jeudi, décembre 12, 2019
Remind me Tomorrow.
mardi, décembre 10, 2019
Work in Progress.
Le premier épisode du "revival" de The L Word, baptisé The L Word: Generation Q (Showtime), est sympathique, j'ai été content de revoir les anciens personnages, surtout Shane et Alice (je n'ai jamais aimé Bette), mais les nouveaux ne sont pas follement intéressants pour le moment, tout le monde fait très bourgeois classe moyenne, là où l'original mélangeait un peu plus les gens différents, ce que fait la communauté LGBTQ. J'ai ce souvenir d'électricité dans l'air quand Jenny rencontre Marina pour la première fois, à quel point Shane était hyper cool, Carmen et son sex-appeal incroyable, la charisme de Max... Ici les nouveaux font un peu Melrose Place 2. J'ai trouvé la tentative de mettre au gout du jour l'univers Queer bien plus interessant dans les nouveaux Tales of The City sur Netflix, et l'inclusivité est vraiment light, tout le monde est "beau et mince", et quand un personnage est obligé de signifier qu'il vient d'une minorité ethnique pour qu'on le sache c'est de la triche... Bref, il y avait matière à être un peu plus culotté et même sexy, parce que à part la scène de cul plus gênante que sexy qui ouvre l'épisode (les autres scènes de cul faisait un peu exploitation de figurantes, surtout quand la star reste toute habillée), les mini zestes de "woke" faciles (les règles, les poils sous les bras, la scène complètement improbable des mecs qui hurlent à une butch de télé sur son vélo de "sourire" pour qu'elle puisse leur dire "time's up !"), et le fait d'aborder l'épidémie d'overdoses à cause des opioïdes, rien n'était différent d'une série hétéro banale sur The CW ou ABC. Donc un pilot pas désagréable, pas fantastique, je ne suis pas sûr que passé la nostalgie il y ait grand chose à se mettre sous la dent, même si une série queer, faite par des queers, est toujours la bienvenue, on les comptes sur les doigts d'une main et demi (?) pour la décennie qui vient de s'écouler, on verra. Par contre j'ai adoré le pilot de Work in Progress, une dramédie Queer de Showtime aussi, créée et interprétée par Abby McEnany, sur une lesbienne de 45 ans dépressive qui décide de se suicider si rien ne change sous 180 jours/amandes... Et c'est brillant, j'ai de suite été ému par cette femme atypique qui se sent bloquée dans une vie qui ne lui convient pas. C'est hilarant et terriblement triste à la fois, j'ai éclaté de rire et eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, dans la ligné de One Mississippi ou Fleabag. On y croise aussi le très mignon acteur trans Theo Germaine (déjà vu dans The Politician). Je l'ai regardé le même soir que le premier épisode de The L Word: GenQ, et je me suis dit que c'est à ça que ressemble un bon show LGBTQ en 2019, des personnages réalistes et bien interprétés, qui ne sont pas présentateur télé, ne voyagent en jet privé, n'habitent pas dans des villas avec piscine à plusieurs millions de $, sans superflu et filtre "Hollywood" quoi, c'est acerbe mais tendre à la fois, des situations qui sonnent justes et une histoire qui interpelle. Total coup de coeur, j'espère que la suite sera au même niveau. J'ai beaucoup aimé la saison 3 de The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime), plus que les précédentes, je trouve le tout (un peu) moins hystérique, ces changements de lieux et d'entourage sont salutaires, la diversité fait son entrée aussi et ça fonctionne, j'aime les nouveaux personnages de Mei Lin et Shy Baldwin & co, les anciens évoluent de façon interessante, et les plus insupportables ont un temps de jaquetage réduit. Il y a des plan-séquences chorégraphiés absolument sublimes, la musique ajoute beaucoup aussi, je trouve l'ensemble plus élevé, la réalisation plus libre et novatrice, même si j'ai un peu peur que la fin n'implique une sorte de retour en arrière. Avant je trouvais ce show sympa, bien produit, mais un peu vieillot et théâtre de Boulevard, je trouve ici qu'ils sont plus proche des comédies musicales des années 50, et c'est par moment assez grandiose.
dimanche, décembre 08, 2019
Uneventful Days.
J'ai beaucoup aimé le pilot de Back to Life (BBC), des producteurs de Fleabag, un show sur le retour d'une femme à la liberté après 18 ans de prison, à mi chemin entre Rectify et Fleabag (dans un environnement Broadchurch), mais dés l'épisode suivant on est trop entre les deux justement, moins contemplatif et poétique que le premier, et moins drôle et cinglant que le second, un mélange étrange et casse gueule, où les personnages sont un peu trop caricaturaux et idiots par moment, alors que le pilot tenait l'équilibre parfaitement. Au lieu de se reposer sur des situations et dialogues solides, comme dans l'oeuvre de Phoebe Waller-Bridge, on tombe souvent dans la bouffonnerie et la facilité clownesque, et c'est dommage, il y avait le potentiel de faire quelque chose de super. Une série sympa, qui a ses moments, notamment l'interprétation de Daisy Haggard, vue dans un rôle secondaire assez marquant dans Episodes, où elle usait déjà de cette expression du visage "je mange un bonbon à la merde" avec brio, qui est aussi la créatrice. Truth Be Told (tv+) a définitivement un casting première classe, avec Octavia Spencer, Lizzy Caplan, Aaron Paul et Elizabeth Perkins, mais j'ai trouvé ça laborieux dans sa mise en place. On nous présente trop de chose dans le pilot, entre la famille (entière) de Poppy, et les protagonistes de l'affaire de meurtre sur laquelle elle décide de reprendre l'enquête, c'est fouillis. En plus j'ai trouvé que le coté "podcast adapté en série" n'était pas très subtile, ça ne fait que raconter ce que l'on voit, comme une voix off inutile, on est pas dans la recherche d'atmosphère sonore, ou l'inventivité narrative, là où Limetown faisait un bon boulot. Ils auraient mieux fait de laisser ça de coté, comme dans Homecoming, ça fait artificiel, et juste nous montrer une journaliste qui revient sur une ancienne enquête, en faisant des flashbacks de la première par exemple. J'ai trouvé la réalisation un peu lourde aussi, et cette chanson à la fin de l'épisode était un choix étrange, suffisamment pour que je me demande ce qu'elle foutait là. J'ai aussi regardé les premiers épisodes de Dollface (Hulu) il y a quelques semaine, c'est mignon, juste un peu inoffensif, quelques vannes sympa sur la génération Instagram (le twitter pour les gens qui ne savent pas lire) et sur l'amitié féminine, c'est très girly, un peu absurde, pas assez pour être marquant, on est plus proche de Drop Dead Diva ou the New Girl que de Girls ou Insecure. J'aime bien Kat Dennings, mais je la préfère plus cynique façon 2 Broke Girls, et j'avais oublié que sa voix pouvait être aussi agaçante. Pas désagréable, pas indispensable après ces 2 premiers épisodes non plus. Hulu se lance dans les petites comédies féministes feel-good, après la sympathique Shrill l'an dernier ou l'insupportable PEN15, pourquoi pas, c'est juste un peu trop white girl/californien pour moi. J'espère que la nouvelle série AJ and the Queen de Netflix, qui arrive le 10 janvier, avec RuPaul et pleins de Drag Queens de sa compétition-réalité, est aussi chouette que le laisse présager la bande annonce. Je ne pensais pas un jour être excité par une série ayant Tomer Sisley en tête d'affiche, mais Messiah de Netflix aussi a l'air très cool. Mon offre RedBySFR Fibre vient d'augmenter de 3€ par mois, presque 30%, ils t'imposent l'option "appels vers le mobile" en fait, je payais 10€, j'ai pris l'option Débit+ dernièrement donc 2€ de plus, ça passe l'ensemble à 15€/mois. Ça reste moins chère que les autres compagnies, mais quand même, je n'ai pas besoin des appels vers mobile illimités, j'ai déjà mon portable pour ça (et je n'appelle jamais personne). Ma mère a acheté son billet pour l'Asie, elle part 6 mois, avec un ami, je suis content pour elle, j'espèce aussi que ce n'était pas une erreur de la pousser à faire ce voyage. J'aime bien l'album Hyperspace de Beck, il n'est pas au niveau de son chef d'oeuvre Sea Change, mais je ne comprends pas pourquoi les critiques sont aussi assassines. Il y a quelques semaines, j'avais un petit mexicain mignon à la maison, sur mes étagères à bouquins j'ai une édition de Animal Farm de George Orwell, que j'ai mis en avant parce que j'aime bien sa couverture, et en le voyant, il m'a demandé si j'étais végétarien. Je l'ai quand même baisé. Je regarde tellement plus des séries américaines que je ne vis dans la vraie vie, que j'ai réalisé que je m'habillais comme un étudiant/lycéen venant du Wisconsin, entre Harvey de Chilling Adventures of Sabrina et Wes de How to Get Away with Murder, basiques GAP/Levi's/Nike, dans les rues de Paris je me sens comme un étranger, au milieu de tous ces manteaux noirs/doudounes Canada Goose. Je glande devant le Biathlon sur La Chaine l'Equipe, ça aurait été chouette d'avoir des JO d'Hivers cette année, mais on aura Tokyo cet été, j'irai bien passer quelques temps en Indonésie quand même, et la meilleure période est de juin à septembre, en oubliant septembre à cause des feux de foret annuels. Je n'ai toujours pas envie de partir, mais ça me ferait du bien.
vendredi, décembre 06, 2019
My Beautiful Dark Twisted Fantasy.
dimanche, décembre 01, 2019
Everlasting Nothing.
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