mercredi, avril 18, 2018
Adorable.
mercredi, février 28, 2018
Lady Bunny.
lundi, août 31, 2015
(Guan) Tanah Merah.






lundi, janvier 27, 2014
10ans.
Ce blog a 10 ans aujourd'hui, et pour fêter ce grand événement, je vais poster une vidéo qui n'a rien à voir: C'était bien cool ces 10 jours aux Antilles, il a fait beau tout du long, sauf le dernier jour, comme pour m'aider à partir. Il semblerait que j'ai eu de la chance, comme d'hab, et que les vacances de noël ont été catastrophiques niveau météo. Par contre, il aura suffit de 10 minutes dans le métro pour faire disparaitre l'énergie vitale accumulée pendant ce séjour, moi aussi je veux être shouté à la "grâce", comme NKM. Et je ne suis pas vraiment bronzé du visage, je suis juste plus rouge que d'habitude. Erf, allez 2014, on y croit.
lundi, septembre 16, 2013
Snap Out of It.
mardi, mai 29, 2012
Toddlers & Tiaras.
"Actually, watching television and surfing the internet are really excellent practice for being dead."
On a plein de références en commun mais je ne pense pas être un bomeur, même si ma meilleure amie a pensé à moi en découvrant ce site. Déjà je n'aime pas les terrasses de café, je préfère les parcs, où je peux bouquiner tranquille, sans avoir à boire un Orangina à 5€, me prendre les pots d'échappement des voitures en plein dans le nez, éviter de me faire piquer mon portable par une bande de roumains, ou juste supporter les conversations des gens qui eux kiffent les terrasses de café. Ensuite si je vais au Palais de Tokyo, à Beaubourg ou voir la Monumenta au Grand Palais c'est parce que j'aime l'art contemporain, que je sois à Tokyo ou New York, où il n'y a personne pour m'y voir j'y vais quand même, et puis j'évite les vernissages, c'est mieux en plein après midi en semaine, y'a moins de monde. Alors oui j'ai un "projet TV qui ne verra certainement jamais le jour", mais j'évite d'en parler, je trouve cela ridicule, j'ai pas besoin de m'inventer un statu social, je préfère dire que je ne fais rien, c'est plus marrant, et puis pour un premier projet j'ai quand même été reçu par l'une des boss fiction de TF1 pour un petit déj à la tour, pour me dire que j'avais une vraie plume et "l'ADN TF1", je l'ai bien pris vu que j'avais écrit ce projet pour eux, enfin bref, juste pour dire que je n'aime pas me la péter, c'est vulgaire. Ou alors je n'aime plus, j'ai vieilli, c'est dramatique. Et le pire est que je glande devant la télé chez moi même quand il fait beau en ce moment, je n'ai pas envie de me cramer la gueule au soleil, je n'ai pas envie de grand chose de toute façon. Mais ce site m'a beaucoup fait rire. Sinon truc rigolo, j'ai couché avec le frère d'un des gars qui est dans Secret Story là, et il lui ressemble comme 2 gouttes d'eau, un indice: il est russe, je raconte ça ici parce que je ne vois pas à qui le dire dans la vraie vie. Ma cour intérieure est devenue un enfer, mon voisin du dessous se prend pour David Guetta je crois, y'a un chien qui hurle à la mort et un chat qui miaule à longueur de journée, j'ai une voisine qui a le syndrome Gilles de la Tourette et passe son temps à crier "putain enculé, fait chier putain, connard !", un bonheur, si j'en crois Recherche Appartement sur M6 je peux vendre mon studio et m'acheter une jolie maison en province, au calme, avec un jardin, prendre un chat, et juste disparaître, mais ça c'est le plan pour dans 20 ans, je vais attendre encore, parce que ça serait sûrement comme mourir un peu.
samedi, août 20, 2011
Aoûts.
2004: Interlude #7
Je suis resté 2h assis sur la rambarde d'un pont, les lumières de Paris, le faisceau de la tour eiffel au dessus et l'eau noir, qui tourmente, écoutant damien rice en boucle. Je me suis demandé comment cela ferait de tomber là-dedans, si j'aurais les couilles de sauter, si je n'avais pas besoin de retrouver des défis, voire des convictions, en me tenant fermement agrippé à la pierre. J'ai pensé à mon ex aussi, avec qui finalement ça se passait, j'avais juste à y croire un peu plus, on formait un beau couple après tout, même ma mère voyait en lui un gendre idéal, à défaut d'une greluche fécondable au moins il était beau et charmant, un producteur pour le fils pédé ça fait toujours bien aux réunions familiales.
Plus que quelques paumés sur l'île saint Louis, une percu pas loin et cette nausée. Y'avait pas mal de vent, je n'arrivais pas à respirer pourtant, comme ce rêve où je me sens super bien au milieu d'un "trouver charlie" porno, plein de petits minets bel-amis, mais une voix me dit que je suis en danger et tout me semble différent, rien a changé mais les regards semblent fourbes et malveillants. Il faut que j'apprenne à respirer, à dire merde aussi et à sucer une bite, à casser ces putains de schémas acquis qui font que tout est pour moi, que les gens sont là pour brasser de l'air et rendre le temps moins long, que tout ça n'est qu'une valse ridicule et franchement lassante. Je suis un cynique optimiste on m'a dit une fois, je suis vide aussi, comme tout ça, j'y prends un plaisir coupable, cette dérision amusée.
Je me suis fais sucer par un de mes "fuck-buddy" hier soir, au taf, debout, le pantalon de costard sur les genoux, je me doigtais l'anus en faisant des va-et-vient dans sa bouche, il avait mis une casquette bleue et j'ai remarqué l'ange tatoué sur son bras juste quand j'ai joui.
2005: Fin de soldes & I'm a fountain of blood in the shape of a boy.
Je marche, la ville est déserte, je vois sur la rambarde d'un pont de l'île de la cité une paire d'escarpins marron à talons, ils semblent attendre leur propriétaire, posés là l'un à côté de l'autre, comme rangés au fond d'un placard, une paire de souliers abandonnés dans le soleil d'un matin d'août, cela donne un tableau assez mélancolique, Notre Dame en fond, la Seine en contrebas ; je me demande comment ils sont arrivés là ; une balade romantique, Paris de nuit, il fait bon, elle a mal aux pieds, retire ses chaussures et les porte à la main, une brise légère se lève, ils ont passé la soirée dans un grand restaurant, ont bu du champagne aux scintillements de la Tour Eiffel sur l'eau, se sont assis là pour s'embrasser, portés par la situation il lui a dit je t'aime à l'oreille et il s'est mis à pleuvoir, ils ont couru main dans la main pour attraper un taxi sur le Quai de la Tournelle et c'est au niveau du Quai d'Orsay qu'elle a relevé l'absence ; d'autres scénarii me passent par la tête ; le vent est froid, elle rentre chez elle et décide de changer son quotidien en faisant un détour par Notre Dame, quelques couples d'étrangers se tiennent par la main mais la saison touristique touche à sa fin, elle se demande ce qu'elle va manger en rentrant, un couple s'embrasse sur la rambarde du pont où elle se trouve, ils ont l'air tellement heureux, le tonnerre retentit, et la pluie commence à tomber, elle a oublié son parapluie, il faisait tellement beau ce matin, elle se dit qu'elle devrait courir pour s'abriter mais n'arrive pas à bouger, elle voit le couple s'engouffrer dans un taxi, elle a l'impression que la femme lui a souri au moment où sa tête disparaissait dans le véhicule, elle reste là, les cheveux dans les yeux, au milieu de ce pont, elle s'approche du bord, regarde en bas, retire ses mocassins marrons qui lui abiment les pieds, les pose délicatement sur le muret, comme elle fait tous les soirs en rentrant chez elle, se penche en avant ; la rue est déjà déserte, personne n'entendra le bruit de sa chute.
Episode IV, il est 2h30, il m'attend sur mon palier, il est rentré samedi d'Italie, c'était son anniversaire hier, à peine rentré on s'embrasse, on écoute Antony & The Johnsons qu'il adore depuis que je lui ai fait découvrir, je suis content de le voir, je me sens vraiment bien, on se met au lit devant le pilote de Six Feet Under, on est collés l'un à l'autre, il bande comme un taureau, au milieu on se saute dessus, mais j'ai envie qu'il voit cette série, on reprend à la fin de l'épisode, il est face à moi, assis sur ses talons, je suis allongé sur le dos en partie sur lui, les fesses en l'air au niveau de son ventre, il entoure ma taille de ses bras, serre fort comme pour me casser en deux, cambré en avant, mon sexe collé contre son visage, encore cette envie de fusionner, on finit par s'endormir ; je passe l'après-midi dans un état d'extrême fatigue, je n'arrive pas à ouvrir les yeux, la peau hyper sensible, des courbatures partout, je n'arrive même pas à fermer les mains, c'est une douleur sourde mais plaisante et dès qu'il me touche je gémis, j'ai l'impression d'être une énorme zone érogène, je suis en extase, il me réveille en me suçant, il passera la journée à ça, presque sans discontinuer, il m'embrasse partout, me caresse, m'empoigne, essaye d'avaler ma langue, passe ses ongles dans la paume de ma main et sur l'intérieur de mon bras, dans mon dos, je suis comme un chat, je crois que mon corps est en train de tomber amoureux de lui.
2006: Rage.
"La rage du peuple,
Ok, on a la rage, mais c’est pas celle qui fait baver, demande à Fab, la vie claque comme nos semelles sur les pavés, la rage de voir nos buts entravés, de vivre en travers, la rage gravée, depuis bien loin en arrière, la rage, d’avoir grandi trop vite quand des adultes te volent ton enfance, "PAH!" Imagine un mur et un bolide … La rage, car impossible est cette paix tant voulue, la rage de voir autant de CRS armés dans nos rues, la rage de voir ce putain d’monde s’auto-détruire et que ce soit toujours des innocents au centre des tirs. La rage, car c’est l’homme qui a créé chaque mur, s’est barricadé de béton, aurait-il peur de la nature ? La rage car il a oublié qu’il en faisait partie, désharmonie profonde, mais dans quel monde la colombe est partie ? La rage, d’être autant balafrés par les piquants des normes, et puis la rage, ouais la rage d’avoir la rage depuis qu’on est môme !!
Parce qu’on a la rage,
On restera debout quoi qu’il arrive,
La rage d’aller jusqu’au bout et de là où veut bien nous mener la vie.
Parce qu’on a la rage,
On pourra plus se taire ni s’asseoir, dorénavant on se tiendra prêts parce qu’on a la rage, le cœur et la foi.
Parce qu’on a la rage,
On restera debout quoi qu’il arrive.
La rage d’aller jusqu’au bout et d’là où veut bien nous mener la vie
Parce qu’on a la rage,
Rien ne pourra plus nous arrêter, insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté.
La rage parce qu’on choisit rien et qu’on subit tout le temps, et vu que leurs choix sont bancals et ben tout équilibre fout le camp. La rage, car l’irréparable s’entasse depuis un bout de temps, la rage, car qu’est-ce qu’on attend pour se mettre debout et foutre le boucan, la rage, c’est tout ce qu’ils nous laissent, t’façons, tout ce qui nous reste, la rage, car combien des nôtres finiront par retourner leur veste. La rage, de vivre, et de vivre l’instant présent, de choisir son futur, libre et sans leur grille d’oppression. La rage, car c’est la merde et que ce monde y adhère, et parce que tous leurs champs OGM stérilisent la terre, la rage, pour qu’un jour l’engrenage soit brisé, la rage, car trop lisent « vérité » sur leur écran télévisé. La rage, car ce monde ne nous correspond pas, nous nourrissent de faux rêves pour placer leurs remparts, la rage, car ce monde ne nous correspond pas, où Babylone s’engraisse pendant qu’on crève en bas.
La rage, d’y croire et de faire en sorte que ça bouge, la rage, d’un Chirac, d’un Sharon, d’un Tony Blair ou d’un Bush. La rage, car ce monde voit rouge, mais de grisaille s’entoure, et parce qu’ils n’entendent jamais les cris lorsque le sang coule, la rage, car c’est le pire que nous frôlons, la rage, car l’occident n’a toujours pas ôté sa tenue de colon, la rage, car le mal tape sans cesse trop, et que ne sont plus mis au goût du jour tant de grands savoirs ancestraux. La rage trop de mensonges et de secrets gardés, l’élite de nos états riches de vérités pouvant changer l’humanité, la rage, car ils ne veulent pas que ça change, hein ? préférant garder leur pouvoir et nous manipuler comme leurs engins, la rage, car on croit aux anges et qu’on a choisi de marcher avec eux, la rage parce que mes propos dérangent, Vois aux quatre coins du globe la rage du peuple en ébullition, la rage, ouais la rage, ou l’essence de la révolution.
Anti-capitaliste, altermondialiste, ou toi qui cherche la vérité sur ce monde, la résistance de demain, inch allah, à la veille d’une révolution mondiale et spirituelle, la rage du peuple, la rabia del pueblo, parce qu’on a la rage, celle qui fera trembler tes normes, parce qu’on a la rage, la rage a pris la populace, et la rage est énorme."
2007: Sowing the seeds of love ou L'insécurité des jolis garçons.
Cette nuit quelqu'un m'a fait une déclaration d'amour, au téléphone, et que du coup c'est pour cela qu'on ne se voyait plus, en gros, j'ai l'impression que ça résume assez bien ma vie amoureuse, ce n'est pas le premier à me dire que l'on "devrait sortir la relation du lit", c'est d'ailleurs le deuxième cet été, ils ont peur que je ne "m'intéresse qu'à leur cul", on va appeler ça l'insécurité des jolis garçons, pour moi baiser c'est dire "je t'aime bien", qui a dit que c'était plus facile pour les pédés ? Je n'ai toujours pas fait mon Visa pour l'Inde, j'ai du mal à me réveiller vu que je ne dors pas la nuit, je lis, je rêve d'Islande (oui j'ai une capacité de focalisation assez réduite), je rêve d'enfin avoir les couilles de tout envoyer balader, d'aller vivre ailleurs, où les gens sont moins con, ou du moins se prennent moins au sérieux, je suis devenu quelqu'un de triste. J'ai fais un blog pour l'Inde aussi, un carnet de voyage (je me suis vraiment fait chier en juillet), vous me direz ce que vous en pensez. J'ai découvert que l'Atarax qu'on m'avait filé pour mon rhume des foins est super mélangé à de l'alcool, pour se shooter la gueule, je vole en chantant Sowing The Seeds Of Love des Tears For Fears ou Sympathy For The Devil des Rolling Stones, et quelques Arcade Fire, putain donnez moi du Vicodin ou des Xanax, vive la drogue.
2008: Kebabit.
Depuis un mois:
J'ai participé à des soirées improbables où j'ai fait des choses avec des gens. Quelques hétéros m'ont roulé des pelles et tripoté la bite, les gens du spectacle si vous saviez. J'ai aussi pleins d'infos internes plus rocambolesques que les scénars de la série, je me demande comment tout ça tient encore debout...
(Forcement c'est moins marrant quand on ne peut pas raconter)
Je suis parti en Finlande 10 jours avec des potes, c'était vraiment cool, beaucoup de lacs, de forêts, d'hôtels 4*, et de design (les photos là) Mes premières vacances d'adultes (comprendre hôtels et restos chères), ça fait bizarre, surtout quand tu reviens dans ton appart pourri après avoir dormi au dernier étage du Radisson d'Helsinki avec une baie vitré sur le port.
Cette semaine:
Je me suis cassé une dent ; je n'ai rien à foutre au boulot donc j'ai juste envie de me foutre par la fenêtre ; un sublime comédien qui devait jouer dans la série et avec qui j'ai sympathisé ne ferra pas le rôle finalement (mais on le verra dans La Belle Personne de Christophe Honoré à la rentrée) ; j'ai arrêté le pain et la charcuterie ; j'ai envie de tomber amoureux ; ce soir je bois.
2009: Self-conscious apricot.
Ce qui est chiant quand on sort avec un actif, c'est qu'il est actif, même à 21 ans il est difficile de convaincre un garçon qui n'aime pas vraiment ça, ça fait parti du plaisir i guess, mais la frustration prend vite le dessus, et les conneries de la vie ne se dissolvent plus dans le foutre.
Je passe un mois d'aout exécrable, cette sensation de perdre mon temps, et de ne pas savoir quoi en faire, je n'ai même pas envie de fuir, enfin si, mais nulle part, je reste là à essayer de me fondre dans mes murs, et le pire est ce sentiment de culpabilité qui m'envahit, qui m'empêche de dormir, de réfléchir, de rêvasser, d'être. J'ai envie de me plonger dans un projet pour oublier le rien, je pense à ma futur coloc, en espérant que le changement de décors me donnera des envies, des envies de sport, d'amour, de déco, de voyage, de livre. J'ai l'impression que le destin s'amuse avec moi, j'ai envie de retrouver la sérénité que j'ai éprouvé en rentrant d'Inde, cette impression d'avoir fait un choix, un an de sociabilité a balayé tout ça, m'a remis au point de départ, au point où tout est agression, retour dans le jeux, alors que j'en étais devenu un spectateur, ou c'est comme cela que j'aime m'en souvenir, tout signe d'une possible réussite me semble comme un coup de poing, chaque personne qui place le moindre espoir ou confiance en moi me donne des sueurs froides, j'ai envie de me rouler en boule et de disparaître, j'ai envie que tout le monde m'oublie que je puisse m'oublier aussi, oublier mon corps et mon sexe, oublier que je suis là, me retrouver sans moi, j'ai envie de ne plus avoir ce besoin du miroir que sont les gens, chercher à savoir qui on est, parce que le noyaux n'est qu'un caillou, et savoir qu'ils s'en rendront compte tôt ou tard.
J'ai l'impression d'être un poisson rouge, de ne rien apprendre, de juste tourner en rond, de toujours revenir aux mêmes choses, de mettre tellement remis en question que les réponses sont devenues incongrues, s'en est comique... Hop, je reboote. Alors, rouge ou verte la cuisine ?
2010: Blog Thérapie.
Pendant que la Russie brûle le Pakistan se noie, et la France s'étouffe en regoûtant à ses pastilles Vichy son passé vichyste. Je suis dans le jardin, j'absorbe les rayons du soleil, Arcade Fire chante les banlieues, au loin quelqu'un scie du bois, je regarde les libellules, je me demande pourquoi je ne vois que les aspérités quand tout est doux autour. il a mis en moi comme un poison que je dois évacuer, une sensation amer, qui sert la gorge, et noue l'estomac, jamais longtemps, juste quand j'y pense, je ne dois pas le laisser s'étendre, grandir, je dois le laisser sortir, respirer un grand coup, regarder autour de moi, en refusant de voir j'ai arrêté de regarder, les petites choses, j'ai mangé une partie des problèmes de quelqu'un d'autre, de ses angoisses, le voir disparaître en étant impuissant.
Cette moitié d'année n'a pas été heureuse, même si j'en garde de bons souvenirs, bizarrement, j'étais bien dans mon déni, heureux dans la comparaison, comme se dire qu'on a de la chance quand on voit le bagage des autres, sans se rendre compte qu'on a les pieds dans la vase, tout cela est recouvert d'un voile noir désormais, j'ai retrouvé ma liberté, ne plus se sentir drainé par des gens qui se noient, retrouver un peu de légèreté.
J'ai été confronté à 3 personnes radicalement différentes pendant cette histoire, quelqu'un de cool et posé, qui en connaissait suffisamment sur moi par ce blog pour savoir comment feindre des intérêts communs, savoir quoi me dire. Dés mon arrivé dans la maison, tout a changé, littéralement, au moment où j'ai posé mon dernier carton et que la porte s'est refermé derrière moi, il est passé de quelqu'un d'enjoué plein d'envies et de projets, à quelqu'un de taciturne, qui dénigre chacune de mes idées mais ne propose jamais rien, je me suis retrouvé seul à essayer d'améliorer les choses, l'état de la maison, à m'investir, donner du positif, en ayant en retour que du dénigrement, rien de bien précis, plein de détails qui pris séparément n'ont pas de porté, mais qui ensembles rendent l'atmosphère toxique, vers la fin je ne pouvais le croiser sans avoir des haut-le-coeur, je me disais que cela venait de moi, que je devrais prendre du recule, le voyage en Chine avait cette fonction. Je savais déjà qu'il passait son temps à me vomir dessus dans mon dos, à monter en épingle des détails pour me faire passer pour un connard, il me disait par e.mail qu'on réglerait les problèmes et que tout allait bien alors qu'il avait déjà pris la décision de me virer et attendait juste le moment le plus détestable pour le faire, j'essayais de mon coté de juste ne pas me noyer dans leurs histoires, son couple, prendre mes distances, essayer d'avoir les idées claires, fuir son besoin de contrôler et descendre les autres pour se sentir bien. Donc ce voyage, et cet e.mail qui me disait que je devais "virer de chez lui", sans discussion ou explication, comme si j'étais la source de tout ses problèmes, comme il l'avait fait avec son ancien coloc, et le ferra quelques semaines plus tard avec son mec. Il plaisantait souvent en disant que la chambre que j'occupais rendait les gens froid et distant, il n'a jamais vu que le dénominateur commun à toutes ces histoires c'est lui, qu'il cherche à détruire les gens pour se sentir exister. Il a donc commencé à me harceler pendant mon voyage, me disant qu'il allait jeter mes affaires pendant que je n'étais pas là, pendant que j'essayais de discuter il montait les gens contre moi, cherchant à me pourrir la vie, essayant de retourner la situation, me reprochant ce que lui me faisait subir, et jouant les victimes de l'autre coté, comme il le fait tout le temps. Moi j'étais sur la Grande Muraille, et je trouvais tout cela ridicule. Il a continué à mon retour, en jouant sur le fait qu'il avait encore ma caution, cherchant à me faire peur, me pousser à bout, me donner l'impression que tout venait de moi, je n'ai jamais été confronté à un tel plaisir à aggraver une situation, une vraie jouissance à essayer de nuir. J'ai eu des poussées amères par moment, l'impression qu'il s'en tirait trop facilement, un sentiment d'injustice, pas que pour moi, qui m'ont poussé à écrire ce post (lien), petite vengeance mesquine, qui était nécessaire mais dont je ne suis pas fier pour autant, même si tout est vrai. Je sais qu'il a perdu beaucoup plus que moi. J'ai mis tout cela derrière moi, et le fait d'en reparler avec quelqu'un a tout fait remonter à la surface, j'ai eu besoin de m'en laver, quoi de mieux qu'un blog pour le faire. Il va certainement chercher à se venger, je pense sérieusement qu'il est machiavélique et dangereux, écrire ici exorcise le peu d'angoisse que cela pourrait me donner, je refuse d'avoir peur.
Le soleil se cache derrière les arbres maintenant, il a rougit ma peau, Damon Albarn parle d'un empire de fourmis, je me sens repu, plein de chaleur, léger, le chapitre est clos.
dimanche, juillet 17, 2011
Juillets.
2004: It's just what I'm going through, this is nothing new, no no just another phase of finding what I really need, is what makes me bleed.
Longtemps que ma vie sexuelle n'avait pas été aussi enrichissante, oui enrichissante car elle me rappelle le plaisir que cela fait d'aimer, quelqu'un, même pour une nuit, de se sentir vivre à travers l'autre, lui donner son dernier souffle, de jouir ensemble en se regardant dans les yeux, voir dans ce regard la peur et la dévotion, l'offre de soi, une intensité haletante, de se retenir jusqu'au dernier hoquet de compréhension et finir en sueur sans un mot, le bruit des draps froissés, la respiration saccadée, rassasié. Fermer les yeux et désirer ne jamais sortir de ce moment de contentement, de plaisir, de vie.
Mais déjà la réalité, cette certitude de ne pas revoir l'autre, de ne pas vouloir ou plutôt de savoir que l'habitude prendra le dessus (ma lâcheté ?), même si je suis sincère en disant au revoir, que j'y crois vraiment à ce moment là, au moins quelques instants.
J'aimerais m'enfermer dans un cocon et ne jamais en ressortir, avoir l'impression de mourir à chaque seconde, de manquer d'air tellement... J'ai pris un couteau et me suis ouvert la main, j'ai regardé le sang, je veux que ma vie ait cette couleur là.
2005: There’s still a little bit of your taste, in my mouth.
Rendez-vous au pied du Pot à 20h, non, 20h30, non, 21h, il arrive, il est grand, il est beau, habillé tout en bleu, une jolie barbe qui se révèlera étrangement douce, des yeux rieurs, un petit nez, on prend une bière, on discute voyages et expos, il est tout mignon du haut de ses 21 ans, un petit breton brun aux yeux verts, il a oublié son portefeuille chez une amie, on marche jusqu'aux Invalides pour le récupérer, on dîne, il est vraiment mignon, on rentre, on se pose, il veut voir mes albums photos de voyages, détaille mon appart, on discute en buvant de la vodka/rhum/jus d'orange (dans le désordre), on fait l'amour toute la nuit, on reste collés malgré la chaleur, on essaye de fusionner, on joue avec nos tic-tac, toute la journée sur les draps, les fesses à l'air, il me tient la main, me serre fort contre lui, je suis bien, un peu sur mes gardes, je me prépare pour aller bosser, au milieu d'un silence il me dit nonchalamment qu'il devait voir sa copine cet aprem'. Il est en couple avec une fille, la pièce s'assombrit, je fais l'air de rien, à ce moment-là mon iPod diffuse bien à propos Candy Says de Lou Reed* interprété par Antony & The Johnsons, 'I’m gonna watch the blue birds fly over my shoulder, I’m gonna watch them pass me by... Maybe when I’m older' / traduction : Je vais regarder les oiseaux bleus voler au-dessus de mon épaule, je vais les regarder me dépasser... Peut-être quand je serai plus vieux, l'oiseau bleu est une allégorie du bonheur, donc en gros le bonheur c'est pas pour maintenant. Il me dit qu'il aimerait qu'on se revoit, veut que je lui fasse découvrir des groupes, des films, il colle son dos contre mon torse, un rayon de soleil perce les nuages et se pose sur nous, il me dit dans un souffle en me regardant dans les yeux on pourrait croire que c'est fait exprès.
2006: Tomate cerise sur anus.
Paris la nuit, sur le sol un slip et une chaussette gisent abandonnés, sur les murs Cindy de la Nouvelle Star balance ! habillée et maquillée comme une pute en solde, on mange des fraises après l'amour, l'un 23, l'autre 22, yeux bleus, yeux noisettes, la peau douce, lèvres dessinées, petit nez, beaux, il parle de théâtre, l'autre d'art contemporain, la moitié du périmètre d'un cercle, une figure de patinage artistique, mais ce n'était pas la même nuit, la journée il fait trop chaud de toutes façons, on boit du champagne pour fêter, fêter quoi, fêter le fait d'être là, on fait des tournois de baby-foot, sur les quais on regarde passer les bateaux pour touristes aux noms ridicules en prenant des poses de tableau, j'ai choisi La Jeune Fille à la Perle de Vermeer, je crois que c'est un escargot pirate, la pelouse est brûlée, les chiens courent partout, je regarde des photos de tribus africaines disparues, je suis avec d'autres gens, les mêmes souvent, on partage l'ivresse, sur le chemin du retour Descartes et moi refaisons le monde, il fait doux, je traîne, c'est là que j'ai vu la chaussette, avant d'aller me coucher ou de rédiger des pages [Wikipedia] ou d'en compléter [d'autres], regarder voler les flocons de pop-corn, ou avant, ou après, je ne sais plus quand je suis devenu potentiellement un amant plutôt qu'un mari, il faudra que tu me parle de tes voyages. Oui, il faudra. Bons anniversaires mes princesses.
2007: Like pillows.
"I was thinking about this a minute ago in the other room. How last weekend I slept with two bearded guys. One of them fucked me while the other guy blew me, I guess. They kept calling me 'that'. One would ask, 'What does that taste like ?' and 'What's the temperature inside that ?' and the other would say, 'Really great', or whatever. It made me feel weird. It made me realize I'm importante to certain people. I don't have to do anything. Being pretty or young or whatever's enough. Sometimes... I wish I could just sort of temporarily die. Guys could move me around, whatever. I wouldn't have a first name, just a surface. Like pillows. They don't have individual names. They don't mean anything, but people sleep with them.
2008: Meuh.
Je bosse, je bosse, et je bosse. On m'en demande de plus en plus, jusqu'ici tout va bien (sauf si je suis viré demain) Je me suis fait une pote, mais genre une vraie pote, avec qui on raconte que de la merde, ça me permet de ne pas péter les plombs. Et puis j'ai vaguement décidé d'avoir un avenir, finalement, de monter si possible, me prendre un peu au sérieux, de gagner comme mes boss, genre 2-3 fois plus que moi, ça motive d'un coup.
Je vais en Finlande en aout finalement. J'ai acheté une housse de couette Habitat à 120€. Je mange des fast-pâtes de chez Viagio. J'écoute le dernier N.E.R.D et The Last Shadow Puppets. Je bois des bières chez Jeannette. Je prends le RER A. Je lis Non-Fiction de Chuck Palahniuk. Je ne baise plus.
Littérairement parlant, ma vie est pathétique.
2009: Fock the People, ou Hors Sujet.
On-screen, Wayne is cutting off the boy’s fingers with pliers. Dean has one fist in the boy’s butt, the other hand around the boy’s throat, and he’s sucking the boy’s limp cock like they’re in love. The boy screams or at least his mouth is wide open.
J’ai l’impression que ma vie n’est que quelque chose que je me force a faire, parce qu’on a pas le choix, j’ai envie que tout le monde m’aime et c’est épuisant, j’ai tellement envie de m’en foutre, cette nuit j’ai lu un passage du nouveau roman de Dennis Cooper : Ugly Man donné par une copine de la maison d’édition, j’avais plus internet, en écoutant The Ting Tings au casque parce que je suis amoureux du brun dans la pub Vivelle Dop, et j’ai eu envie de cette liberté, je suis obsédé par l’adolescence, le désintérêt, comme un personnage de film de Larry Clark en plus beau, si j’avais des couilles je serais tueur en série, j’utiliserai mon sexe comme un poignard, j’aime les garçons minces et trop mignon pour être réellement intéressant, ceux qui sourient avec les yeux pour pas s’écrouler, j’ai l’impression de passer mon temps à sourire, et ça m’épuise, j’en ai marre de m’excuser d’être là, toujours marcher sur des œufs, les gens aiment bien me dire ce qui les dérangent chez moi dés que je sors du cadre qu’il m’ont attribué, je suis tellement lisse que j’en devient transparent, je pense que c’est pour ça que je plais aux gamins, ils peuvent projeter ce qu’ils veulent, je me cache dans mon lit, rester seul, je me force à faire les choses en me disant que c’est en faisant que je deviendrai normal, partir en voyage c’est comme mourir à chaque fois, je suis pas vraiment moi, et c’est facile de mimer le touriste, je sais même plus si j’aime vraiment ça ou je le fais pour ne pas n’avoir plus rien, j’ai envie de fumer jusqu’à avoir l’impression de bruler de l’intérieur, je déteste cette vie que j’ai devant moi, je ne veux pas avoir peur de ne pas rebosser pour tf1, et j’ai plein de thune dont j’ai rien à foutre parce que je suis incapable de la dépenser, je sais pas pourquoi je m’empêche d’être un connard, j’aime pas être un gentil.
2010: Empire of the Sun
J'ai passé 2 semaines seul, chez mon père, coupé du monde, à manger des sorbets aux fruits rouges et du comté, écouter Empire of the Sun, regarder la fin de la coupe du monde, la saison 8 de 24, la 3 de Gossip Girl, ou l'orage, me retrouver un peu seul, ça faisait un bail. Mes travaux sont presque finis, ça a pris plus de temps que prévu, ne pouvant squatter dans l'immense et superbe appart de meilleure amie qu'une fois tout les 15 jours, pour 1 semaine à chaque fois, mais je touche au but. Et bizarrement, j'aime assez ça, descendre des gravats, faire de l'enduis, poncer, monter des meubles de cuisine Ikéa, tout ça, j'aime surtout l'état dans lequel je suis en rentrant le soir, fourbu et content de moi, rien de tel que le travail physique, de quoi se plaignent les ouvriers franchement. Je pense pouvoir terminer pour la fin de la semaine, je passe à la peinture mardi, de toute façon je n'ai pas le choix, je n'ai nulle part où squatter après, je suis confiant. J'attends toujours mon nouvel iPhone, j'ai envie de bleu canard/turquoise, j'ai arrêté de télécharger à tout va, je regarde les épisodes de séries sur Hulu.com ou directement sur les sites des chaines américaines avec un VPN, j'ai revu Cherry Lips (mois d'août 2009) pour une folle nuit, globalement je suis plutôt heureux de mon mois de juillet.
samedi, décembre 19, 2009
La musique dans la peau.
Je n'ai pas parlé des manifs en Guadeloupe à l'époque, pas envie de rentrer dans le grand débat des gens qui n'y connaissent rien mais ont pleins d'avis (ou de l'extrême gauche complaisante et ignare sur ce coup là), pas envie de parler des propriétaires de magasins blancs se faisant tabasser par les gars du LKP, les supermarchés saccagés pour que personne ne puisse acheter à manger, mais ça me revient en étant ici. Il faut savoir qu'il suffit qu'un gars se casse un ongle et qu'on ne lui donne pas 3 jours de congés pour que toute l'ile soit à feu et à sang, ils bloquent le port pour un rien, les syndicats sont de véritables mafias, coupent l'eau et l'électricité tout les 3 jours, brulent des entrepôts parce qu'un gars qui le méritait a été viré, il faut savoir qu'en Guadeloupe les usines de retraitement des déchets ou des eaux usées sont payées 3 à 5 fois par la métropole ou l'Europe avant d'être réellement construites, c'est une république bananière archaïque et homophobe pleine de corruption et de racisme anti-blanc, où les gens demandent l'indépendance d'un coté mais sont bien contents d'arnaquer les services sociaux de l'autre (comme la Corse quoi), je ne parlerais même pas du LKP et de ses slogans racistes et haineux indépendantistes, le pire est qu'il n'y a pas de béqués comme en Martinique ici, ces grands propriétaires blancs qui possèdent tout, ici t'as les blancs pays (des paysans), les blancs ratés (avec locks qui fument des bédos sur la plage), et les touristes, long ou court terme, des blancs de base attirés par le soleil (souvent fonctionnaires ou ayant tout quitté pour s'installer ici), bref, je déteste cette (les) ile(s). Il pleut pas mal depuis que je suis là, un jour sur deux, je reste allongé sur la plage à écouter le bruit des vagues, et le vent dans les palmiers (il faut bien qu'il y ait des avantages). Ma mère a déménagé dans un lotissement avec plage privée, du coup il n'y a pas grand monde, en général j'aime ça, mais ça veut dire moins de garçons à regarder (lire aucun). Je suis content d'avoir chaud, même si je manque la neige, j'appréhende le retour, passer de 30 à -6°C, de la lumière vive des tropiques à celle déprimante du 13ème de Paris, du grand air au confinement de ma chambre surchauffée... mais surement bien content de revenir dans le monde civilisé.
Mon système de commentaire, Haloscan, est devenu payant, et comme je n'ai pas envie de payer $10 par an les dix prochaines années j'ai mis en place le système gratuit de Blogger, le hic est que je ne peux y importer les anciens, donc 6 ans de commentaires perdu.
mardi, novembre 25, 2008
TF1 m'a tuer ou T'as pas un blog toi ?
Un gars de la régie vient de me demander si j'avais pas un blog...
Sa copine a rencontré quelqu'un qui bosse à la maison mère de ma world compagnie, et le gars lui a parlé de mon blog quand le sujet a dérivé sur "tient ton mec bosse sur cette série..." Pour que dans une situation aussi bidon il parle direct de ça c'est que ça a dû faire le tour là-bas, et franchement ça me fait bien chier. C'est la première fois que j'ai envie de supprimer ce blog.
lundi, septembre 03, 2007
NeimaD en Inde 2007 - Wanderlust
Depuis quelques jours je commençais à sentir la pression monter; j'ai fait les derniers achats, comme un sac à viande au Vieux Campeur, une petite Mag-Lite au BHV, un réveille de voyage chez Muji, des lingettes pour bébé et de la lessive à main au Monop', des draps Muji et une housse de couette Habitat (ah non rien à voir avec le voyage), et des préservatifs.
Mais depuis hier je suis zen, j'ai envie de m'éloigner de mon ordinateur, de Paris, du monde occidental, et me plonger dans cette aventure le plus ouvertement possible. Je sais que je ne serai plus le même après, et rien que ça m'excite énormément. Je pars mardi dans l'après midi, vous pourrez (peut-être - si je le sens comme ça sur place) suivre mon parcours sur ce carnet de voyage fait pour l'occasion:
Giving urban a farewell
Its habitants seem to keen on God
I cannot stomach their rights and wrongs
I have lost my origin
And I don't want to find it again
Whether sailing into nature's laws
And be held by ocean's paws
Wanderlust! relentlessly craving
Wanderlust! peel off the layers
Until we get to the core
Did I imagine it would be like this?
Was it something like this I wished for?
Or will I want more?
Lust for comfort
Suffocates the soul
Relentless restlessness
Liberates me (sets me free)
I feel at home
Whenever the unknown surrounds me
I receive its embrace
Aboard my floating house
Wanderlust! relentlessly craving
Wanderlust! peel off the layers
Until we get to the core
Did I imagine it would be like this?
Was it something like this I wished for?
Or will I want more?
Wanderlust! from island to island
Wanderlust! united in movement
Wonderful! I'm joined with you
Wanderlust!
Can you spot a pattern?
(relentlessly restless)
vendredi, mai 25, 2007
Tada !
Nouveau layout, tout propre, sur la nouvelle version de Blogger, avec une jolie bannière, en fait y'en a 14 20 pour le moment qui s'affichent de façon aléatoire, je n'arrive pas encore à faire tout ce que je veux mais j'aime bien. Voilà.
mercredi, mai 16, 2007
Apologie de l'Oisiveté, Branlette ou Moi je.
La première phrase de ce pastiche est assez intéressante sur comment je peux être perçu : "Aujourd’hui dans ma vie qu’est dix fois mieux la vôtre, j’ai rien foutu parce que j’adore être improductif, que c’est beaucoup plus classe que de bosser et que je vous emmerde", comme si je me la pêtais en exposant ici ma vie pathétique, sur ce blog où j'essaye vaguement de me déculpabiliser d'être en train de "rater ma vie", comme si j'en tirais une fierté, je crois que j'en ai déjà parlé mais j'ai compris assez tôt que parler de soi est prétentieux quand ta vie est intéressante, et globalement chiant si elle est banale (une des raisons qui font que je garde ça pour le net), quand la plupart des gens te jugent sur ta situation professionnelle et le montant de ton salaire j'ai juste appris à ne plus avoir honte de dire "je ne fais rien", parce qu'au final à 24 ans j'avais déjà visité plus de pays que beaucoup n'en verront dans toute leur vie, j'ai été confronté à plus de gens différents, lu plus de livres, vu plus de films, écouté plus de musiques que la plupart des gens de mon âge.
Je n'en tire aucune fierté, ni ne me sens supérieur, c'est juste des faits, ça ne m'aide pas spécialement à me sentir plus heureux mais ça m'aide suffisamment pour supporter le regard négatif qu'on peut me porter parce que je n'ai pas envie de passer ma vie à travailler pour avoir l'illusion de me sentir utile. Quand je suis énervé je me dis même que 2 mois en Asie valent bien 1 année de la vie de la plupart, en enrichissement personnel (non je ne parle pas d'argent), en valeur de qualité/vie, que le fait de bosser 2 ans dans un hôtel m'a moins apporté que l'intensité d'1 mois au Cambodge à 20 ballais, que cette "productivité" n'est qu'un piètre but dans la vie que la société te donne pour t'occuper, ne pas que tu cherches plus loin, à être libre, pour ne pas que tu te retrouves face à toi même et te dises "mais où est l'intérêt". Nous vivons dans une société suffisamment évoluée pour nous permettre de ne pas stagner dans la survie (le corps) et passer à des nourritures plus stimulantes (l'intellect), alors j'en entends déjà pester chez eux se disant que c'est des préoccupations de petits bourges, qu'il faut travailler pour manger, aucun problème, je travaille aussi, de temps à autre, suffisamment pour vivre, je ne veux juste pas que le travail devienne ma vie.
Je me souviens adolescent m'être interrogé sur ce que voulait dire être pauvre, mes parents gagnaient environs 18 miles francs à eux deux avec un remboursement sur la maison de 8 miles francs par mois, et bizarrement je passais pour un gosse de riches parce que mon père avait acheté une vielle Jaguar (qui coûtait le prix d'une Renaud 5) pour assouvir un rêve de gamin, parce qu'ils avaient choisi un vieux corps de ferme à retaper plutôt qu'un pavillon semi-luxe (même prix pour 2x plus d'espace), qu'au lieu d'acheter des meubles de merde clinquant on retapait des trucs trouvés chez Emmaüs (y'a du vrai bois sous les revêtements plastiques) ou bricolage (meuble de télé en caisses de vin), qu'on mangeait du saumon frais et des pâtes fraîches (souvent moins chère que les chips et les produits surgelés), qu'on regardait plutôt Arte que TF1, tu ajoutes la dessus le fait de partir à l'étranger en vacances (parce qu'au final cela te revient au même prix qu'un mois dans un Camping 3 étoiles) et tu obtiens le petit Damien. On avait l'air de riche sans pour autant le vouloir, juste une question de priorité et de savoir que tout est accessible suffit de ne pas se laisser berner.
Avoir une vie agréable ça ne vient pas de l'argent que tu gagnes mais de comment tu le dépenses, j'ai été dans des baraques miteuses de banlieue où tu manges des pâtes tout les jours et les fins de mois sont difficiles mais où les 3 enfants ont chacun un scooter et un téléphone portable, où on paie plus de 100 euros pour l'abonnement Canal+ et autres bouquets cinéma, où y'a toujours des chips qui coutent limite plus chère au prix au kilo que le fois gras. Concrètement il ne faut pas énormément d'argent pour vivre bien, alors forcement si t'es dans le "m'as tu vu" ou/et la consommation comme moyen d'exister t'es mal barré, tu aura toujours cette frustration de ne pas avoir plus, que je trouve ridicule et indécente face à ce qu'il se passe dans le monde. Personnellement je cherche juste un équilibre des priorités, entre le superficiel (parce que j'aime ça aussi le capitalisme) et quelques chose que je trouve bien plus important, une remise en question du dogme et de la logique, et une accumulation d'expériences et de cultures qui font, et surtout feront, pourquoi je suis. (blablabla)
Bon, j'ai un peu oublié ce que je racontais, de toute façon on s'en branle, mais en écrivant je me rends compte que ces quelques années de non "activité" sont comme un repos de tout ce que j'ai pu vivre avant, que j'ai besoin de ce rien pour me remplir à nouveau, et que dans le "grand tableau" ça ne fait que forger un qui je suis qui n'a rien à se reprocher.
vendredi, mai 11, 2007
Ouais d'abord.
Non content de me voler mon code couleur voilà qu'ils me piquent mon style ! Le début est hilarant, vraiment, bravo H., félicitation, beau pastiche, mais je fais vraiment autant de fautes de temps ? (je pensais maitriser un minimum les "é" ou "er") Alors juste pour régler quelques trucs: je ne touche pas le RMI, les mosaïques de vidéo je trouve juste ça joli (j'en ai fait que 2 hein), je ne bois que du Coca normal (à mort l'aspartame !), et je ne ferais JAMAIS de faute à "iPod", quelle idée !
(Par contre Tac-Tac ta parodie bof, je la trouve même insultante, tu as dû me confondre avec Perez Hilton ou un skyblog)
jeudi, avril 26, 2007
My puss is the best on the block. Your puss invaded Iraq !
Margaret Cho je t'aime.
Et dire que j'ai cru tout ce temps que Coco nous avait lâchement abandonné, je viens de découvrir qu'il était sur le blog Pédérama.net (je croyais que ce n'était qu'une émission de radio moi) donc je l'ajoute à mes liens.
lundi, avril 16, 2007
Five Minutes to Kill (Yourself)
Vendredi je passe par le Monoprix de Temple pour acheter des bières à apporter à la boum près Mort aux Jeunes de Pheel et sur des écrans plasma y'a l'horoscope de la semaine: "Sortez, bougez, revoyez de vieux amis ! Un soucis administratif ? Il se débloque !", c'est marrant cette semaine j'ai reçu une lettre qui me réclamait genre plein de thune si j'envoyais pas des infos sur un truc inexistant et j'ai flippé grave mais finalement ça c'est débloqué super facilement, c'est genre mon premier problème administratif depuis des années, c'est marrant le hasard quand même. Bon à cette "avant" y'avait plein de gens, j'ai surtout discuté avec Freaky et son mec, puis j'ai vu Garoo pour la première fois, et j'ai trouvé que Nothing n'était pas du tout comme je me l'étais imaginé niveau personnalité. Une fois au Pulp j'ai bu pour 50 euros de vodka/pomme, j'ai emballé 2 mecs, ai bu des gorgés de la bière du mec de Nothing (qui du coup me déteste), mangé les cheveux de Pheel, fais chier un sarkosiste, dansé et bien rigolé, fais fuir un américain parce que je ne me souvenais pas du nom de son pote avec qui j'ai baisé une fois genre y'a 2 ans, me suis fait offrir un verre par une lesbienne (bon ok je la connaissais) et oublié en partant de lui laisser mon tel comme prévu, et me suis vraiment bien amusé au final.
Y'a des sites qui te proposent un questionnaire pour définir tes affinités électorales, bah je suis définitivement bien de gauche, youpi:
J'avais voté pour Besançenot en 2002, je suis plutôt cohérent finalement. Bref, je retourne mourir dans mon lit, vive le printemps.
En cadeau un petit jeu pour tout ceux qui travaillent (quelle idée), 5 minutes pour te suicider au bureau:
lundi, mars 19, 2007
lundi, février 26, 2007
Save the cheerleader, save the world.
dimanche, janvier 28, 2007
The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living.
Je supporte de moins en moins de rentrer chez moi après une fête et de puer la clope froide, je dois vider un spray de Febreze pour réussir à dormir, et le plus drôle dans cette histoire est que je vois les fumeurs comme dans la pub anti-tabac avec les mirlitons maintenant (c'est con je ne trouve la vidéo nulle part). [Skins] est une nouvelle série anglaise de Channel 4 sur des ados, rien de bien passionnant sauf peut-être le personnage du bogosse de la troupe: Tony qui est vraiment craquant (oui je sais on est pas vendredi). John Galliano a fait fort avec ses tableaux vivants inspiration Japon/Madame Butterfly pour le défilé Haute Couture Dior 2007/2008, très belle Dita Von Teese chez Gaultier, par contre Karl pour Chanel bof bof. Sarkozy est une sous merde de Pasqua qui se croit à la starac, sur son site tu peux le soutenir en envoyant "Nicolas" au 81212, c'est risible, et il peut se foutre de la gueule de Ségolène sur sa politique extérieur mais un ministre de l'intérieur français qui harcèle bush pour être pris en photo avec en posant sur une estrade entre deux porte je trouve cela beaucoup plus grave. Il est vraiment beau Oliver Rohé (écrivain, chroniqueur dans Ca balance à Paris sur Paris Première).
Et puis c'est quoi ce blogeur qui vient te parler quand il a le feu au cul, te propose d'organiser sur lui un gang bang anal avec tout les actifs qui trainent dans le département, comme si c'était normal pour toi, t'as un peu l'impression qu'il vient s'encanailler comme une pucelle au près du marquis de Sade, mais se ravise à chaque fois pour "aller boire un pot avec un pote" (pourtant tu le vois toujours connecté) comme si tu était un shoot d'hero pour un junky en rehab ou un muffin au chocolat pour Nicole Richie alors qu'au final toi tu ne lui proposais que d'aller bouffer une pizza hein, il est tout fière d'avoir éviter le démon, alors que ça fait 2 ans que tu discute avec lui sur le net, il te sort "n'en rajoute pas j'ai assez de mal a assumer comme ça"... Assumer quoi ? Le fait de me parler ? De me foutre des vents à chaque fois comme si j'étais le pire des vice ? Alors qu'outre mesure il assume parfaitement son homosexualité, faut pas croire, il a 24 ans le petit, pas 15, et qu'il n'est pas le dernier à faire des plans cul, à la base c'est quand même lui qui est venu à moi, j'ai l'air d'une grosse salope ? Ou c'est juste que j'assume tout ce que je fais qui lui fait peur ? En attendant il me fais penser à un cul serré de bénitier qui se servirait de moi comme soupape de refroidissement, tranquille pépère il se chauffe en me parlant et après est tout content de se prouver qu'il peut résister aux tentations du mal, bah flash news je ne suis pas le service public du Vatican: restez pure en 3 cliques.
Marilyn Manson - Tainted Love
mercredi, janvier 10, 2007
Hyperballad, ou Britney's Vagina (again)
Salut Kofi ! Bienvenue [Ban] !
Eric Zemmour est vraiment le roi des cons, quel est le crétin (Patrick de Carolis ?) qui a pu avoir l'idée de le foutre à l'antenne sur le service public, je propose un grand boycott de la redevance. C'est marrant de relire un peu ses archives, je suis tombé sur un post de janvier 2005 où je prédis le [Vagina Tour 2007] de Britney Spears, finalement avec 2 ans d'avance j'avais vu [juste]. Courteney Cox est plutôt moyenne dans sa nouvelle série [Dirt] sur la chaine cablée FX (The Shield, Nip/Tuck), remarque elle n'a jamais été exceptionnelle, même dans Friends, la série elle même est passable, le monde des tabloïdes vs célébrités y est dépeint de façon attendu, avec les justifications usuelles, c'est gentiment décadent, barré juste le nécessaire pour un show du cable, rien de bien bouleversant.
Dans la série foutez-lui une grande baffe dans la gueule cette semaine j'ai l'honneur de vous présenter [Kelly Capwell] de Coquecigrue* qui nous propose des textes qui fleurent bon le terroir, le bon sens populaire, avec un arrière gout (mot clef: euphémisme) donneuse de leçons/cul pincé, sorte de "redresseuse" de tort snob et inutile, qui se mêle de ce qui ne la regarde pas avec une supériorité mal placée et un sens du civisme pétainiste. Madame joue les bourgeoises offusquées sur la banlieue, l'éducation, les jeunes, les beaufs, (...) suffit de lire les [histoires de PMU] de son mec pour se dire que c'est un peu James Brown qui dit à Saddam Hussein qu'il est mort, en ajoutant ma bonne dame ou à qui le dites vous à la fin de certaines phrases on obtient une jolie analyse de société façon Steevy au salon de coiffure de Yzeures sur Creuse (Exemple : "Les gamins ont été surpris quand je leur ai dit que ça m’étonnerait que Mohammed, au Maroc, fête la nativité."). Elle qui s'enorgueillit de ne jamais faire de faute d'orthographe devrait revoir ses tournures de phrase, elles sont d'un pesant (imparfait quand tu nous tient !), c'en est douloureux, ça ressemble à une rédaction de 6ème, avec l'intérêt en moins, c'est pour dire. Médiocrement scolaire, et le fond vole rarement plus haut que on se demande après pourquoi le pays va si mal, bah commence par te remettre en question, le de villier(s)-isme primaire est en route, fuyez.
Hier soir je suis allé voir Edouard Baer et ses potes à la Cigale dans son spectacle de music-hall avec de l'humour pas drôle donc à mourir de rire: [La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti]. Le créateur de Dominos Pizza vient de créer dans le sud de la Floride une ville "garantie 100% catholique" nommée Ave Maria, l'avortement y est interdit dans l'hôpital local, homosexualité et "sexe pour le plaisir" conspués par le prêtre du coin (remarque comme d'hab), la vente de préservatif et de la pilule contraceptive bannis des pharmacies... On est en 2007, mais quand les américains vont-ils se souvenir que leurs ancêtres ont fuient l'Europe à cause de son conservatisme religieux ? C'est tellement puant, je lance donc le boycott de la religion... euh... des Dominos Pizza, pardon.
Pendant ce temps là, en Somalie, c'est toujours la guerre.
J'ai rencontré un garçon qui ressemble au prince charmant dans les contes pour enfants, il est grand avec des cheveux noirs bouclés, un regard mystérieux et une bouche joliment dessinée, et son corps est doux quand il frotte nu contre le miens, mais ssshhhhhh.
En cadeau un clip de Björk pour bien lancer l'année:
Björk - Hyperballad
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