jeudi, décembre 12, 2019

Remind me Tomorrow.


  2019 a été une bonne année pour la musique, j'ai pleins d'albums que j'ai vraiment aimé, sans avoir besoin d'un contexte autour, genre paysages d'Asie ou d'Amérique du Sud comme décors, juste en étant tranquille chez moi, la bande son de mon absolu rien, vaguement dans l'ordre: Remind me Tomorrow de Sharon Van Etten, MAGDALENE de FKA Twigs, The Dawn de Jeremie Whistler, IGOR de Tyler The Creator, All Mirrors de Angel Olsen, Norman Fucking Rockwell de Lana Del Rey, Assume Form de James Blake, When I Get Home de Solange, When We All Fall Asleep Where Do We Go? de Billie Eilish, et ANIMA de Thom Yorke.

Du coup je n'ai pas pu tout mettre, j'aime bien aussi Designer de Aldous Harding, All my Heroes are Cornballs de JPEGMAFIA, Cuz I Love You de Lizzo, Ginger de BROCKHAMPTON, Hyperspace de Beck, Ghosteen de Nick Cave & The Bad Seeds, KIWANUKA de Michael Kiwanuka, I Used to Know Her de H.E.R., la mix-tape Hi This is Flume de Flume, Father of the Bride de Vampire Weekend est sympa, idem pour Here Comes the Cowboy de MacDemarco et El Mal Querer de Rosalia. Mais moins que ceux dans mon Top. J'ai été plutôt déçut par Zuu de Denzel Curry et Angel's Pulse de Blood Orange, dont j'avais beaucoup aimé les précédents, Let's Rock de The Black Keys, et Arizona Baby, le projet solo de Kevin Abstract (BROCKHAMPTON).

mardi, décembre 10, 2019

Work in Progress.

  Le premier épisode du "revival" de The L Word, baptisé The L Word: Generation Q (Showtime), est sympathique, j'ai été content de revoir les anciens personnages, surtout Shane et Alice (je n'ai jamais aimé Bette), mais les nouveaux ne sont pas follement intéressants pour le moment, tout le monde fait très bourgeois classe moyenne, là où l'original mélangeait un peu plus les gens différents, ce que fait la communauté LGBTQ. J'ai ce souvenir d'électricité dans l'air quand Jenny rencontre Marina pour la première fois, à quel point Shane était hyper cool, Carmen et son sex-appeal incroyable, la charisme de Max... Ici les nouveaux font un peu Melrose Place 2. J'ai trouvé la tentative de mettre au gout du jour l'univers Queer bien plus interessant dans les nouveaux Tales of The City sur Netflix, et l'inclusivité est vraiment light, tout le monde est "beau et mince", et quand un personnage est obligé de signifier qu'il vient d'une minorité ethnique pour qu'on le sache c'est de la triche... Bref, il y avait matière à être un peu plus culotté et même sexy, parce que à part la scène de cul plus gênante que sexy qui ouvre l'épisode (les autres scènes de cul faisait un peu exploitation de figurantes, surtout quand la star reste toute habillée), les mini zestes de "woke" faciles (les règles, les poils sous les bras, la scène complètement improbable des mecs qui hurlent à une butch de télé sur son vélo de "sourire" pour qu'elle puisse leur dire "time's up !"), et le fait d'aborder l'épidémie d'overdoses à cause des opioïdes, rien n'était différent d'une série hétéro banale sur The CW ou ABC. Donc un pilot pas désagréable, pas fantastique, je ne suis pas sûr que passé la nostalgie il y ait grand chose à se mettre sous la dent, même si une série queer, faite par des queers, est toujours la bienvenue, on les comptes sur les doigts d'une main et demi (?) pour la décennie qui vient de s'écouler, on verra.

Par contre j'ai adoré le pilot de Work in Progress, une dramédie Queer de Showtime aussi, créée et interprétée par Abby McEnany, sur une lesbienne de 45 ans dépressive qui décide de se suicider si rien ne change sous 180 jours/amandes... Et c'est brillant, j'ai de suite été ému par cette femme atypique qui se sent bloquée dans une vie qui ne lui convient pas. C'est hilarant et terriblement triste à la fois, j'ai éclaté de rire et eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, dans la ligné de One Mississippi ou Fleabag. On y croise aussi le très mignon acteur trans Theo Germaine (déjà vu dans The Politician). Je l'ai regardé le même soir que le premier épisode de The L Word: GenQ, et je me suis dit que c'est à ça que ressemble un bon show LGBTQ en 2019, des personnages réalistes et bien interprétés, qui ne sont pas présentateur télé, ne voyagent en jet privé, n'habitent pas dans des villas avec piscine à plusieurs millions de $, sans superflu et filtre "Hollywood" quoi, c'est acerbe mais tendre à la fois, des situations qui sonnent justes et une histoire qui interpelle. Total coup de coeur, j'espère que la suite sera au même niveau. J'ai beaucoup aimé la saison 3 de The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime), plus que les précédentes, je trouve le tout (un peu) moins hystérique, ces changements de lieux et d'entourage sont salutaires, la diversité fait son entrée aussi et ça fonctionne, j'aime les nouveaux personnages de Mei Lin et Shy Baldwin & co, les anciens évoluent de façon interessante, et les plus insupportables ont un temps de jaquetage réduit. Il y a des plan-séquences chorégraphiés absolument sublimes, la musique ajoute beaucoup aussi, je trouve l'ensemble plus élevé, la réalisation plus libre et novatrice, même si j'ai un peu peur que la fin n'implique une sorte de retour en arrière. Avant je trouvais ce show sympa, bien produit, mais un peu vieillot et théâtre de Boulevard, je trouve ici qu'ils sont plus proche des comédies musicales des années 50, et c'est par moment assez grandiose.

dimanche, décembre 08, 2019

Uneventful Days.

  J'ai beaucoup aimé le pilot de Back to Life (BBC), des producteurs de Fleabag, un show sur le retour d'une femme à la liberté après 18 ans de prison, à mi chemin entre Rectify et Fleabag (dans un environnement Broadchurch), mais dés l'épisode suivant on est trop entre les deux justement, moins contemplatif et poétique que le premier, et moins drôle et cinglant que le second, un mélange étrange et casse gueule, où les personnages sont un peu trop caricaturaux et idiots par moment, alors que le pilot tenait l'équilibre parfaitement. Au lieu de se reposer sur des situations et dialogues solides, comme dans l'oeuvre de Phoebe Waller-Bridge, on tombe souvent dans la bouffonnerie et la facilité clownesque, et c'est dommage, il y avait le potentiel de faire quelque chose de super. Une série sympa, qui a ses moments, notamment l'interprétation de Daisy Haggard, vue dans un rôle secondaire assez marquant dans Episodes, où elle usait déjà de cette expression du visage "je mange un bonbon à la merde" avec brio, qui est aussi la créatrice. Truth Be Told (tv+) a définitivement un casting première classe, avec Octavia Spencer, Lizzy Caplan, Aaron Paul et Elizabeth Perkins, mais j'ai trouvé ça laborieux dans sa mise en place. On nous présente trop de chose dans le pilot, entre la famille (entière) de Poppy, et les protagonistes de l'affaire de meurtre sur laquelle elle décide de reprendre l'enquête, c'est fouillis. En plus j'ai trouvé que le coté "podcast adapté en série" n'était pas très subtile, ça ne fait que raconter ce que l'on voit, comme une voix off inutile, on est pas dans la recherche d'atmosphère sonore, ou l'inventivité narrative, là où Limetown faisait un bon boulot. Ils auraient mieux fait de laisser ça de coté, comme dans Homecoming, ça fait artificiel, et juste nous montrer une journaliste qui revient sur une ancienne enquête, en faisant des flashbacks de la première par exemple. J'ai trouvé la réalisation un peu lourde aussi, et cette chanson à la fin de l'épisode était un choix étrange, suffisamment pour que je me demande ce qu'elle foutait là. J'ai aussi regardé les premiers épisodes de Dollface (Hulu) il y a quelques semaine, c'est mignon, juste un peu inoffensif, quelques vannes sympa sur la génération Instagram (le twitter pour les gens qui ne savent pas lire) et sur l'amitié féminine, c'est très girly, un peu absurde, pas assez pour être marquant, on est plus proche de Drop Dead Diva ou the New Girl que de Girls ou Insecure. J'aime bien Kat Dennings, mais je la préfère plus cynique façon 2 Broke Girls, et j'avais oublié que sa voix pouvait être aussi agaçante. Pas désagréable, pas indispensable après ces 2 premiers épisodes non plus. Hulu se lance dans les petites comédies féministes feel-good, après la sympathique Shrill l'an dernier ou l'insupportable PEN15, pourquoi pas, c'est juste un peu trop white girl/californien pour moi. J'espère que la nouvelle série AJ and the Queen de Netflix, qui arrive le 10 janvier, avec RuPaul et pleins de Drag Queens de sa compétition-réalité, est aussi chouette que le laisse présager la bande annonce. Je ne pensais pas un jour être excité par une série ayant Tomer Sisley en tête d'affiche, mais Messiah de Netflix aussi a l'air très cool.

Mon offre RedBySFR Fibre vient d'augmenter de 3€ par mois, presque 30%, ils t'imposent l'option "appels vers le mobile" en fait, je payais 10€, j'ai pris l'option Débit+ dernièrement donc 2€ de plus, ça passe l'ensemble à 15€/mois. Ça reste moins chère que les autres compagnies, mais quand même, je n'ai pas besoin des appels vers mobile illimités, j'ai déjà mon portable pour ça (et je n'appelle jamais personne). Ma mère a acheté son billet pour l'Asie, elle part 6 mois, avec un ami, je suis content pour elle, j'espèce aussi que ce n'était pas une erreur de la pousser à faire ce voyage. J'aime bien l'album Hyperspace de Beck, il n'est pas au niveau de son chef d'oeuvre Sea Change, mais je ne comprends pas pourquoi les critiques sont aussi assassines. Il y a quelques semaines, j'avais un petit mexicain mignon à la maison, sur mes étagères à bouquins j'ai une édition de Animal Farm de George Orwell, que j'ai mis en avant parce que j'aime bien sa couverture, et en le voyant, il m'a demandé si j'étais végétarien. Je l'ai quand même baisé. Je regarde tellement plus des séries américaines que je ne vis dans la vraie vie, que j'ai réalisé que je m'habillais comme un étudiant/lycéen venant du Wisconsin, entre Harvey de Chilling Adventures of Sabrina et Wes de How to Get Away with Murder, basiques GAP/Levi's/Nike, dans les rues de Paris je me sens comme un étranger, au milieu de tous ces manteaux noirs/doudounes Canada Goose.

Je glande devant le Biathlon sur La Chaine l'Equipe, ça aurait été chouette d'avoir des JO d'Hivers cette année, mais on aura Tokyo cet été, j'irai bien passer quelques temps en Indonésie quand même, et la meilleure période est de juin à septembre, en oubliant septembre à cause des feux de foret annuels. Je n'ai toujours pas envie de partir, mais ça me ferait du bien.

vendredi, décembre 06, 2019

My Beautiful Dark Twisted Fantasy.


  Mes 35 albums des années 2010, pas du tout dans l'ordre, je n'ai probablement pas assez de recul, mais j'aime bien faire des tops, il serra peut-être différent dans 3-4 ans. J'aurai bien ajouté quelques lignes aussi, ça aurait été plus simple, pour d'autres comme Be The Cowboy de Mitski, All Mirrors de Angel Olsen, This is Happening de LCD Soundsystem, My Beautiful Dark Twisted Fantasy ou Yesus de Kanye West, Oil Of Every Pearl's Un-Insides de Sophie, Melodrama de Lorde, Because the Internet de Childish Gambino, Igor de Tyler the Creator, A Moon Shaped Pool de Radiohead, Vulnicura de Bjôrk, El Camino de The Black Keys, Seeds de TV on the Radio, Overgrown de James Blake, ou If You Wait de London Grammar, peut-être, mais c'est bien de se limiter, et comme ça je reste dans le format de ceux des années 2000 et 90. On y retrouve 3 albums de Lana Del Rey et Sufjan Stevens/Sisyphus, 2 de Frank Ocean et Arcade Fire, 2 français (qui chantent en anglais), 1 de chaque soeur Knowles, et des artistes assez peu appréciés des critiques comme Chet Faker, OK Go, ou Son Lux, qui ont marqué ma décennie.

dimanche, décembre 01, 2019

Everlasting Nothing.


  Le début de Servant (tv+) de M. Night Shyamalan est très "creepy", on reconnait bien son style de réalisation, ça m'a fait un peu penser au Rosemary's Baby de Polanski, surement le thème. J'étais fan de Lauren Ambrose à l'époque de Six Feet Under, je n'ai jamais vraiment compris ses choix de jeux depuis, elle en fait toujours trop dans ses mimiques faciales, même quand elle ne joue pas une femme qui a complètement perdue les pédales, mais comme c'est le cas ici, ça marche pas trop mal pour l'instant. Nell Tiger Free (la gamine) fait bien ce regard un peu fixe et dérangent qu'elle utilisait déjà dans l'excellent Too Old to Die Young cette année. Le père est bien aussi, on voit même un gars de Harry Potter filmé de beaucoup trop près surjouer. C'est juste très étrange, j'ai vraiment été dedans pendant les 10-15 premières minutes du pilot je crois, mais ces 34 minutes m'ont paru un peu longues au final, ce qui est rarement un bon signe. J'ai quand même enchainé avec le suivant, qui est dans la même lignée, c'est suffisamment étrange pour que je continue jusqu'au bout de la saison je pense, sachant que c'est Shyamalan on va avoir droit à un (ou plusieurs) gros twist avant la fin, enfin j'espère. Il y avait une promo OCS à 5€/mois pendant 4 mois pour Black Friday, du coup je l'ai repris, pour permettre à mon père de regarder les saisons 2-3 de True Detective, je le pousse vers Westworld et Chernobyl aussi. Je vais peut-être me mater Mrs Fletcher, donner une seconde chance à His Dark Materials. Et j'ai essayé de reprendre Succession (HBO) du coup, plus d'un an après avoir regardé le pilot, mais je n'y arrive vraiment pas, j'ai l'impression d'être devant Veep en version "sérieuse", ils ont même des personnages extrêmement similaires (Jonah/Greg), des gens complètement idiots, immatures, et détestables, qui passent leur temps à dire de la merde de façon suffisante, ça parait réaliste pour des milliardaires, mais ça ne veut pas dire que j'ai envie de m'infliger ça. En plus la façon de filmer est à chier, caméra à l'épaule qui bouge tout le temps, avec des sursauts et mini-zooms par moment, comme un mockumentary, c'est moche et cheap, pas du niveau d'un drama HBO. Ça va être ce show que certains critiques adorent et te font culpabiliser de ne pas aimer, en plus les Emmys aiment aussi, donc je vais en entendre parler pendant des lustres en me demandant si je ne rate rien, comme avec The Americans... J'ai écrit ça après 20-25 minutes d'épisode, et puis au bout d'un moment, finalement, j'ai commencé à trouver ça drôle, c'est clairement une comédie et pas un drama, Kieran Culkin particulièrement est très bon dans son rôle de merdeux incapable de s'assoir correctement. Je ne pense pas que je vais adorer, ça me fait penser à des shows comme Arrested Development, Schitt's Creek, ou Veep, que je ne supporte pas, des shows où on est censé rigoler de la connerie des gens riches. Mais je regarderais surement encore un peu, les critiques sont vraiment trop bonnes pour que tout le monde se trompe à ce point. J'ai bingé la saison 2 de How to Get Away with Murder (ABC), sur Netflix, 4 ans après avoir lâché l'affaire, ça m'a fait penser au dernier épisode de Rick and Morty (4x03), où ils se moquent des films de casse/arnaque, avec ses rebondissements ridicules, et ses montages qui montrent ce qu'il s'est réellement passé, c'est exactement la formule employée par le show ABC, à outrance, au point où l'histoire devient hyper confuse pour rien, mais parfois ça marche, et à binger une nuit c'est sympa. Les acteurs en générale n'y sont pas fantastiques, mais ils se sont juste vraiment foiré avec "Wes", l'acteur Alfred Enoch est une catastrophe, à moins qu'il joue un dindon, et je ne suis pas toujours convaincu par Viola Davis, elle est souvent très bien, mais passer de avec à "sans" maquillage/perruque ne fait pas l'audace d'un personnage, ils ont tendance à abuser de cet artifice.


Netflix vient de lancer un programme court sur YouTube, où Trixie et Katya réagissent à leurs programmes, dont The Crown, si ça c'est pas du génie. J'aime bien l'album I Used to Know Her de H.E.R., mais commencer par reprendre l'instru d'une chanson de Lauryn Hill (Lost One), pour sur le deuxième titre faire pareil avec Michael Jackson (Earth Song), "21" fait vraiment penser au 20 Something de SZA, l'ensemble fait vraiment SZA, peut-être que d'autres chansons sont aussi "inspirées" d'autres artistes, je ne suis pas assez calé pour tout reconnaitre, c'est étrange comme façon d'installer sa "voix" dans la musique, remarque ça a marché pour Kanye West ou P Diddy, et son album vient d'être nommé pour Meilleur Album de l'Année aux Grammys. Quand je pense que A Seat at the Table de Solange ou le Ctrl de SZA ne l'ont pas été, ça fait mal, mais content pour H.E.R., et accessoirement pour Lana Del Rey, qui obtient sa première nomination dans cette catégorie générale, pour un de ses album que j'aime le moins. Je pense que Remind Me Tomorrow de Sharon Van Etten et IGOR de Tyler the Creator ont été snobé. Apparemment, la nationalité française serait la meilleure du monde, cool. Je me suis commandé le poster The Game of Life de Hugleikur Dagsson, que j'adore, en soldes à -20%. C'est bientôt Noël et les grands mouvements sociaux, j'hésite entre faire un stock de nourriture, et prendre un billet pour les Philippines.

Archives du blog

Layout: NeimaD 2007 © - Safari