lundi, février 28, 2005

Silence, j'écris.



 "Au fond c'est de ça qu'il s'agit, tu m'attends, je ne suis pas là, j'arrive, j'entre dans la pièce, pour toi je n'existe qu'à partir de là, or avant j'existais, je pensais, je souffrais peut-être, voilà ce dont il s'agit, te montrer toi vivante, pensant à moi, et me voir en même temps, moi vivant, par cela même. Je souligne."

Pierrot le fou - Jean Luc Godard (1965)

samedi, février 26, 2005

Who said cliché ?

 Je passe la nuit dans ses bras, c’est tout chaud, c’est tout doux, vive le warmbuddy, c’est juste chiant qu’il ne soit pas plus disposé à jouer les couvertures chauffantes, il a son école, j’ai froid souvent la nuit, et c’est con aussi mais je me suis habitué à ses gros bras qui font 3x les miens (toujours les même, tant pis si tu ne suis pas). En rentrant personne ne semble interloqué par ma prestation de Martina Topley Bird en play-back, dans les grandes villes passée la paranoïa tu nages dans un plaisant anonymat, je décide d’aller me promener vers le pont des arts, il fait grand beau, des mouettes dans le ciel, je m’affale sur une chaise métallique peinte en vert près d’un bassin dans le jardin des tuileries, je compte les japonais, je recharge les batteries, la chanteuse de Télépopmusik me raconte qu’elle est habituée maintenant, encore une journée allongée dans son lit à regarder le plafond, mais qu’il suffit d’y croire et surtout de respirer, je ne connais que trop, le plafond est bleu ici et l’air moins vicié, le vent est enivrant, je marche dans la neige, j’aime la sensation, je tourne en rond et joue comme un gamin, un grand sourire sur le visage, Paris s’est habillée comme une pute de l’est, endimanchée de renard argenté, c’est tape à l’œil mais magnifié, comment ne pas penser au Roi Soleil et à un Tout le monde dit I love you encore plus bigarré, les chansons s’enchaînent mais le froid devient mordant, ni Goran Bregovic ni même Dani Siciliano ne me feront tenir longtemps, je bifurque du pont neuf pour aller me poser devant un thé, je vois que Bass.line propose un [défi même pas cap’] aux garçons en rapport aux publicités pour caleçons à dentelle que l’on voit dans les rues en ce moment, je lis un peu (sur papier), commence à sombrer quand mon téléphone vibre (oui celui d’avant ne faisait que sonner), c’est [le garçon au maillot de bain rouge] (mots-clés :Guadeloupe, corps de rêve, baise hôtel désaffecté.), il m’invite à boire un verre, on va prendre une bière au Lézard rue Tiquetonne, on discute de nos mères respectives, de pourquoi il est bronzé, de mes amants, du vase Habitat qu’il doit changer, de ses plans de carrière, de ceux que je devrais avoir, c’est vraiment un mec cool, je prends toujours plaisir à le voir, retour point de départ, j'allume un peu la télé, je bois un verre de coca éventé, me demande ce que je vais faire ce soir, voir des amis ou bien baiser, vibration bien placée, ce sera direction le ciné pour l'avant première du très bon film [Stage Beauty] de Richard Eyre en présence de Rupert Everett, bye Rupert keep in touch thanks for the blow job, ligne 11 bouffe puis bedo dans l'atelier/loft bellevillois où tout le monde ne fait que parler de ce diner chez Josiane Balasko où je n'étais pas, 1h décollage j'ai besoin de sommeil, voilà, just another day.

{Martina Topley Bird - Anything < Telepopmusik - Breathe < Nada Surf - Popular}

mardi, février 22, 2005

et ron, et ron, petit patapon.

 Je suis fou de l'écriture de Fanny Chiarello, je n'ai pas encore fini son bouquin Push the push button donc pour le moment juste son style me fait jouir, je verrai plus tard pour le reste, et c'est encore une lesbienne, damned. Je me suis acheté un nouveau téléphone portable, je me demande bien pourquoi, cela fait déjà un bout de temps que je n'en ai plus l'utilité. La série Nip/Tuck c'est un peu de la merde quand même, cette dichotomie entre le méchant docteur mais pas tant que ça à la vie dissolue et le gentil patriarche bien pensant propre sur lui mais en fait non est un chouïa bidon, surtout quand les valeurs familiales reposent sur le mensonge, la mauvaise foi, essayer de tenir le plus possible les autres à l'écart de ses sentiments, refuser le moindre échange intelligent avec ses enfants, évoluer sur la loi du moi j'ai raison je donne des leçons et je ne veux surtout pas me remettre en question, fait ce que je dis pas ce que je fais, en gros une bonne stigmatisation du pourrissement de l'american way of life, le brave chirurgien plasticien moraliste a des mimiques de débile profond et découvre chaque jour le sens de la vie grâce à une blague carambar©, la mère est une puritaine mal baisée qui n'a visiblement jamais réfléchi par elle même, le fils ressemble à michael jackson tellement il a l'air refait, le seul personnage relativement intéressant est le médecin décadent qui s'en prend plein la gueule alors qu'il est le seul à être encore vaguement humain, et encore, non, c'est ma bite qui parle, c'est juste un autre cliché, rajoutez à cela une musique totalement à coté de la plaque les 3/4 du temps et des scènes d'opérations très réalistes pour faire pseudo innovant, la saison 1 était vraiment à chier, heureusement que la saison 2 est mieux (?), en tout les cas [Famke Janssen] y est grandiose et remet un peu les choses à leurs places. J'écoute David Bowie en me touchant la nuit, ma mère en était fan du coup je n'ai jamais pu vraiment apprécier, on peut dire que je me rattrape, ce mec est un dieu et sa voix à pleurer. J'ai eu des nouvelles du matelot (MonsieurBleu/Blanc) qui m'a fait savoir qu'il entendait ma douce voix quand il me lisait, si tu veux que je te nique dis-le, je pourrai utiliser mon nouveau mobile comme ça, et même de dire ça j'en ai un noeud dans l'estomac.

Dykes are the new fags. Ce matin avant de dormir j'ai regardé le all new the L word saison II, et *Shazam aller-retour claquement de doigts* ça fait du bien ma soeur.

dimanche, février 20, 2005

À lire tout bas.

 Tous les jours je me réveille trop tôt, vers 6h, je range un peu mon appartement, je regarde un ou deux films, il est malade en ce moment, iPodGirl est à Berlin, aujourd'hui je suis allé chez ma voisine faire une machine, dimanche après midi à bavasser en buvant du vrai café, de l'éducation nationale qu'elle espère fuir, de nous, de notre auto-sabotage, de mon incapacité à entretenir les amitiés, on continue tout ça sur la Place du Bourg-Tibourg dans une pizzeria, ballade dans le Marais en position couple, des boutiques pleinnes de chalands, je vais faire un tour dans Beaubourg car je ne souhaite pas rentrer maintenant, les scarifications de Gina Pane, trop de poussettes et de gens, je suis las, la vue est belle, je manque de perspective chez moi, je donne sur une cour, il pleut et Vincent Gallo amortit les gouttes, je reste deux heures sur un banc le nez à la fenêtre, Sunday Morning du Velvet Underground mais il se fait déjà tard et bientôt presque nuit, ne vous inquiétez pas, je me suis ennuyé en l'écrivant aussi.

jeudi, février 17, 2005

T.K.O. Hear it on the radio, T.K.O. Play it on the stereo, T.K.O. Watch a live video.

 Parce qu'elles le valent bien, parce qu'elles broutent du minou, parce qu'elles déchirent, parce que je viens d'acheter ma place pour leur concert du 25 mars, parce que c'est comme ça.



Just for fun.

My name NeimaD: married to myself, ou pourquoi j'ai toujours préfèré les cauchemars.

 Je rencontre un garçon, on vit près d'une mer chaude comme en guadeloupe, je crois qu'il sort avec la plus belle fille du collège avec qui j'ai flirté plusieurs années, on est en symbiose totale, j'ai envie de me coller à lui et ne jamais en bouger, masculin, il est beau, il est parfait, il est riche aussi, je n'ai à me soucier que de lui, on fait tout ensemble, on vit près de la mer dans une maison sur pilotis, je sais que j'habite là uniquement pour lui, que je ferais bien plus que ça encore, c'est un amour qui prend toute la place, il est assez silencieux mais je sais qu'il m'aime, je le vois dans ses yeux, dans son sourire, quand ses bras me serrent fort, je refuse d'y voir quoique ce soit d'autre, un jour je lui dis que je suis trop fatigué pour aller nager avec lui, que de toute façon il va m'échapper, je le sens, je gâche tout, il décide d'y aller avec elle, j'attache un linge blanc sur la porte d'entrée, je suis déjà en deuil et je sens pendant son absence qu'il va m'abandonner, j'ai mal mais je refuse d'y penser, j'essaye de m'occuper, j'occulte, je dors, je le vois nager au loin, je l'imagine me trompant, retomber amoureux d'elle, je l'entends approcher, un bruit de baiser, je ne veux pas l'entendre, je me cache au fond de mon lit, il me dit tu avais raison, et j'ai le ventre qui se déchire en deux, alors je me suis réveillé, dans ce rêve mon moi tourmenté était amoureux de mon reflet idéalisé et cynique, le mythe de Narcisse, le neimad passionné (niais ?) de [MonsieurBleu/Blanc] (1 semaine) amoureux de celui distant (manipulateur ?) de [YeuxBleusCheveuxNoirs] (1 mois, avec qui j'ai rompu [fin janvier]), j'ai toujours détesté les rêves, ils m'ont toujours fait trop de mal, leur intensité face à la vie, c'était un de ceux qui te donnent envie de pleurer le matin car tu sais que jamais tu ne seras aussi heureux, qui te tordent l'estomac, tu essayes d'en faire des photos de moments parfaits vers lesquels tendre mais tout y sonne faux, quand tu veux les saisir ils ne font que creuser au fond de ton esprit en faisant le plus de dommages possible, tu passes généralement la journée suivante à te remémorer toutes tes humiliations passées, toutes ces histoires qui auraient du finir par et ils eurent beaucoup d'enfants, et peu importe la réalité, c'est toujours de ta faute si celles-ci ont merdé.

{radio/iPod: Elton John - Rocket Man < Antony & The Johnsons - You Are My Sister (feat. Boy George) < Martina Topley Bird - Need One < David Bowie - Space Oddity < Björk - Oceania (feat. Kelis)

+ une section avec mes voyages là haut, qui deviendra interactive un jour, avec photos et tout, quand j'en serai capable.}

mercredi, février 16, 2005

Si j'avais été une fille ma mère voulait m'appeler Valentine donc c'est un peu ma fête aussi.

 J'ai passé l'après midi de la St Valentin avec iPodGirl, vu qu'on va se marier faut bien qu'on se fréquente, café en bas du centre Pompidou, on a déjà vu l'expo Hélion-qui-pue, puis chinois rue St Denis (grand prince) où un black expliquait à son ex comment il avait des putes négresses à son service (je cite) et que dealer de la coke à Châtelet c'était easy et sans danger car les flics préfèrent connaitre les dealers pour pouvoir contrôler un minimum donc ils ne les coffrent pas, après je suis aller voir YeuxBleusCheveuxNoirs à son travail pour récupérer un polo Ralf Lauren qui m'attendait, il était mignon avec son petit polo rose bonbon (*gros clin d'oeil*), bref j'ai eu envie de gerber tout le reste de la soirée, pas à cause des grands magasins (quoique) mais un début de gastro je crois, c'est ça quand on ne se soigne pas, du coup j'ai crû toute la nuit qu'on était en mars, dit comme ça ça n'a l'air de rien mais quand tu prends des réservations dans un hotel c'est beaucoup moins drôle.

La fin de la première chanson du nouvel album de Antony & The Johnsons I'm a bird now ressemble étrangement à du Damien Rice raté, le reste est très bon (je kiffe le duo avec Boy George You are my sister et putain ce type a fait un duo avec Lou Reed !!! j'en utilise même des points d'exclamations alors que je trouve cela niais sur le net) mais le premier album qui ressemble parfois à du Elvis lyric (mon dieu) me fait plus d'effet, une bonne moitié des chansons de Rufus Wainwright sont dignes d'un live d'André Rieu chanté par un imitateur de Simon de Simon & Garfunkel qui se prendrait pour Thom Yorke en plus fade (Barbara Streisand sort de ce corps), il aurait pu composer l'épisode comédie musicale de Buffy the Vampire Slayer ou des morceaux de la Bo de Moulin Rouge, d'ailleurs il l'a fait et franchement c'est de la merde Moulin Rouge, mais les paroles doivent être bonnes (...), j'aime vraiment pas la country décidement alors la Mary Gauthier y'a que le titre de son cd qui est sympa et fantaisiste Drag Queens in Limousines (comme si c'était possible) sinon c'est d'un basic crasse même pas rigolo comme Le Tigre qui fait du basic mais rigolo, je vais éviter de parler de Benjamin Biolay ça serait trop facile et mainstream (auto private joke), donc voilà, j'en avais envie, attention j'aime bien la [folk], j'aime bien son style, j'ai bien aimé les conversations qu'on a eues, j'ai essayé ses conseils en toute innocence, je n'ai pas accroché, mais je veux bien en discuter. Pendant que j'y suis je peux dire que Pascal Comelade on dirait vaguement la musique d'ambiance d'un hypothétique remake de Derrick sud-américain ?

Pendant la nuit je me retrouve dans une église américaine avec un pasteur français qui m'est présenté par CopainBreton, ce dernier m'explique comment il a trouvé la foi ici (ce qui n'est pas trop son genre), il me dit qu'il se sent chez lui, je lui demande où on se trouve aux états-unis car je n'en ai qu'une vague idée, les murs sont en pierre, la côte est j'imagine ? oui, je suis en floride, dans une voiture maintenant et il me demande combien de temps je compte rester, je lui dis que j'aimerais bien 2-3 semaines quand même mais que je ne voudrais pas le déranger, je lui explique que j'irai faire un tour à New York chez une amie de mes parents qui dans mes rêves habite toujours à New York alors qu'elle habite en fait Rambouillet, je dois lui rembourser le billet Paris-son bled près de Miami, 76 euros il m'explique que ce sont des billets Brad Pitt, c'est pour ça qu'ils sont si peu chers, ok, et là je suis dans la big apple, je me fais le MOMA, le Guggenheim, un tour dans central park, je me dis qu'à ce prix là je pourrai aller voir [Gonda-que-je-kiffe-grave-comment-il-écrit-lien] en californie, mais je ne le connais pas personnelement, peut-être est-il moche (auto-sic), je ne devrais pas lire mes e.mails avant de me coucher.

Je cherche un serre-tête à moumoute noire anti-froid genre princesse Leïa car j'ai décrété que ce serait l'accessoire indispensable de l'hiver (je sais jouer ma pétasse aussi).

dimanche, février 13, 2005

Non désolé je ne lis pas le blog de Matoo, je préfère acheter Télérama, ou comment ce matin là j'ai eu le spleen post-coïtal.




 Je suis rentré hier vers 15h, vaguement dans le brouillard en écoutant Muse (la reprise du célèbre titre Feeling good de Nina Simone est très bonne, oui je ne connaissais pas, je n'avais jamais écouté Muse avant samedi matin), j'ai une boule de tristesse dans l'estomac, je ne sais trop pourquoi, avant hier soir je suis allé boire un verre avec iPodGirl et CopineVènèzuelienne1 au PMU de la rue Montorgueil, elles voulaient acheter des clopes et on a pas eu le courage de chercher plus loin, on a commencé à bavarder de cul tranquille, une bière à la main, on en est arrivés à l'orgasme féminin, une sensation que je ne connaitrai jamais et qui me fait envier les femmes, pourtant je couche actuellement avec un garçon (mots-clés: graphiste/corps de rugbyman/cambrure d'étudiant en STAPS) qui semble ressentir un plaisir (anal) énorme, du coup je me pose des questions, j'ai passé la nuit ma bite dans son cul, un bonheur de le voir frémir, se cambrer, demander d'arrêter car c'est trop, de flatter mon ego, bref je veux devenir passif, on a passé la moitié de la journée à se cajoler sous les draps en écoutant ma sélection radio blog (sur le iPod bien sur, je ne parle plus de mon blog à mes mecs), on s'emboîte bien je trouve, et je suis parti, toujours sur la ligne météore (14), j'avais besoin d'une douche alors je suis rentré à mon appartement, j'ai allumé mon ordinateur et j'ai lu la note de Sskizo, mon envie de ballade s'est évanoui, je pense à toi. J'ai trouvé [The Grudge] efficace, parfait pour sursauter sous la couette, c'est juste con qu'il n'y ait pas d'histoire, je recommence à ne plus avoir envie de sortir de chez moi, je me sens toujours trop fatigué pour cela, on m'a plus ou moins proposé d'aller au Vénézuela 1 mois en avril, je pèse le pour et le pour, je me suis enfin procuré l'album solo de [Martina Topley-Bird], la voix féminine sur pratiquement tous les (brillants) opus de [Tricky], et j'ai lu sur le music-log de la [Folk Furieuse] qu'une [pétition] pour [libérer Fiona] Apple de sa maison de disques avait été mise en ligne, son nouveau cd étant près depuis 2003 mais bloqué par sony music car jugé pas assez commercial, je vous invite donc blabla, je lance aussi mes [archives photos], certaines ne marchent pas, je n'ai pas envie de chercher pourquoi maintenant, c'est pas tout ça mais il grêle et j'ai un Christine Angot sur le feu, bon dimanche.

{post non corrigé pour raison évidente de non disponibilité de ma correctrice, si quelqu'un a une envie pressante d'orthographe parfait il peut m'envoyer sa version par e.mail, merci. ayé corrigé}

vendredi, février 11, 2005

Heterosexuality is the Opiate of the Masses.

 The Raspberry Reich de Bruce Labruce, sorte de film communisto-arty porno-avorté, vaguement subversif mais surtout ironiquement intéressant, j'ai été un peu frustré je le reconnais même si Masturbation Is Counter-Revolutionary, le contenu est plutôt pertinent (je dis ce que je veux), j’aime bien l’idée d’Intifada Homosexuelle, j’ai aimé aussi quand un drag-queen habillé comme Barbie US Army™ à l’entrée d’un bar gay organisant une soirée terroriste sort à un gars qui porte un T-shirt i love Ernst Röhm que le fascisme is so 5 minutes ago, c'est agréable de chier un bon coup sur le politiquement correct de temps en temps (je reste un petit bourgeois de merde), et se souvenir qu'on nous endort complètement dans une logique commercialiste et bien pensante, qu'on nous impose inconsciemment des stéréotypes puants, devrais-je brûler mon caleçon armani en signe d'opposition ? Let's be revolutionary, let's be homosexual !

J'ai aussi regardé deux films qui parlent de mémoire affective, de comment oublier l'autre ou pourquoi vouloir l'effacer, des interactions et des malentendus de la vie, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et Goldfish Memory, dans le premier du très brillant clippeur/réalisateur français Michel Gondry il y a un très beau passage où les deux protagonistes courent sur une plage couverte de neige, cela m'a rappelé des images de mon enfance, un hiver en Normandie, des moments de bien être, de joies simples, qui se rapprochent d'une mémoire collective du bonheur visiblement, le second est de Liz Gill, se déroule en Irlande et part sur le principe qu'un poisson rouge à 3 secondes de mémoire ce qui lui permet d'avoir toujours l'impression de découvrir les choses, un peu comme les humains avec leurs relations, même si l'on vit plusieurs histoires amoureuses on a toujours l'impression que tout est nouveau, il y avait la chanson Cold Water de Damien Rice dedans, des images de reflets sur l'eau aussi, je commence à croire que je ne suis qu'un cliché, les deux traitent d'amour, les ruptures et les douleurs qui apprennent à mieux gérer les choses pour le prochain béguin, ou tout du moins à mûrir, quelque part, et je dis merde à mon esprit cynique, j'ai aimé.

C'était un flash de je-raconte-ma-vie-pas-intéressante, sponsorisé par e.mule.

jeudi, février 10, 2005

Unscripted.

 Une lesbienne ça s'habille mal, ça boit que de la bière, c'est libraire ou gardienne des douanes (prison aussi des fois) mais toujours artiste, ça tombe amoureuse en 3 minutes top chrono genre salut je t'aime moi aussi faisons une insémination artificielle après nous être roulées dans la peinture sur une musique new age genre arty tu vois parce que la lesbienne quand elle te fait un cendrier en plâtre c'est de l'art, le seul personnage avec un peu de profondeur c'était le transsexuel et il se fait casser la gueule par une goudou et par un skin, j'aurais préféré un pot de nutella (ref au titre du film que je viens de voir même si je sais pas si le nutella c'est du chocolat, en tous les cas c'est bien meilleur que ça).

Une voix de femme ... veuillez rester assis ... zone de turbulences ... et c'est là que l'avion à commencé à remuer violemment, beaucoup plus fort que dans mes souvenirs, il y a eu un grand bruit et la queue de l'appareil à été arrachée, je le savais mais j'ai refusé de tourner la tête, des cris, des valises, des gens, des magazines se sont mis à voler dans tous les sens, puis plus rien, juste cette chanson, i fell in love with a dead boy qui résonne encore, je l'envie presque, non je n'ai rien, tout va bien, c'était juste sur l'écran, et ça n'a pas du tout commencé comme ça en plus, je commence à l'envers, y'a pas vraiment de sens de toute façon, de chronologie directe je veux dire, y'avait pas la musique non plus, c'est aussi la possibilité de faire table rase du passé et devenir enfin ce qu'on a toujours voulu être sans tous les préjugés, j'étais content de revoir Augustus Hill le personnage en fauteuil roulant de Oz, [Lost] la nouvelle série sur ABC est une putain de bombe.

La voix de cet enfant ne me quitte plus, je vois encore son visage près de la rivière, et imaginer l'horreur, je n'arrive plus à me sortir sa chanson de la tête, c'est vraiment un beau film quand même, il marque en tous les cas, je me suis souvenu de la beauté de Benoît R*****, c'est marrant comment dans les souvenirs de copain d'école tu te souviens toujours du nom en entier, on devait avoir dans les 9/10 ans, c'est le premier garçon à qui j'ai montré mon sexe en érection, et le premier à me dire qu’il était beau (j'étais précoce), il a même passé sa langue dessus pour un pari, le premier avec qui j'ai flirté, je suis resté amoureux de lui assez longtemps après, il était devenu mon meilleur ami, une peau très blanche et des yeux noirs rieurs, on jouait à chat-bite assez souvent, je suis encore ému quand je repense à moi à cet âge là, si j'avais su ce que je sais aujourd'hui.

Je crois que sur les affiches dans Paris il y a un garçon tout nu de dos que je connais vaguement ou alors ce n'est pas lui du tout mais ça aurait pu, ce soir y'avait comme un truc qui clochait, une drôle de sensation alors j'ai pris mon téléphone: allo oui alors c'était pour vous demander y'a comme un truc bizarre sur mon blog, j'ai jamais eu autant de visiteurs mais y'a comme un blocage sur les comments, oui plus aucun ... étrangement ça me dérange alors que j'ai jamais vraiment aimé ça les commentaires, hum hum ... mais là quand même ... un boycott ? ... ah non je n'exploite pas les enfants du tiers monde pourtant ... ah vous croyez ... bon bah ça doit être ça ... oui j'ai bien compris ... je le note docteur ... et je me suis retrouvé a griffonner sur un petit bout de papier blanc posé non loin du combiné: écrire des trucs plus intéressants, merci beaucoup, je vais y penser, une autre fois.

mardi, février 08, 2005

Come here you pig sucker, et petit pois.

 Il y a quelques temps ma meilleure amie m'a demandé en mariage, c'est devenu une blague récurrente, on a même prévu de faire des bébés à la petite cuillère comme entendu dans un show télé je crois, alors je me demandais si la tradition de la dot existe toujours, nan parce que son père est pété de thunes. J'aime la douleur quand elle est jouée dans la retenue, les silences et qu'elle laisse une impression amère, j'ai été envouté par le début, la beauté des acteurs, la surprise du travestissement et le jeux des enfants mais le film m'a échappé et je me suis perdu au milieu de tout ça, quand la vérité est révélée j'ai perdu le goût, trop de violence ibérique dans le dénouement, les quisas et moon river étaient bien plus troublants, j'aurais voulu rester dans l'illusion comme souvent, encore, j'ai vu La Mala Educación. Sinon j'ai dit que des conneries, je veux un petit ami, pour partir en week end à Etretat, Rio ou Katmandou, pour regarder sarkozy se ridiculiser et montrer qu'il est loin d'avoir la carrure d'un président chez fogiel (pas de carrure tout court ?) et rigoler en se disant que les français ne sont pas assez cons pour élire un roquet arriviste comme lui et boire du bon vin rouge, fumer du crack avant une expo d'[Erwin Olaf] et manger des abricots et se jeter par la fenêtre et avoir l'impression de voler, ou simplement il faut que je réalise que j'ai une vision un peu extrême de l'amour et que si tu n'as pas envie de bouffer l'autre (littéralement) ça peut être sympa quand même et que l'amour c'est peut-être tout simplement moins grandiose que ça. Je ne bois plus que de l'évian et je me suis acheté une crème pour la gueule qui coûte trop cher pour toi pauvresse ou y'a écrit sur la boite mieux que le botox et miroir miroir et je n'ai qu'une envie depuis que j'ai vu le film Nathalie avec Emmanuelle Béart et Fanny Ardant, qui y sont plus sublimes que jamais avant, c'est de me remettre à fumer, d'ailleurs j'ai flanché une marlboro light nu debout devant la fenêtre ouverte en regardant la fin et j'ai aimé malgré le froid, c'était le matin.


J'ai pris cette photo sur le blog de freaky, j'en avais envie, j'aurais voulu en trouver une autre, je voulais la voir sur mon site, elle est de [Bruce Labruce] et correspondait bien à l'image que je me fais de tout ça et j'ai envie de lécher les tétons de (je suis toujours pédé quand même) Nicole Richie qui me fait vraiment rire dans The Simple Life Interns (déjà dans la saison 2 mais là je parle de la saison 3) et plus tôt aujourd'hui je marchais dans la rue de poissy et c'est peut-être pour ça finalement, comme la princesse, tout bête quoi, petit pois.


dimanche, février 06, 2005

It's like the devil in my blood, he never stop calling me god, saying always pretty things, like please, oh please love me my king.

 You came to me with your pretty eyes, tried to get me with your lovely lies, said i've got attractive lips, so i put my hands on your hips, who the fuck you think you are, i can't see nothing good from you so far, pretended that you loved my way, but acted to change it rightaway, intellectualized my desires, you really thought your were the first ? Fuck compliment let's be blank, is that all you see ? a big cock and a pretty belly ? What i am for you is nothing at all, you should hide your self you become bald, go fuck your self somewhere else, i can't believe i loved your face.

Drink my cum sensible boy if that's all you need, another fuck-puppy you were, that's all indeed, and no not even a good one i swear.


samedi, février 05, 2005

Trois notes de piano, une voix qui pleure, et ton foutre sur ma peau.

 [Jill Scott] dans le iPod, je déambule dans les couloirs du métro pour rejoindre la ligne 14, je vérifie ma silhouette dans le reflet du tunnel de verre anti-suicide/meurtre qui se trouve autour des voies, j'ai une pensée pour le gars qui a été poussé à la station rambuteau lundi soir, l'un de mes pires cauchemars, ce manteau est vraiment beau et coupé parfaitement, je devient narcissique ces derniers temps, j'ai besoin de vérifier mon allure souvent, hier un ami de 3 ans plus jeune que moi m'a dit prendre de la DHEA, ce soir je passe la nuit avec un graphiste au corps de rugbyman (de calendrier, pas les vrais), un corps large et ferme, confortable, 24 ans, on passe la nuit à se faire des papouilles, entre deux caresses et autres pénétrations je rêve que je suis sur une vieille calèche tirée par 6 chevaux au milieu d'un champ de hautes herbes, celles qui font des vagues quand le vent se lève, je regarde le ciel, il fait nuit et un feu d'artifice illumine les alentours, c'est sublime et je m'en fait la réflexion, je suis bien, les chevaux s'emballent d'un coup et certains s'enfuient dans les bois, la fille avec qui j'ai été élevé me rassure en me disant qu'ils reviendront seuls, qu'ils connaissent le chemin, je n'ai aucune angoisse, j'ai bien envie d'aller la voir où elle habite dans le sud maintenant, longtemps que l'on ne s'est pas retrouvés, garçon des villes et fille des champs, sa lampe sur pied dans l'entrée devant le miroir me donne les yeux presque noirs, je retourne sous terre avec [Antony & The Johnsons] cette fois-ci (merci [freaky dolly]), l'architecture de cette ligne est vraiment réussie, hier j'ai regardé un bout du film Plata Quemada et j'ai eu un pincement dans la poitrine, je ne suis pas sûr de pouvoir revoir cette vie que je jalouse sur écran pour le moment, un amour trop grand, qui bouffe de l'intérieur, Eduardo Noriega tu es beau, je t'aime quand tu joues les fous, j'aimerais être Leonardo Sbaraglia pour te prendre dans mes bras comme ça, je dois aller prendre une douche pour enlever l'odeur de son sperme sur ma peau, j'ai un déjeuner dehors.

{Jill Scott - Warm Up & I'm Not Afraid < Antony & The Johnsons - I Fell In Love With A Dead Boy}


vendredi, février 04, 2005

Papa est né dans les années 50 de parents communistes, c'est un vieux-beau, il fume de la ganja, achète Libé, et conduit une Jaguar de collection.

 De 97 à 2001 environ j'étais ce qu'on peut appeler quelqu'un de branché, avec ma copine Laura (iPodGirl et globe-trotteuse de son état) on écumait les dance-floors parisiens des lieux qui allaient devenir hype dans un futur proche, les règles étaient simples: ne jamais payer une entrée, s'incruster dans les soirées open bar de préférence, découvrir les nouveaux lieux et pouvoir dire ah, tu connais pas ? d'un air détaché. A cette époque j'utilisais souvent la Mégane Scénic de mon père pour transporter de soirées en soirées la douzaine de personnes que constituait notre groupe, principalement dans de grands appartements où on ne connaissait personne mais où on ne manquait jamais de marquer les esprits, débarquer à 15 pour l'anniversaire du petit fils de Chaplin (par exemple), mettre notre son (un CD de musique de film indien acheté à Delhi nommé Soldier ou du George Michael) et utiliser la table basse comme podium étaient nos spécialités attends, on peut pas danser sans podium !. Je buvais principalement des vodka/pamp'(lemousse) ou pomme, n'avait que vaguement essayé la coke, portait des pantalons Tim Bargeot, et achetais The Face / I.D / Dazed&Confused ou Wall Paper. On était du genre à utiliser les Mots du mois qui figure dans les pages centrales de Nova, à cracher sur les victimes de la mode et faire des bouffes débats/vin rouge sur la politique extérieure du Bengladesh, notre futur voyage au Népal et/ou le dernier Woody Allen. On a vraiment passé de bons moments, la soirée Hugo Boss au Carrousel du Louvre ou on a réussi à récupérer les bracelets VIP des gens qui sortaient les recoller au briquet et rentrer comme si de rien n'était, passer la nuit à boire du champagne avec le groupe Morcheeba après leur concert, les jeudi start-up de L'OPA où on dansait sur le bar et où Laura et moi somme sortis avec le même mec, les Respects au Queen, Béatrice Ardisson mixant au Bon Marché, les Daft Punk dans un chapiteau de cirque au fin fond des bois, plus beaucoup d'autres qui claquent moins à l'oreille mais tout aussi mémorables. Profite tant que tu es jeune, tu m'étonnes, c'était pas la peine de nous le dire deux fois.

Le réveillon du Y2K a été l'apothéose dans mon souvenir, l'ultime soirée, moins de 3 mois plus tard des [trucs] m'arrivaient, je suis parti 3 mois en Indonésie avec Laura durant l'été 2000 pour oublier un peu, on s'est incrusté dans une soirée privée MTV Asia à Jakarta, fait la fête avec la jeunesse dorée arty indonésienne à Bandung, on a voyagé avec le prince de l'ile de Nias, rencontré Audrey Tautou dans le Nord Sumatra (on reste VIP oui ou merde), en rentrant ce n'était plus vraiment la même chose, le Queen est devenu payant et ils ont complètement arrêté de faire des efforts de programmation/show/déco, entre temps j'avais pris un appart sur Paris donc plus de voiture, ma vie sexuelle a commencé à me prendre du temps et de l'énergie (héhé), je crois que la fin de la French Touch a beaucoup joué aussi, puis le 11 septembre 2001 et la reprise de L'Histoire, on sortait toujours beaucoup mais ce n'était plus vraiment la même chose ni la même folie, l'insouciance avait pris un sacré coup dans le gueule.

Dernièrement j'ai retrouvé des amis pour aller à une soirée au Twins organisé par un pote de MCM, finalement à la place on a décidé de se poser boire une bière dans un pub irlandais, une façade verte qui ne payait pas de mine, musique pop/rock années 90 genre Pulp et The Verve, bref, je crois que c'est la première fois de ma vie que je me suis senti aussi exclu, tout le monde était looké comme dans le clip Hey Ya des Outkast, pull Jacquard pastel et mèche sur le coté, j'avais toujours eu l'habitude de m'adapter facilement mais j'ai l'impression que la mode tous publics s'est radicalisée, non je n'ai jamais lu Technikart et ça ne risque pas d'arriver, tout ça pour dire que je suis vieux et qu'il va falloir que je commence à assumer.

{Tient, on parle de moi en [Californie]... Il suffisait de cliquer sur about me en haut pour voir ma frimousse, et le billet d'avion je peux très bien me le payer, mais si tu insites Gondalien, je ne voudrais pas te froisser, hein...}

mardi, février 01, 2005

Bang Bang you're dead, Same player shoot again et les 1 an du blog.

 Cette année sera l'année des histoires courtes mais flamboyantes, en 2004 j'ai essayé les relations suivies, trop intoxiqué par la tendance ally-mcbeal-esque des dernières années (qu'elle gourdasse celle là), dès le début tu attends beaucoup donc tu es forcement déçu (gnagnagna) alors que si tu pars sur le principe de passer du bon temps sans penser plus avant tu te retrouves étonné quand ça fait déjà... disons... 3 jours que tu es avec le gars ! (\o/) C'est un gros raccourci mais c'est l'idée globale, partons sur le concept même de bon-heur, étymologiquement une heure qui est ma foi fort sympathique, je dis donc vive le Fast Love comme dirait George Michael que j'aime beaucoup n'en déplaise. En couple tu tombes facilement dans le médiocre, et de toute façon je baise plus quand je suis célibataire, j'ai déjà bien commencé (les inscriptions se font par e.mail). Je veux plein d'histoires comme la dernière que je vous ai racontée, qui n'ont pas le temps de faner, qui laissent ce goût amer dans la bouche qui donne tellement l'impression d'exister, j'aime la mélancolie post rupture, je trouve ça beau, ça donne une sensation de profondeur, comme un écho, je dirais presque que ça touche l'âme, ça tient chaud au coeur quand tu regardes les couleurs changer sur les façades haussmanniennes ou que tu baguenaudes près des quais, et cela s'accorde parfaitement avec les musiques qui me touchent. Je crois que je préfère donc la mélancolie au "bonheur" comme on l'entend aujourd'hui, pour moi la vie doit être teintée d'une certaine nostalgie, du moment qu'on vient de vivre comme de celui qui arrive, pour être appréciable, c'est pour cela que je tiens à remercier tous les connards que j'ai croisés dans ma vie.

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