J'arrive entier à Osaka après avoir survécu à la bouffe finnoise dégeux de Finnair et aux odeurs de vomis. Premiers contacts avec le pays, les gens sont souriants, il fait beau, j'arrive facilement a prendre un train pour Kyoto. Le paysage est génial, je traverse des petites villes et des zones industriels, les véhicules sont minuscules et ressembles à des jouets, les immeubles sont mignons et semblent en carton comme sorti d'un film avec Godzilla ou d'un épisode des Power Rangers, et surtout il y a plein de cerisiers en fleurs ! Me voila rassuré.
Je descends à la Kyoto Station vers 11h30, le ciel est limpide, je marche dans les rues à la recherche de ma guesthouse, je me perds mais les gens me viennent en aide sans que je leur demande. La ville est moderne mais extrêmement calme, les gens me saluent, les trottoirs sont dessinés au sol et servent aux piétons comme aux vélos, et il y a un distributeurs de boissons tous les 10 mètres.
Je dépose ma valise au Tour Club Hôtel, le check in ne se fait qu'à partir de 16h et il est midi. Je visite le temple tout proche (Higashi Honga-Ji) et pars à pied vers le nord, me prends une barquette de sushi-maki dans une supérette et la mange devant un temple. Je marche longtemps pour atteindre le parc impérial.
Ellipse, je suis rentré à l'hôtel en métro, j'y prends un douche, me change, et repars en direction de la rivière à l'est. Je tombe sur une rue le long d'un canal couvert de cerisiers (Kiyamachi-dori) et la remonte. C'est féérique, exactement l'image que je me faisait de Kyoto en lisant Neige de Printemps de Mishima. Les japonais prennent en photo les pétales roses et blanches des fleurs qui volent au vent avec leurs téléphones portables. Je prends Pontôcho, une ancienne rue des plaisirs reconvertie en allée des restaurants, il y a des lanternes rouges à chaque porte, je me sens dans Geisha d'Arthur Golden. je poursuis dans Gion, l'ancien quartier chaud, des femmes portent l'habit traditionnel des geishas, les hommes sont en costume noir, il y a du monde partout mais personne ne se bousculent, je suis arrivé au Japon.
Ellipse, je me couche exténué vers 20h.
Les 9, 10 et 11 avril je passe de temples en palais, au pas de course, j'ai envie de tout voir, je marche beaucoup et mes jambes me lancent, tout est flou, je me souviens du parc Maruyama-Koen où j'ai déjeuné sous les cerisiers, le "chemin de la paix" et son blizzard de pétales, les centaines de Torii (porte rouge) accrochées à la montage de Fushimi-Inari-Taisha, de la majesté du Ninna-Ji et de Chion-In, du calme et de la volupté des jardins zen de pierre et patios en bois sombre du Tofuku-Ji, des hordes de collégiens au Kiyomizu-Dera, des déceptions ressentis pour les pavillons d'or et d'argent (Kinkaku-Ji et Gingaku-Ji), et des estampes sur panneaux de bois du Nijo-Jo.
Il y a moins de fleurs sur les arbres, la chaleur a envahie la ville, je passe des heures allongé sur une plateforme en bois d'une terrasse du parc aux cerisiers en fleur à regarder les gens se balader, je digère mes premiers jours avec l'étrange impression d'avoir déjà vécu ici.
(Mon blog japonais serra un blog photo)
samedi, avril 11, 2009
Sumimasen !
samedi, avril 04, 2009
Seconde Chance, ou On ne peut associer la France à une saucisse !
Bon TF1 c'est fait, je ne bosse plus pour eux (youpi) même si redevenir un pauvre de gauche sonne bof pour le moment. Je suis prêt pour le Japon, j'ai mes guides (Lonely Planet Japon, City Guide de Tokyo et Kyoto), mon pass de train JR, 130 000 Yens et un parcours en tête. J'ai même fait un blog spécial que j'utiliserai plutôt au retour en postdaté (je ne sais pas d'où me vient ce truc d'exposer ma vie sur internet mais je chercherai à comprendre un autre jour). La fête de fin de tournage le 1er avril m'a vraiment fait du bien, même si c'était triste de finir un projet sans raison valable et beaucoup d'excuses bidons (c'est la crise mon bon monsieur). Je suis content de cette expérience, j'ai rencontré des gens géniaux qui sont devenus des amis, j'ai pris confiance en moi (enfin un peu plus). J'ai même couché avec l'un des acteurs à l'occasion de cette fête, mais motus... Je chercherais un autre boulot dans ce domaine à mon retour.
Allez, je vais japoner. Sayonara !
mercredi, février 25, 2009
Stagnation intellectuelle.
J'envoie des conneries par texto au 06 1957 1992 (Secret Message Service) de temps en temps, ça me fait du bien bizarrement, de dire ces choses a quelqu'un que je ne connais pas, comme un confessionnal virtuel (sans le jugement religieux). J'ai vu The Curious Case Of Benjamin Button, et les quelques images en Inde sont celles de mes souvenirs, les mêmes paysages, ça m'a donné envie d'y retourner disperser mon temps. Le film en lui même aurait pu être brillant si on en amputait les 3/4, la rencontre avec Tilda Swinton dans cet hôtel sans age de Russie est génial. Et depuis que je recommence à fumer j'ai vaguement envie de blogger.
Je suis tombé sur une minuscule photo de mon premier meurtre, sur Facebook (where else), ça m'a fait un choque. Elle est devenue obèse, n'a plus de cou, ressemble à Jabba the Hutt avec ses cheveux décolorées tirés et plaqués en arrière, et ses seins énormes dans son informe pull noir. Je me suis dis: "tient elle a vraiment raté sa vie, elle doit être encore en banlieue dans un pavillon de merde et toujours caissière au Leclerc..." Tout ce que j'ai voulu fuir en quittant le 95 sans me retourner. J'ai toujours eu de l'empathie pour les gens moches, d'un point de vue anthropologique, une empathie bienveillante la plus part du temps, mais qui pue tout de même la condescendance. Un peu comme on se moque des Confessions Intimes de tf1. Par suffisance et snobisme, et cette auto-satisfaction réconfortante de savoir que toi au moins t'as lu du Proust. Mais rapidement j'ai eu honte de moi regardant cette photo penché sur mon écran, sur ce minuscule cliché où elle est entourée de deux petits garçons aux cheveux blonds, et arbore un immense sourire. Elle a l'air heureuse, probablement beaucoup plus que moi. Tous ces gens que j'ai fui en partant sont mariés et ont des enfants en bas age. Je n'ai gardé contact avec aucun d'entre eux, mais de temps en temps, rarement, je passe voir leurs profils Facebook, de nuit, comme un voyeur regardant par une fenêtre illuminée. Jamais je ne les demanderai en amis, j'ai la phobie de renouer avec mon passé, et probablement de réaliser que je ne suis qu'un ado attardé dans ses illusions, ses illusions d'une vie différente, et qui serait elle importante, aurait du sens, supérieure quelque part, d'un point de vue métaphysique bancal. Mais au moment des bilans j'aurais surement passé plus de temps à interpréter, au sens linguistique, qu'a construire.
Je ne sais plus où je voulais en venir, mais globalement je pourrais facilement être beaucoup plus heureux.
lundi, février 23, 2009
I'm married to myself, and live at 115 Revolutionary Road.
J'ai trouvé Mickey Rourke grandiose dans The Wrestler. J'ai bien aimé Revolutionary Road aussi, même peut-être plus que ça. Un mélange entre l'univers de Mad Man et The Hours. C'est un film qui reste en tête après coup et vous hante. Je ne vivrai probablement jamais à Paris moi non plus (métaphoriquement parlant bien sur). Je vais au Japon du 7 au 27 avril, entre Kyoto et Tokyo, et surement un saut vers Himeji/Hiroshima/Miyajima. Je n'aurai pas supporté rester à Paris après la fin du tournage, trop déprimant. J'ai acheté Like a Velvet Glove Cast in Iron de Daniel Clowes, Black Hole de Charles Burns, et plein de bouquins de Philippe Le Guillou. Je m'ennuie. Je crois que je suis en train de recommencer à fumer.
vendredi, février 06, 2009
Aeon.
Et voilà, j'ai atteins le next level, j'ai roulé des pelles à des comédiens de Plus Belle La vie, c'est une consécration, je peux maintenant me retirer de la vie publique et mourir. Je suis à deux doigts d'acheter un billet pour le Japon, 20 jours en avril sous les cerisiers en fleur, mais ça me gonfle de réserver tous mes hôtels à l'avance comme c'est conseillé partout. J'ai fait une razzia de romans graphiques : PyongYang de Guy Delisle, Ghost World de Daniel Clowes et No Comment de Ivan Brun. J'ai maté Slumdog Millionaire de Danny Boyle et c'est vraiment pas mal, même si je ne supporte pas les ralenti-saccadés (qu'on retrouve dans My Blueberry Nights aussi) ; le pilot de Sons of Anarchy, série FOX du créateur de The Shield, très prometteuse et pleine de bons comédiens (dont un Charlie Hunnam étonnant et méconnaissable) ; et Fringe bah bof. Le dernier Antony and The Johnsons (The Crying Light) est un peu chiant, mais la chanson Aeon est sublime, j'aime bien le nouveau Beck Modern Guilt, et le groupe Coconut Records mais plus parce que The Darjeeling Limited/Jason Schwartzman qu'autre chose. Il y a une pub qui passe en ce moment pour une complémentaire de retraite, ils ont choisi comme musique "fais commeuux l'oiseau, ça vit d'air pur et d'eau fraiche un oiseauuu...", c'est juste moi ou c'est d'un cynisme grandiose ?
Archives du blog
Layout: NeimaD 2007 © - Safari