mercredi, mai 31, 2017

Brume de Sable.


 J'ai retrouvé une carte de mes grands-parents maternels quand j'étais chez mon père, le mot était signé "mamie et papy" de la main de ma grand-mère et il était ajouté "Marcel" de celle de mon beau grand-père, ça m'a fait me souvenir que quand j'étais petit il me disait de ne pas l'appeler "papy", parce qu'il n'était pas "mon grand-père biologique", alors qu'il est avec ma grand-mère depuis avant ma naissance, du coup, juste avant d'arriver chez eux, pour Noël ou Pâques, mes parents me disaient, devant la porte: "n'oublie pas de l'appeler papy surtout", j'adore mes parents. Je pense à ça parce que j'ai arrêté de penser à eux il y a quelques années, il y a eu une engueulade de famille entre ma mère et son frère, et il a dit à son fils biologique de "jeter ma mère dehors", elle était en visite à Toulouse chez lui, ce que ce connard a fait, bref, je n'ai jamais été très famille, je ne me suis jamais vraiment intéressé à ces gens, parce que je ne les voyais que 3-4 fois par an, et qu'ils étaient des étrangers de toute façon, jamais vraiment investi. Mais c'était "la famille", alors je ne me demandais pas si je les appréciais en tant que personne, ils étaient là, c'est tout, et il fallait faire avec. Sauf que maintenant ils n'existent plus vraiment, leur réaction, comment ils ont essayé de me mêler à leurs histoires, alors que je leur demandais de ne pas le faire, comment ils m'ont poussé à prendre parti, et quand j'ai pointé leur responsabilité dans tout ça ils l'ont mal pris, il a mal pris que je dise que "sa" famille a un problème avec l'alcool, ce sont ses mots, "sa" famille, comme si ce n'était pas la mienne, alors je les ai vu pour qui ils étaient, et le décorum est parti en fumé. Et puis ma grand-mère s'est excusée, excusée de ne jamais vraiment avoir été une "vraie grand-mère pour moi", j'ai réalisé que c'était vrai, que j'étais toujours là souriant et faisant comme si de rien n'était mais qu'en faites ils n'en avaient rien à foutre de moi, depuis longtemps. Elle a aussi défendu mon grand-père, me disant qu'il m'a toujours bien "accueillit chez eux" (sic), je repense à toutes leurs mesquineries, leur négativité permanente, toujours à rabaisser et prendre les gens de haut, des relations basées sur du vide, des faux semblants, des attentes d'une autre époque quand "famille" n'était pas juste un concept pour essayer d'emprisonner les gens dans des relations toxiques et formatées, c'est un mot qui n'a plus de poids, ça ne me touche plus du tout. Et je prendrai toujours le parti de ma mère, parce que c'est ma mère, et que je compte bien la garder dans ma vie jusqu'au bout.

Elle me raconte que quand j'étais petit j'étais adorable: "tout blond, tout mignon, tout câlin", que je n'ai fait un caprice qu'une fois, à pleurer allongé au sol, dans une boulangerie, et qu'ils n'ont pas cédé, que quand je voulais quelque chose après ça je demandais "Est-ce que je pourrais avoir ça ? Si c'est pas trop chère bien sûr". Je suis content d'avoir pu lui faire un bisou pour ses 60 ans.


J'ai adoré la dernière saison de Girls, que j'ai binge watché en 2 jours, c'est aussi juste et brillant que la précédente, sauf le dernier épisode, qui était en trop je trouve, et celui à Poughkeepsie aussi, si je dois pinailler. C'était une putain de série, même si les saisons 3 et 4 étaient un peu en dessous, Lena Dunham est vraiment talentueuse, même si extrêmement agaçante dans sa vie publique, j'ai hâte de voir ce qu'elle fera par la suite. J'ai recommencé à aimer The Leftovers, quand c'était moins centré sur les white smokers, j'ai regardé les épisodes comme on lit un livre, en les enchaînant, avant et après la plage, sans tout comprendre, mais ce n'est pas bien grave, je commence la saison 2. C'était cool d'entendre du PJ Harvey dans le pilot de Big Little Lies, la série a l'air sympa, c'est bien joué, c'est joli, mais je ne suis pas sûr que la thématique me donne envie. Et il y a quelque chose qui ne marche pas dans 13 Reasons Why, je regarderai probablement jusqu'au bout, en enchaînant les épisodes un soir où l'envie d'un teen drama me prendra, mais tout fait artificiel, le jeu est passable voir médiocre, les situations et rapports entre les personnages ne sonnent pas justes, tout est un peu trop cliché et attendu. Tout l'inverse de This Is Us, qui même si elle va souffrir d'être sur un network avec 18-24 épisodes par saison, reste pour le moment vraiment juste, très bien jouée, bien écrite et attachante.

Le soleil est vraiment différent ici, j'arrive à m'y exposer le matin et dans l'après midi, alors qu'en Asie il me semblait toujours trop chaud, ce n'était pas que moi. On a eu des alertes rouges pollution, pour la brume de sable, que l'on voyait au loin, le sable du Sahara qui tourbillonne au dessus de l'Atlantique pour venir assombrir le ciel des Antilles, mais c'était moins gênant que le haze en Malaisie. Je n'ai pratiquement pas écouté de musique depuis 2 semaines, j'ai été triste pour Manchester, une ville que j'adore et où j'ai de la famille, j'ai mangé trop de cônes à la vanille et de gratin dauphinois, regardé les pélicans et frégates plonger dans l'eau, je suis tout bronzé, encore plus qu'avant, et j'ai envie de rentrer à Paris là.

1 commentaire:

Damien a dit…

J'ai particulièrement aimé lire la première partie de ton post : tout y est exprimé avec pudeur.
Prends soin de toi.

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