Comme pour le Part 1 (Juin/Juillet-Décembre 2019) de mes nouveautés de la saison, je ne suis pas renversé par les projets que j'ai vu, certains sortent du lot, mais pas en masse comme Chernobyl, Too Old to Die Young, Catch 22, Russian Doll, Weird City, ou Years and Years, diffusés l'an dernier à la même époque. Du coup je suis revenu de 12 à 9 séries. Tales from the Loop (Amazon Prime) est ma nouveauté de l'année, délicates et contemplative, de la science fiction d'auteur. The Midnight Gospel (Netflix) m'a complètement fait tripper, avec ses animations psychédéliques et ses conversations en décalages, ce projet original aura marqué ma psyché. Le polar anglo-japonaise Giri/Haji (BBC/Netflix) a été la bonne surprise, avec des personnages vrais et denses d'entrée de jeux, elle embarque. Devs (FX on Hulu) est une mini-série intrigante d'Alex Garland, pas complètement réussit, mais suffisamment originale et bien exécutée pour sortir du lot. Cheer (Netflix) est une docu-série qui m'a pris par les sentiments et dont le déroulement vaut les rebondissements de la plupart des fictions. Hollywood (Netflix), une uchronie inclusive et bienveillante, pleine de beaux acteurs à moitié nus, avec une production impeccable (costumes, décors), une image et réalisation léchées, un peu naif et facile par moment (du Ryan Murphy quoi), mais globalement une chouette mini-série. I Am Not Okay With This (Netflix) est un chouette mix entre The End of the Fucking World et Stranger Things qui fonctionne très bien. High Fidelity (Hulu) est une rom-com efficace où Zoé Kravitz brille. Work In Progress (Showtime) commence hyper bien, avec des personnages attachants et intéressants, pour perdre l'intensité au fil des épisodes, et au final être une petite déception. Mentions honorables à bof, que j'ai regardé en entier, vaguement dans l'ordre: Solar Opposites (Hulu) est sympa, un peu fouillis, mais surtout n'est pas au niveau de l'autre projet de ses créateurs (Rick and Morty). LEGO Masters (Fox) est une chouette compétition-réalité, bon compagnon de The Masked Singer sur la même chaine. Run (HBO) commence sur les chapeaux de roues, avec 2 supers acteurs, une chouette réa, mais j'ai perdu mon intérêt en cours de route, et cette fin donne un gout d'inachevé. Love, Victor (Hulu) est mignon, gay, on sent un peu trop les bons sentiments Disney Channel (la série était développée pour Disney+ à la base, et l'horrible générique n'aide pas) quand même, mais c'est frais. Dans le même "esprit" la mignonne Never I Have Ever (Netflix), et plus "mature" Feel Good (Channel 4/Netflix). Les pas trop mal des Networks Evil (CBS) et Stumptown (ABC), même si je me suis lassé en cours de route. L'étrange Servant (tv+). Et les décevantes AJ and the Queen (Netflix) et The Outsider (HBO). Celles que je pense finir, mais qui ne m'ont pas non plus fait décoller: The Eddy (Netflix) Paris, Jazz, les quartiers Nord, façon ciné d'auteur français, interessant mais pas formidable. Upload (Amazon Prime), sympa sans plus. Et celles que j'ai arrêté, plus ou moins rapidement, probablement définitivement: Comme Hunters (Amazon Prime), qui est bien produite, globalement bien jouée, souvent fun, mais semble interminable par moment, avec ses 10 épisodes d'1 heure, et cette mise en scène d'événements historiques dramatiques fictionnalisés à l'extrême en violence pop est assez dérangeant, les exactions des nazis ont été assez horribles pour ne pas avoir besoin d'inventer du sadisme supplémentaire, je n'avais pas spécialement envie d'y revenir, j'ai préféré arrêter. Même problèmes avec Mrs America (FX on Hulu), Little Fires Everywhere (Hulu), ou Little America (tv+), séries visiblement de qualité, mais que je n'ai pas eu envie de continuer. Et puis Betty (HBO), Briarpatch (USA Network), Awkwafina Is Nora from Queens (Comedy Central), Tiger King (Netflix), Central Park (tv+), Locke and Key (Netflix), Space Force (Netflix), Mythic Quest: Raven's Banquet (tv+), Avenue 5 (HBO), Star Trek: Picard (CBS All Access). Sur ces 21 nouveautés de la saison on trouve 16 "dramas" et 5 "comédies". 17 sont sur des streamers, et les 4 autres sur le cable, ce qui donne: 7 Netflix, 4 Amazon Prime, 3 HBO, 2 tv+, 2 FX on Hulu/Hulu, 1 Disney+, 1 Facebook Watch, 1 ShowTime.
vendredi, juillet 10, 2020
mercredi, juillet 08, 2020
Horse Girl.
Je fuis complètement le monde réel dans les Sims 4, ça en devient inquiétant. Je passe mes nuits dans une maison sur pilotis sur une plage paradisiaque de Sulani, à cultiver des coco et des ananas, entre 2 orages d'été ou baignade avec mon mec triton, à me faire bronzer à poils et jouer de la guitare, où alors dans une villa moderne de Willow Creek, à poster des vidéos en ligne pour devenir un influenceur, pendant que mon mari plus vieux devient un grand scientifique dans son labo secret au sous-sol. J'ai aussi mon couple de lesbiennes inter-racial, avec une butch sportive qui s'occupe de leur fils adoptif latino, et une hippie peintre de génie ; j'ai ma famille de magiciens de Glimmerbrook ; une vielle sorcière vaudou dans sa cabane dans les bois qui cultive de la "viande sans cruauté" bien gore et a enfermé la faucheuse dans une geôle sous ses latrines ; un orphelinat avec un groupe d'ados "Benetton" incluant un vampire, une sirène, un extra-terrestre, un warlock, une plante-sim ; une famille d'hétérosexuels paysans/récup dont la mère est démoniaque et flic ; un couple MAGA qui vit dans un mobil-home de Oasis Spring ; une maison souterraine tout en cuivre avec des baies vitrées donnant sur une piscine habité par un noir roux guitariste presque célèbre ; un jeune premier star montante au cheveux bleus qui habite avec son mec bricoleur écolo dans des conteneurs rénovés du nouveau quartier Evergreen Harbor ; je re-décors les bars et musées, tout ça en trichant allègrement, je m'amuse comme une petite fille de 8 ans. Sans projection possible dans un voyage il ne me reste pas grand chose, penser à l'avenir proche ou lointain est douloureux, avec mon père on blague sur le fait que je vais finir par m'installer dans la maison familiale en banlieue, quand il va partir pour La Rochelle, et ça ressemble de plus en plus à mon purgatoire, parce qu'une fois enfermé là bas, avec le jardin sans vis à vis, loin des transports et d'un centre urbain, je vais juste m'isoler encore plus que maintenant. Je ne m'amuse plus trop avec mon italien, comme toujours je ne vois plus que ce qui me dérange chez lui, mais il est parfait pour regarder un film en faisant un câlin, il est aussi discipliné dans son visionnage que moi, et ne regarde pas son téléphone de tout le temps qu'il passe dans mon appart, il rentre en Italie pour l'été la semaine prochaine, et je ne suis toujours pas prêt à refaire des plans avec des gens différents à chaque fois comme avant la Covid-19. Je n'ai toujours pas envie de regarder de série, du coup je ne peux pas poster mon Top des nouveautés des 6 derniers mois, vue que je n'ai pas finit certains des prétendantes. Mon Top de la saison télé 2019-20 est fait par contre. J'ai bien aimé cette premiere saison de Love, Victor (Hulu), c'est mignon, gay, on sent un peu trop les bons sentiments Disney Channel (la série était développée pour Disney+ à la base, et l'horrible générique n'aide pas) quand même, mais c'est frais. La nouvelle déclinaison canadienne de RuPaul's Drag Race commence chouettement, il y a un coté frais comme avec la british, les queens sont moins "formatées" que les américaines, elles semblent plus originales, ça va être un bon complément à la moyenne AllStar 5. Par contre je n'accroche pas trop à Legendary, la compétition de voguing/ball culture de la nouvelle platform de streaming HBO Max, les jugements sont trop subjectifs et fouillis, c'est surement proche du système en place dans les balls new-yorkais, mais ça fonctionne mal pour une compétition-réalité télé. Horse Girl, film Netflix avec Alison Brie, est super étrange, sa vie chiante au début est tellement bien présentée qu'on se fait chier avec elle pendant bien 45 minutes, avant que ça décolle un peu, mais ça reste trop confus, une réalisation à la Gondry aurait élevé le tout, sauf qu'on peu dire ça de pratiquement tous les films. Je mange des cerises et du fromage de chèvre, pas en même temps, j'écoute Nova et OuiFM (j'alterne en évitant les pubs). Kanye West vient d'annoncer sa candidature à la présidence américaine de novembre, et ça serait hilarant si il n'allait pas siphonner une partie du "vote noir" des démocrates, brouiller le message, et potentiellement offrir un second mandat à Trump. En France Macron vient de nommer Roselyne Bachelot Ministre de la culture, ce qui est sans doute son casting le plus ridicule depuis le début du mandat, et on a pourtant eu une sacrée ribambelle de tocard au gouvernement. Tout va bien.
samedi, juin 27, 2020
"Pas de violence, on est filmés".
dimanche, juin 14, 2020
The Half of It.
jeudi, juin 04, 2020
Don't Happy, Be Worry.
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