vendredi, juillet 10, 2020

I Am Not Okay With This.

  Comme pour le Part 1 (Juin/Juillet-Décembre 2019) de mes nouveautés de la saison, je ne suis pas renversé par les projets que j'ai vu, certains sortent du lot, mais pas en masse comme Chernobyl, Too Old to Die Young, Catch 22, Russian Doll, Weird City, ou Years and Years, diffusés l'an dernier à la même époque. Du coup je suis revenu de 12 à 9 séries.

Tales from the Loop (Amazon Prime) est ma nouveauté de l'année, délicates et contemplative, de la science fiction d'auteur. The Midnight Gospel (Netflix) m'a complètement fait tripper, avec ses animations psychédéliques et ses conversations en décalages, ce projet original aura marqué ma psyché. Le polar anglo-japonaise Giri/Haji (BBC/Netflix) a été la bonne surprise, avec des personnages vrais et denses d'entrée de jeux, elle embarque. Devs (FX on Hulu) est une mini-série intrigante d'Alex Garland, pas complètement réussit, mais suffisamment originale et bien exécutée pour sortir du lot. Cheer (Netflix) est une docu-série qui m'a pris par les sentiments et dont le déroulement vaut les rebondissements de la plupart des fictions. Hollywood (Netflix), une uchronie inclusive et bienveillante, pleine de beaux acteurs à moitié nus, avec une production impeccable (costumes, décors), une image et réalisation léchées, un peu naif et facile par moment (du Ryan Murphy quoi), mais globalement une chouette mini-série. I Am Not Okay With This (Netflix) est un chouette mix entre The End of the Fucking World et Stranger Things qui fonctionne très bien. High Fidelity (Hulu) est une rom-com efficace où Zoé Kravitz brille. Work In Progress (Showtime) commence hyper bien, avec des personnages attachants et intéressants, pour perdre l'intensité au fil des épisodes, et au final être une petite déception.

Mentions honorables à bof, que j'ai regardé en entier, vaguement dans l'ordre: Solar Opposites (Hulu) est sympa, un peu fouillis, mais surtout n'est pas au niveau de l'autre projet de ses créateurs (Rick and Morty). LEGO Masters (Fox) est une chouette compétition-réalité, bon compagnon de The Masked Singer sur la même chaine. Run (HBO) commence sur les chapeaux de roues, avec 2 supers acteurs, une chouette réa, mais j'ai perdu mon intérêt en cours de route, et cette fin donne un gout d'inachevé. Love, Victor (Hulu) est mignon, gay, on sent un peu trop les bons sentiments Disney Channel (la série était développée pour Disney+ à la base, et l'horrible générique n'aide pas) quand même, mais c'est frais. Dans le même "esprit" la mignonne Never I Have Ever (Netflix), et plus "mature" Feel Good (Channel 4/Netflix). Les pas trop mal des Networks Evil (CBS) et Stumptown (ABC), même si je me suis lassé en cours de route. L'étrange Servant (tv+). Et les décevantes AJ and the Queen (Netflix) et The Outsider (HBO). Celles que je pense finir, mais qui ne m'ont pas non plus fait décoller: The Eddy (Netflix) Paris, Jazz, les quartiers Nord, façon ciné d'auteur français, interessant mais pas formidable. Upload (Amazon Prime), sympa sans plus. Et celles que j'ai arrêté, plus ou moins rapidement, probablement définitivement: Comme Hunters (Amazon Prime), qui est bien produite, globalement bien jouée, souvent fun, mais semble interminable par moment, avec ses 10 épisodes d'1 heure, et cette mise en scène d'événements historiques dramatiques fictionnalisés à l'extrême en violence pop est assez dérangeant, les exactions des nazis ont été assez horribles pour ne pas avoir besoin d'inventer du sadisme supplémentaire, je n'avais pas spécialement envie d'y revenir, j'ai préféré arrêter. Même problèmes avec Mrs America (FX on Hulu), Little Fires Everywhere (Hulu), ou Little America (tv+), séries visiblement de qualité, mais que je n'ai pas eu envie de continuer. Et puis Betty (HBO), Briarpatch (USA Network), Awkwafina Is Nora from Queens (Comedy Central), Tiger King (Netflix), Central Park (tv+), Locke and Key (Netflix), Space Force (Netflix), Mythic Quest: Raven's Banquet (tv+), Avenue 5 (HBO), Star Trek: Picard (CBS All Access).

Sur ces 21 nouveautés de la saison on trouve 16 "dramas" et 5 "comédies". 17 sont sur des streamers, et les 4 autres sur le cable, ce qui donne: 7 Netflix, 4 Amazon Prime, 3 HBO, 2 tv+, 2 FX on Hulu/Hulu, 1 Disney+, 1 Facebook Watch, 1 ShowTime.

mercredi, juillet 08, 2020

Horse Girl.

  Je fuis complètement le monde réel dans les Sims 4, ça en devient inquiétant. Je passe mes nuits dans une maison sur pilotis sur une plage paradisiaque de Sulani, à cultiver des coco et des ananas, entre 2 orages d'été ou baignade avec mon mec triton, à me faire bronzer à poils et jouer de la guitare, où alors dans une villa moderne de Willow Creek, à poster des vidéos en ligne pour devenir un influenceur, pendant que mon mari plus vieux devient un grand scientifique dans son labo secret au sous-sol. J'ai aussi mon couple de lesbiennes inter-racial, avec une butch sportive qui s'occupe de leur fils adoptif latino, et une hippie peintre de génie ; j'ai ma famille de magiciens de Glimmerbrook ; une vielle sorcière vaudou dans sa cabane dans les bois qui cultive de la "viande sans cruauté" bien gore et a enfermé la faucheuse dans une geôle sous ses latrines ; un orphelinat avec un groupe d'ados "Benetton" incluant un vampire, une sirène, un extra-terrestre, un warlock, une plante-sim ; une famille d'hétérosexuels paysans/récup dont la mère est démoniaque et flic ; un couple MAGA qui vit dans un mobil-home de Oasis Spring ; une maison souterraine tout en cuivre avec des baies vitrées donnant sur une piscine habité par un noir roux guitariste presque célèbre ; un jeune premier star montante au cheveux bleus qui habite avec son mec bricoleur écolo dans des conteneurs rénovés du nouveau quartier Evergreen Harbor ; je re-décors les bars et musées, tout ça en trichant allègrement, je m'amuse comme une petite fille de 8 ans. Sans projection possible dans un voyage il ne me reste pas grand chose, penser à l'avenir proche ou lointain est douloureux, avec mon père on blague sur le fait que je vais finir par m'installer dans la maison familiale en banlieue, quand il va partir pour La Rochelle, et ça ressemble de plus en plus à mon purgatoire, parce qu'une fois enfermé là bas, avec le jardin sans vis à vis, loin des transports et d'un centre urbain, je vais juste m'isoler encore plus que maintenant.

Je ne m'amuse plus trop avec mon italien, comme toujours je ne vois plus que ce qui me dérange chez lui, mais il est parfait pour regarder un film en faisant un câlin, il est aussi discipliné dans son visionnage que moi, et ne regarde pas son téléphone de tout le temps qu'il passe dans mon appart, il rentre en Italie pour l'été la semaine prochaine, et je ne suis toujours pas prêt à refaire des plans avec des gens différents à chaque fois comme avant la Covid-19. Je n'ai toujours pas envie de regarder de série, du coup je ne peux pas poster mon Top des nouveautés des 6 derniers mois, vue que je n'ai pas finit certains des prétendantes. Mon Top de la saison télé 2019-20 est fait par contre. J'ai bien aimé cette premiere saison de Love, Victor (Hulu), c'est mignon, gay, on sent un peu trop les bons sentiments Disney Channel (la série était développée pour Disney+ à la base, et l'horrible générique n'aide pas) quand même, mais c'est frais. La nouvelle déclinaison canadienne de RuPaul's Drag Race commence chouettement, il y a un coté frais comme avec la british, les queens sont moins "formatées" que les américaines, elles semblent plus originales, ça va être un bon complément à la moyenne AllStar 5. Par contre je n'accroche pas trop à Legendary, la compétition de voguing/ball culture de la nouvelle platform de streaming HBO Max, les jugements sont trop subjectifs et fouillis, c'est surement proche du système en place dans les balls new-yorkais, mais ça fonctionne mal pour une compétition-réalité télé. Horse Girl, film Netflix avec Alison Brie, est super étrange, sa vie chiante au début est tellement bien présentée qu'on se fait chier avec elle pendant bien 45 minutes, avant que ça décolle un peu, mais ça reste trop confus, une réalisation à la Gondry aurait élevé le tout, sauf qu'on peu dire ça de pratiquement tous les films.

Je mange des cerises et du fromage de chèvre, pas en même temps, j'écoute Nova et OuiFM (j'alterne en évitant les pubs). Kanye West vient d'annoncer sa candidature à la présidence américaine de novembre, et ça serait hilarant si il n'allait pas siphonner une partie du "vote noir" des démocrates, brouiller le message, et potentiellement offrir un second mandat à Trump. En France Macron vient de nommer Roselyne Bachelot Ministre de la culture, ce qui est sans doute son casting le plus ridicule depuis le début du mandat, et on a pourtant eu une sacrée ribambelle de tocard au gouvernement. Tout va bien.

samedi, juin 27, 2020

"Pas de violence, on est filmés".

  La vie normale est revenue, les forces de l'ordre brutalisent de nouveau le personnel hospitalier, après avoir fait leur chialleuses parce qu'on a osé leur dire la vérité, qu'ils sont racistes et violents, globalement, même les minorités qui y travaillent en témoignent. Plus de 50% votent pour le RN, et on en parle aussi des violences conjugales chez les policiers ? La situation n'est pas aussi extreme qu'aux USA, c'est clair, ça n'empêche qu'on ne cherche pas des raisons à la con quand un gars de 24 ans meurt lors d'un contrôle d'identité banale, entre les mains de 3 adultes formés pour "défendre et servir", ce n'est pas normal que ça arrive, on ne se tient pas droit dans ses botes après ça, on s'excuse et on dit qu'on fera mieux. Comme ce n'est pas normal qu'on ait peur d'aller dans une manif de nos jours, effrayé de perdre un oeil, ou de se faire tabasser, vu qu'ils ne se gênent pas pour frapper les militantes féministes, ou gazer à bout portant les écolos pacifistes assis au sol. Et que l'institution ne se remette pas en question est encore plus gerbant, cette réaction d'égo est pathétique et puérile, c'est le seul corps d'Etat qui refuse toute critique en bloc, qui se victimise par principe, réagit comme une meute. Bien sûr qu'on a besoin d'une police, mais elle doit être meilleure que ça.

Je continue a jouer à la poupée aux Sims 4, qui fonctionne toujours très bien sur mon vieux MacBook, mieux que Safari même, ça calme mon envie d'en changer, un peu, en mangeant des Monster Munch. Avec mon italien on s'est regardé The Lovebirds, sympathique rom-com Netflix, avec Issa Rae et Kumail Nanjiani. A Paris il a fait 33-34° pendant quelques jours, du coup je suis retourné en banlieue. Et en Sibérie il fait jusqu'à 38°, ce qui est 10° au dessus de la température nécessaire à la fonte du pergélisol, ce qui pourrait va accélérer la libération de gaz à effet de sert (donc accélérer le réchauffement climatique) et de virus/bactéries bien pires que la Covid-19, yeah.

dimanche, juin 14, 2020

The Half of It.

  Je n'ai rien à vous raconter. Je mange des Figolu en écoutant FIP. J'ai installé les Sims 4, l'intégrale jusqu'à la dernière DLC (Eco Lifestyle) et ça marche très bien sur mon vieux MacBook Pro de mi-2012, mieux que la précédente version que j'avais trouvé, il ne souffle même pas trop en définition "moyen", j'ai aussi ajouté une modification porno qui fait que mes Sims baisent un peu partout et dans des positions variées, c'est marrant, j'y passe des heures. Du coup je ne regarde plus de série, j'ai juste commencé Hollywood de Netflix, et j'aime bien pour le moment, c'est joli, pleins de beaux acteurs en slip, joyeusement inclusif, pas au niveau de Pose, mais dans la fourchette haute des projets de Ryan Murphy. Je baise aussi, des petits mignons qui ont presque la moitié de mon age. Surtout un, un italien de 23 ans, avec qui j'ai commencé à discuter pendant le confinement, on se roule des pelles non-stop, comme des ados abstinents dans un film américain, comme si la COVID-19 n'avait jamais existé, je suis juste allergique à son parfum, ou/et il est couvert de pollen, mais on arrête pas pour autant. Ça m'a fait penser à la chanson de Sufjan Stevens "All of Me Wants All of You", et ce passage: "You checked your texts while I masturbated. Manelich, I feel so used", quand, après avoir joui sur son ventre, je me suis mouché frénétiquement pendant qu'il se masturbait pour se finir. On s'est regardé The Half of It, rom-com ado Netflix, blotti l'un contre l'autre un soir, et c'était scénaristiquement hautement improbable, comme les autres, avec quelques longueurs, mais un vrai film étonnement, assez délicat et sympathique. Et j'ai appris le mot "impéritie", voilà voilà.

jeudi, juin 04, 2020

Don't Happy, Be Worry.

  Je continue mes allers-retours avec la banlieue, en fonction de la météo, un soir j'ai trouvé un bébé couleuvre sous la télé, j'ai changé de bouquin pour commencer Les Frères Karamazov de Dostoïevski, le pollen essaie de me tuer, et je me suis foutu en plein soleil vers 16h30 tous les jours. Il m'aura bien fallu faire 5 enseignes avant d'en trouver à mon Carrefour City (à la deuxième tentative, il n'y en avait plus la premiere fois), vu qu'ils ne sont pas sur le Drive, ils ont doublé de prix, mais on retrouve bien le gout et la texture de l'original, c'est un plaisir de enfin bouffer des Figolu. Pas mal de mes voisins auront mis 1 mois après le "déconfinement" pour rentrer à Paris, sans doute l'attente de la levée des 100Km autorisés, de visu j'avais genre 4-5 appartements abandonnés, il n'en reste qu'1. Avec la baisse de l'activité économique liée au tourisme, le télé-travail, et les Universités qui restent fermées, j'imagine que pas mal de monde va lâcher son logement dans le coin. Alors que j'avais adoré le pilot de Run, je suis plutôt déçu par cette petite comédie HBO, surtout parce que les femmes derrières sont les même qui nous ont offert la fantastique Fleabag. J'ai perdu mon intérêt au fil des épisodes, avec cette impression qu'après un départ sur les chapeaux de roues, avec un concept orignal et fun, elles ne savaient juste plus trop où aller, en ajoutant de nouveaux personnages là où nos 2 protagonistes auraient dû suffire, proposer un huit clos émotionnel et intense, sur le temps qui passe, les désillusions de la vie, comment les gens changent, etc. Elles n'arrivent pas à raconter une histoire bien ficelée, ou même des personnages denses et attachants, comme c'était le cas dans Fleabag, au point où j'aurai préféré suivre les aventures de ce nouveau couple lesbien formé par la taxidermiste et la flic que continuer avec nos "héros". Il se passe des choses, on nous trimbale, avec une histoire qui ne décolle jamais vraiment, la partie "thriller" est particulièrement décevante, pour nous laisser sur le bord de la route avec cette "fin" inconsistante. Même la réa et les acteurs perdent de leur subtilité en cours de route, et je me demande si malgré ce manque de conclusion il y a matière a faire une saison 2.

Maintenant que les bars et restos ont le droit d'ouvrir, uniquement leur terrasse à Paris, et alors qu'il faisait 25-29° /plein soleil depuis 1 mois, il pleut et on a perdu 10°, normal. La nuit je regarde Juno Birch jouer aux Sims sur YouTube, cette 12ème saison de RuPaul's Drag Race était plutôt chouette finalement, je me suis engueulé avec ma mère, et je ne suis pas sûr de supporter longtemps de me sentir bloqué comme ça ici, j'évite d'y penser, mais ça m'oppresse. Aujourd'hui on commémore les 31ans du massacre de la Place Tian'anmen, perpétré par le parti communiste chinois, avec une grosse pensée pour Hong Kong. En France, Virginie Despentes partage une "Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème..." sur le racisme banal, très juste, comme toujours. Et qui aurait pu prédire, quand Trump a été élu fin 2016, que 4 ans plus tard les USA seraient plus divisés que jamais, dans une hystérie permanente de fake news, avec des millions de chômeurs supplémentaires/ personnes faisant la queue devant les banques alimentaires, et le pays au bord d’une guerre raciale ? Ah ? Tout le monde ? #GeorgeFloyd #BlackLivesMatter

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