ça.

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