J'ai eu connaissance de la mini-série espagnole Veneno quand elle a fait un petit buzz il y a quelques mois, au moment de sa diffusion aux USA par HBO Max fin 2020 (elle est sur BrutX en France), j'ai pensé que c'était une sorte de série documentaire, et je n'avais pas eu envie de la regarder. Puis il y a eu un runway spécial "La Veneno" dans le Drag Race España qui a titillé ma curiosité pour le personnage. Et dans un podcast, que j'ai écouté la semaine dernière, la brillante Anohni en faisait l'éloge aussi, ça m'a décidé. J'ai donc regardé le premier épisode, et ça a été le coup de foudre instantané, c'est vibrant et cru, violent et sans tabou, notamment sur la télé poubelle des années 90 et surtout le milieu de la prostitution trans, il n'y a pas de romantisation, en comparaison aller "faire les docks" dans Pose ressemble à bosser chez Sephora. Les 2 premiers épisodes m'ont complètement conquis, c'est plus chaotique sur la suite, il y a des scènes absolument bouleversantes, mais aussi des longueurs et des passages un peu parasitant ou moins parlants (étonnamment sa période de transition épisode 3 et 4, problème de casting ?), elle aurait gagné à faire 5 heures plutôt que 8.
Daniela Santiago, l'actrice qui interprète le rôle titre jeune, est captivante de réalisme, c'est surement pour ça que j'ai pensé à un documentaire en voyant passer les promos. Isabel Torres tient le rôle 10 ans plus tard, et est absolument bouleversante de sincérité. Il y aussi Paca La Piraña qui est fantastique, elle s’interprète elle-même dans cette fiction sur la vie de sa meilleure amie décédée fin 2016. L'ensemble du cast (majoritairement trans et débutant) est impressionnant en fait, j'ai juste été moins convaincu par certains passages avec Lola Rodríguez, l'autre rôle central, c'est peut-être son intérêt dans l'histoire qui n'est pas toujours flagrant, elle prend trop de place et n'est plus qu'un "contre exemple" fade au bout d'un moment, trop plein d'innocence naïve, surtout sur la longueur, ça fait que l'équilibre n'est pas toujours bon, et ses scènes sans Cristina ou Paca font un peu téléfilm basique sans aspérité.
Mais c'est une oeuvre extrêmement touchante, et fun aussi, cette destiné entre lumière artificielle et tragédie, la mise en scène est globalement inspirée et originale, les flashbacks sur l'enfance/adolescence de Cristina dans son village sont crèves coeur, la confrontation entre fantasme et réalité brutale, dans son ensemble c'est une vraie réussite.
lundi, juillet 26, 2021
La Veneno.
samedi, juillet 24, 2021
I don't fuck bitches, I'm queer, huh.
vendredi, juillet 16, 2021
Every Star Shivers in the Dark.
Le gars pour mon changement de fenêtre est réapparu, il a eu un soucis et a été à l'arrêt pendant plus de 10 jours, ce n'est pas super rassurant mais je l'ai trouvé sur le site officiel faire.gouv.fr des artisans RGE, et il a un local physique juste à coté de chez moi, l'aventure est repartie du coup. Entre temps j'ai mis un joint en caoutchouc pour calfeutrer ma vieille fenêtre, et je suis débile de ne pas l'avoir fait avant, la différence est flagrante, je n'imaginais pas obtenir un tel changement. J'ai aussi pris des rideaux occultants qui le sont vraiment, que j'ai mis l'un sur l'autre pour accentuer l'effet phonique, et avec l'association des deux je n'aurai presque plus besoin de double vitrage je me suis habitué rapidement à la différence en fait, les éclats de voix sont un peu atténués, mais j'ai toujours définitivement besoin de double vitrage, et avec le temps de fabrication (française) ça ne serra pas avant fin septembre au moins.
J'ai trouvé un acheteur pour l'appart de mes parents, le prix nous convient et il a l'air solide, c'est cool, maintenant on entre dans le technique avec le compromis de vente, et plus tard la vente elle même.
J'ai été visiter l'expo Elles Font l'Abstraction au Centre Pompidou, intéressante, didactique avec le podcast dédié, mais j'ai trouvé que ça manquait d'oeuvres marquantes, qui fascinent par elles-mêmes et pas surtout pour leur importance symbolique, c'est aussi peut-être parce que l'art abstrait a été exposé/ popularisé/ exploité jusqu'à l'os, et que du coup il est moins captivant en 2021. J'ai préféré l'hommage à Georges Rouault à l'étage du dessous, ce mur couvert de scènes de vie/ représentations du Christ en noir et blanc était captivant. Et après la Bourse de Commerce j'ai trouvé Beaubourg sombre et carré.
J'adore la chanson Every Star Shivers in the Dark de Lael Neale, que j'ai entendu sur FIP en pensant que c'était un nouveau morceau de Mitski, le reste de son album Acquainted With Night est un peu trop folk indé stéréotypé banal, avec une qualité sonore façon vinyle couplé à une voix stridente, qui avec le grézillement/souffle est vraiment irritante par moment, à la limite du supportable pour moi, un peu comme CocoRosie à l'époque, mais certains passages sont intéressants.
Je n'aime pas du tout le nouveau Mykki Blanco: Broken Hearts & Beauty Sleep, je ne reconnais rien de ce qui m'avait plu sur le précédent, dommage.
L'album indie-pop Jubilee de Japanese Breakfast est sympa et parfait pour l'été, joyeux et frais, à voir si il m'en reste plus après quelques écoutes.
Et j'aime bien le nouvel album de Tyler, the Creator: Call Me If You Get Lost, pas autant que IGOR (2019), il est musicalement moins prenant, mais je le passe avec plaisir.
J'ai regardé le film Promising Youg Woman, et c'est un sacré film, je n'arrive pas trop à savoir ce que j'en pense et ce n'est pas grave, Carey Mulligan est fantastique dedans, Bo Burnham aussi, toujours un plaisir de voir Laverne Cox et Jennifer Coolidge, c'est marquant et intéressant, l'effet recherché est clairement de laisser un malaise, dans l'esprit d'une oeuvre comme I May Destroy You (BBC/HBO), je pense qu'il va vivre quelques temps en moi.
Cruella est une déception, j'adore Emma Stone, mais ce film ne fonctionne pas du tout, c'est un sous Devil Wears Prada mal écrit.
Black Widow est un bon Marvel, les combats et les effets spéciaux sont grandioses, les acteurs bons, l'histoire distrayante, on se balade partout dans le monde, c'est fun, un bon divertissement, dans l'esprit James Bond/Jason Bourne, Mission Impossible, ou la série Hanna. Et ça montre surtout à quelle point le personnage, mais aussi Scarlett Johansson, ont été complètement sous utilisés dans leurs films jusque là.
Je trouve la série Loki (Disney+), faisant partie du MCU aussi, très chouette et décalée, elle n'est pas parfaite (c'est un peu lent et verbeux, dans pas mal de moment on sent vraiment le fond vert, et il n'y a souvent pas d'enjeux vu que les "méchants" sont hyper mauvais à leur job), mais c'est beau, bien joué, farfelue comme un comics, avec des inspirations entre le Magicien d'Oz et L'Histoire Sans Fin. C'est la meilleure série Marvel/Disney+, WandaVision était cool aussi, et les 2 lancent le suite du MCU avec panache.
Je me rends compte, petit à petit, l'influence qu'avait la fréquentation virtuelle de cet ex-pote sur ma psyché, c'est con mais en échange d'un peu de moquerie rigolote et de posts sur Isabelle Huppert j'avais ce truc qui me titillait le cerveau en permanence. Petit à petit, cette négativité diffuse au milieu d'un micmac hystérique d'avis sur tout, ce bourdonnement permanent d'indignations artificielles fait pour provoquer la rage (?), sans la moindre recherche de solution ou d’apaisement, s'était transformé en un brouillard d'angoisse, me rendant le monde encore plus à vif et agressif. Je n'arrive toujours pas à savoir si il en est conscient, et j'avoue que je m'en fous, mais il fabrique ça avec minutie et application, jour après jour, comme une mission d'incitation à la haine. Et je réalise, maintenant que je n'y suis plus exposé, à quel point je suis plus zen et bien dans ma tête loin de tout ça.
mercredi, juillet 14, 2021
Live, Werk, Pose.
Normal People (BBC/Hulu) est une valse amoureuse envoûtante, un show viscéral et délicat, Marianne et Connell vivent encore dans ma tête. (Techniquement diffusée pendant la saison télé précédente, mais elle mérite tellement cette place)
La franchise RuPaul's Drag Race (VH1) a eu une année assez grandiose, et nous a proposé, dans l'ordre, un All Stars 5 fun, une saison 13 de pro, une saison 2 UK (BBC) iconique, et une Down Under (Australie/Nouvelle-Zélande) décevante, auxquelles on peut ajouter les déclinaisons sans RuPaul, comme la très chouette première saison canadienne, une moyenne hollandaise, et l'étrange espagnole, voir par extension les vidéos YouTube avec Trixie Mattel dedans. Étonnamment le concept ne se fatigue pas, il y a clairement un vivier de queens, plus fascinantes et talentueuses les une que les autres, inépuisable. La télé-réalité qui m'a sauvé de la folie dans ces temps troublés.
Pose (FX) nous a proposé une superbe dernière saison, pleine d'émotion et d'excitation, il y avait clairement matière à continuer encore quelques saisons, de prendre le temps, mais cette "précipitation" finale était plutôt jouissive.
I May Destroy You (BBC/HBO) est dérangeante, importante, brillante, Michaela Coel est une star.
In Treatment (HBO) revient pour une saison 4/reboot après 10 ans d'absence avec de grandes performances (Uzo Aduba et Anthony Ramos en tête), et des thématiques actuelles, elle est (presque) aussi parfaite que l'originale.
Lovecraft Country (HBO), mélange de regard cru sur le racisme historique aux USA et contes fantastico-horrifiques fun, est un divertissement intelligent bien équilibré et nécéssaire.
The Crown (Netflix) est toujours au top, j'ai un peu moins aimé cette saison que les précédentes je crois, mais ça reste une grande série, pleine de performances mémorables.
The Queen's Gambit (Netflix) est très chouette et superbe, mais il ne m'en reste pas grand chose aujourd'hui, au delà du visage d'Anya Taylor-Joy, ça n'en reste pas moins une des séries marquantes de l'année.
The Mandalorian (Disney+) a réussit sa seconde saison en continuant d’approfondir l'univers Star Wars avec brio.
Girls5Eva (Peacock) est ma comédie de l'année, juste hilarante.
La série espagnole Veneno (Atresplayer Premium) est une belle série, avec des moments absolument bouleversants et superbes, le cast trans est (globalement) impeccable, la mise en scène inspirée, la thématique importante, elle aurait gagnée à être un peu plus concise, mais c’est une oeuvre marquante.
Je ne sais pas si il y a une grande différence avec la première, mais la saison 2 de Legendary (HBO Max) m'a beaucoup plus fait tripper.
Solar Opposites (Hulu) saison 2 a été plus fun que la première en installant son univers propre, et continue à se faire sa place en sortant de l'ombre de Rick & Morty.
Alice in Borderland (Netflix) est une série japonaise adaptée d'un manga, un peu caricaturale par moment du coup, mais suffisamment bien ficelée pour qu'on soit accroché jusqu'au bout.
Mare of Easttown (HBO) est un drama policier un peu cliché et déjà vu, mais haut de gamme et prenant, avec Kate Winslet en cheffe de file.
Plus on avance dans l'uchronie spatiale For All Mankind (saison 2 - tv+), plus elle devient riche et captivante.
A Black Lady Sketch Show (HBO) saison 2 est un peu moins hilarante que la première mais reste drôle et originale.
Ted Lasso (tv+) est une chouette petite comédie dans le milieu du foot anglais pleine de positivité, ce qui est rare et bienvenu en ce moment.
The Flight Attendant (HBO Max) nous balade en première classe au 4 coins du monde, pour une intrigue un peu délirante, à la frontière entre drame sombre et comédie hystérique, sur-mesure pour Kaley Cuoco.
Brave New World (Peacock) n'arrive pas au niveau de ses ambitions, mais reste une série de qualité que j'ai pris plaisir à suivre.
mercredi, juillet 07, 2021
Ouverture.
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