lundi, décembre 31, 2012

Brain.


 

dimanche, décembre 30, 2012

Life's a Beach.

"The natural state of the sentient adult is qualified unhappiness."
F. Scott Fitzgerald



 2012 a plutôt été une année mitigée, avec des moments pourris et d'autres vachement bien quand même, et puis il y a eu de la bonne musique, et toujours cette question: qu'est ce que j'ai envie de faire de ma vie. Alors pour 2013 je vais faire une liste de ce que je veux. Je veux un chat, donc un appart plus grand. Un mec avec qui je me sente complet, comme le pain. Aller en Islande ou en Nouvelle Zélande faire du camping, avec ce mec. Boire du Veuve Clicquot quand j'en ai envie. On ma donné le numéro de portable d'un des producteur de Bref, pour que je lui propose mon projet de programme court, j'aimerai réussir à croire un peu en moi, et avoir suffisamment envie pour faire, c'est marrant de voir comment mon "je veux" se transforme en "j'aimerai" quand il s'agit de boulot, j'ai encore du chemin. Je veux aussi rencontrer des gens de qui je me sente un peu plus proche, j'aime bien mes potes, mais je ne les appelle pas pour leur raconter ma vie, j'ai dû voir meilleure amie 3 fois cette année, et mes amis de la télé c'est toujours toute une histoire pour se voir, je les adore mais on a pas toujours les même délires, je ne me sens pas spécialement compris, j'ai un peu une relation comme j'en voudrais plus avec petit chat, bien qu'on ne soit plus ensemble, j'ai souvent l'impression que c'est le seul à m'accepter pleinement comme je suis, il ne cherche pas à faire de moi quelqu'un d'autre, ne me juge pas, il est juste là pour moi, et inversement, même si on n'est définitivement pas sur la même planète, mais je ne suis pas bien sûr que ça soit vraiment constructif d'avoir une relation comme ça avec son ex, ça m'empêche surement de chercher ça ailleurs, non en fait je le sais, mais je ne suis pas encore prêt à passer ce cap. Je veux de l'argent, donc, pour l'appart plus grand, le champagne, et le temps, et une façon pas trop relou d'en obtenir. Je veux du soleil, des séries cool, de bons bouquins, passer moins de temps enfermé chez moi, aller à Berlin, en Afrique, voir des aurores boréales. Bon ça va, je suis encore vivant.

jeudi, décembre 27, 2012

Bonnes Fêtes.

 

vendredi, décembre 21, 2012

The External World.



 Remember: This is merely a cartoon. None of this is real. This is a purely fictional occurrence, in no way base on reality. This is not happening in this universe or any other.

Neither are these words. Neither are you.

There is only a silent emptiness spreading infinitely in all directions.

By David O'Reilly

lundi, décembre 17, 2012

The End of the World.



 Vu que la fin du monde arrive bientôt, je me dis qu'un petit top de mes souvenirs les plus marquants peut être approprié. C'est rigolo mais quand j'y pense ce sont surtout des moments liés à des lieux qui me viennent, et rapidement ils ont tendance à s'agglutiner en catégories, pas par évènements particuliers, mais par sensation, comme des dossiers dans ma tête. Je les mets comme ils me viennent à l'esprit:

- Pique-niquer à la Vache Qui Rit avec de la vraie baguette, au son de Portishead (Portishead), dans les ruines du temple Ta Prohm (celui qu'on voit dans Lara Croft), dans l'ancienne capitale de l'Empire khmer d'Angkor au Cambodge, à 20 ans, en buvant du vin rouge dégueulasse nommé Muscular Wine avec un black bodybuilder en slip rouge sur l'étiquette / Passer la nuit avec un groupe d'une 10zaine de travelers, à se balader dans Phom Penh, dans les arrières salles des bars à putes et des clubs glauques, au dos de motorbike-taxis, le tout dirigé par les putes du guesthouse voisin qui avaient le même age que moi, et des prénoms comme Pine, avec qui on avait sympathisé, et finir au petit matin en mangeant du garlic bread dans les hamacs du Cloud 9, guesthouse sur pilotis sur les bords d'un lac de la ville, qui a été depuis comblé pour en faire des tours.

- Ecouter Arcade Fire (Funeral) en grimpant au levé du soleil en haut d'une colline au décor lunaire, pour me rendre au monastère de Diskit, dans la Vallée de la Nubra, à la frontière du Tibet, dans l'Himalaya indien, me laisser envouter par le pujat (récitation psalmodique de mantras), et refuser poliment du thé au beurre de yack / Marcher le long des Ghats de Varanasi, très tôt le matin, et tous les jours, aller s'assoir et regarder les rituels et les corps bruler aux bords du Gange sacré, se sentir en harmonie.

- Rouler en 4x4 à l'âge de 16 ans, avec mon père, sur les pistes défoncées de Bolivie, en écoutant à fond PJ Harvey (To Bring You My Love) et manquer de rater un virage sur les dernière note de Meet The Monsta / Ecouter en boucle Björk (Post) et PJ Harvey (To Bring You My Love) sur mon walkman Sony autoreverse, dans un bus Leito entre Sao Paulo et les chutes d'Iguaçú, parce que j'avais mis les autres cassettes dans la soute, et regarder par la fenêtre les paysages brésiliens éclairés par la lune.

- Paris, prendre un taxi, à la fermeture du Queen, vers 6h du matin, des Champs Elysée à Châtelet, par les quais, encore ivre, regarder le ciel bleu-rose pastel du printemps sur la ville qui dort encore / Bouquiner du Proust, un après midi au soleil, dans le Square du Vert Gallant, laisser ses yeux quitter la page et regarder les arbres se détacher sur le ciel, écouter la ville, ma ville, et me sentir à ma place / Marcher de nuit dans les rues, voir les pyramides du Louvre illuminées, la tour Eiffel qui scintille, l'immense façade du Centre Pompidou et la vue depuis son sommet, la Gare de l'Est, le Grand Palais, les Tuileries, prendre le vent sur le Pont des Arts, regarder l'eau de la Seine tourbillonner.

- Se réveiller au près d'un garçon, lui mordre la nuque pendant qu'on est en lui, le sentir se cambrer sous l'excitation, frémir, se serrer plus fort pour sentir son coeur exploser, se rendormir.

- Se raconter des conneries avec mes potes.

- Sentir un tremblement de terre, allonger sur une plage de Basse Terre en Guadeloupe, sentir la terre gronder sous ses pieds, un vrombissement intense, qui te parcours le corps, qui te connecte au sol, sentir que tu fais parti d'un tout, le lendemain du tsunami meurtrier en Asie du Sud Est de Noël 2004.

- J'ai un "dossier art", où j'ai rangé le MoMa, le Met et le Guggenheim à New York, le Mori Art Museum et le Watari-Um à Tokyo, et l'extraordinaire 798 ArtZone de Pékin, les longues balades au Centre Pompidou, Le Louvre, le Palais de Tokyo, l'architecture de ces villes, la Cité Interdite à Pékin, la Muraille de Chine, les temples et les cerisiers en fleur de Kyoto ou Nara, les minarets qui se détache dans le ciel d'Istanbul depuis le Bosphore, le Mont Saint-Michel, les ruines d'Angkor, les tours de Tokyo, NYC, et Hong Kong, Rome, Venise, Florence, le Golden Gate Bridge à San Francisco, les pyramides de Chichén Itzá, Tulum, et Palenque au Mexique, la ville magique de Bhaktapur dans la vallée de Katmandou au Népal, Borobudur en Indonésie, les Gompas du Ladakh, Sigirîya et Polonnaruwa au Sri Lanka, l'Opéra de Sydney.

- Des paysages, prendre le train au milieu des plantations de thé avec mes parents au Sri Lanka, le paysage lunaire du volcan Bromo en Indonésie, la magie du lac Dal à Srinagar au Cachemire, la brume qui mange San Francisco, les rizières en plateau de Bali, voir des baleines dans le Saint Laurent au Canada, le Grand Canyon, Death Valley, la côte de Californie aux USA, le lac Titicaca, l'Altiplano, et la Forêt Amazonienne en Bolivie, l'Himalaya, les montagnes escarpées de Huang Shan en Chine, les plages de Thaïlande, Indonésie, Floride, et des Antilles, la terre rouge du centre de l'Australie, les backwaters du Kerala dans le sud de l'Inde, les immenses plages de Normandie couvertes de neige quand j'étais enfant.

- Kiffer des mots bien rangés dans un roman. Etre chamboulé par un film, une musique, une photo, une oeuvre. Pleurer devant les derniers épisodes de Six Feet Under, passer des nuits devant The Shield ou The Wire et frémir dés le générique, ou devant The Walking Dead et Game of Thrones dans les bras de petit chat, rester bouche bée devant les cliff de Lost, avoir des fou rire devant une sitcom ou une télé réalité américaine débile. Rêver à de futures voyages en regardant un documentaire sur ARTE ou France 5.



Bon, forcement je me suis emporté sur les voyages, mais quand je suis parti j'ai du mal à stopper. Bonne fin des temps !

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