dimanche, novembre 29, 2015

BeerLao ou "Monde de merde de merde".


 J'ai quitté le Laos, avec regret, sans avoir le temps de faire les 4000 Îles, à la frontière Cambodgienne. J'ai pris un bus de Pakse à Kon Tum, 180 000kips/20€ chez Miss Noy, avec le déjeuner inclus, et ça a duré 9h, en passant par la frontière à Bo Y, aucun problème pour obtenir mon visa gratuit de 15 jours. J'ai adoré ce pays, j'ai dépensé 22€22 par jour en moyenne, plus en nourriture qu'en logement, une première en Asie, et je compte revenir me poser à Muang Ngoy quelques temps, un de ces jour.


"Il ne s'agit pas de la radicalisation de l'islam, mais de l'islamisation de la radicalité."


Cette phrase, prononcée par un politologue spécialiste de l'islam, tirée d'un très intéressant article du Monde, donne une nouvelle perspective à tout ça, et des réponses possibles probablement plus adaptées.

vendredi, novembre 27, 2015

Plateau des Bolovens.


 J'ai loué une petite moto Honda semi-automatique, 60 000kips/jour chez Miss Noy, avec 2 françaises rencontrées à Pakse, pour faire la boucle du Plateau des Bolovens, pendant 4 jours. On s'est retrouvé à 5 plus tard, avec un couple d'infirmiers du Mans. C'était une première, conduire un 2 roues motorisés, et j'ai adoré. Comme pour la plongée, je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps pour m'y mettre, mais cette sensation sur la route est grisante, dangereusement enivrante. Et ça m'ouvre de nouvelles possibilités de ballades sur le continent, c'est un peu impératif de savoir conduire un scooteur en Asie, j'ai réussi mon baptême.


C'est un coin dont je n'avais jamais entendu parler, je me suis retrouvé là vraiment par hasard, ne sachant pas trop quoi faire pour mes derniers jours au Laos. C'est plein de cascades où se baigner, de fleurs jaunes sur le bas côté, de vaches, de chiens, de chèvres, de cochons, de poulets, et de buffles qui déboulent sur le bitume, et d'enfants qui te font coucou quand tu passes dans leur village de terre rouge. On a marché dans la jungle aussi, sur une sorte de piste abandonnée, à flan de colline, en se tenant aux bananiers, bambous, et lianes, pour accéder à des chutes féeriques, entourées de petites fleurs roses. Je me suis assis au bord du vide surplombant une cascade de 80 mètres de haut, été voir le bain des éléphants, bu du très bon café non loin de la plantation, mangé dans un karaoké un peu glauque, dans une ville carrefour qui ressemblait au farwest, luté sur les pistes qui ressemblent au lit d'une rivière, manqué de mourir 2-3 fois, et j'ai surtout kiffé.


Par contre, ça ma bien cassé, conduire plusieurs heures par jour, c'est assez tuant, pour les fesses déjà, le dos, les jambes, le poignet qui accélère. Je dois prendre un bus pendant 8-12 heures, pour Kon Tum, dans les highlands du Vietnam, mon visa finit demain, je me reposerai là-bas.

jeudi, novembre 26, 2015

Route n°13.


 Il était tout mignon, avec son uniforme de footballeur aux couleurs de l'Argentine, et son casque de moto, un visage comme sculpté dans la terre glaise, et ce sourire qui illumine tout. Il avait 23 ans, mais aurait aussi bien pu en avoir 16. Il n'arrêtait pas de me dire combien ma bite était grosse, en jouant avec comme avec un joystick, la rendant encore plus dure, mais je n'ai eu aucune difficulté à entrer en lui. Je suis resté dans son petit corps ferme longtemps, changeant de position, de rythme, d'intensité, en regardant son visage passer du plaisir à la douleur. Il avait un tout petit sexe, et très peu de poils, une peau ambrée, très douce et incroyablement lisse, sans défaut. On a joué ensemble, dans la tiédeur agréable de la nuit de Vientiane. Il me demande quand je reviens, ce n'est pas prévu, mais j'aimerai bien encore maltraiter son corps musclé.


Dans les bus du sud Laos, qui roulent à toute berzingue, les gens entassés sur des sacs de riz dans le couloir, fenêtres ouvertes et rideaux au vent, en écoutant les Stage Whisper(s) de Charlotte Gainsbourg. Il va falloir que je trouve un moyen de mettre de nouveaux albums, et séries, sur mes iTrucs, j'ai besoin de nouveautés.

J'ai continué à descendre la route nationale 13, en m'arrêtant à Tah Khek, 2 nuits, et ensuite à Pakse. 2 anciens postes coloniaux français, chaleur étouffante et bâtiments délabrés, au côté de la mondialisation au béton, qui rend les villes aussi moches les une que les autres, mais j'ai bien aimé ces deux endroits, au bord du Mékong, encore plus large et serein à Tah Khek, avec la Thaïlande juste sur l'autre rive. Et j'y ai rencontré des voyageurs bien sympa, avec qui j'ai bu des BeerLao, raconté ma vie, et surtout loué une moto, pour faire 4 jours sur le magnifique Plateau des Bolovens, mais ça sera pour un prochain post.


samedi, novembre 21, 2015

Vientiane.


 J'ai loué un vélo, dans une capitale asiatique, pour aller voir un stoupa doré, symbole du pays... Mais cette fois-ci, je ne me suis pas fait écraser, victoire. J'ai passé 3 nuits à Vientiane, où il fait beaucoup trop chaud, dans les 35° l'après midi, mais c'est moins humide que plus au nord, donc plus supportable, quelque part. Ça ne m'a pas empêché de m'enfermer dans ma chambre, aux heures chaudes, pour faire la sieste sous le ventilo. Et dire que c'est ça leur "hiver". La ville n'est plus aussi hors du temps que dans mes souvenirs, mais ça reste une sympathique petite capitale, au bord du Mékong, avec de jolis temples et marchés à visiter, et pleins de boulangeries françaises avec de bons croissants au beurre, pains aux raisins, et pâtisseries abricot/frangipane.


Beaucoup de gens que je rencontre me disent trouver le Laos chère, en fait si tu ne fais pas de trek ou activité sportive, ça va, mais c'est vrai que 40$ par personne, pour un guide qui te promène dans la campagne, avec un groupe de minimum 4, ça semble extravagant par rapport au niveau de vie du pays. En Indonésie, sur Flores, 40$ c'était le prix pour la voiture avec chauffeur, par jour, pour 4 personnes. Je n'arrive plus à contrôler le nombre de photos que je mets dans chaque post, la sélection devient trop dure, quand je regarde ceux de juillet et août, en Indonésie, où j'arrivais à mettre 15 jours et des endroits sublimes en 7-8 photos, je me demande comment j'ai fait. L'envie de partager est plus grande aussi, j'ai intensifié la fréquence des publications, c'est peut être un moyen de garder un lien avec ma vie d'avant, au début du voyage j'avais plutôt envie de distance, j'étais lapidaire, je voulais garder pour moi, le wifi était plus dure à trouver aussi, on verra comment ça va évoluer au court des prochains mois.


mardi, novembre 17, 2015

Mango Shake.


 Je suis arrivé à Vang Vieng après 6 heures de bus, et j'ai détesté de suite. Ça n'a plus rien à voir avec le village zen dont je me souviens vaguement, c'est poussiéreux, bétonné anarchiquement, avec une succession de restaurants où les employés font la gueule, de chantiers de barres d'hôtel haut de plusieurs étages pour groupes Coréens, les gens sont désagréables et essaient de te faire cracher ton argent de sale blanc, bref, un cauchemar. Bon, j'exagère sans doute un peu, mon impression s'est adoucie par la suite, même si ça reste un endroit que je n'aime pas. Mais surtout, ce qui excuse presque tout, sur l'autre rive, il y a cette vue.


Je me suis installé dans un bungalow de l'autre côté de la rivière, là où ça ressemble encore à quelque chose, au Maylyn Guesthouse, un petit bungalow en bois avec eau froide, et une petite vue, quand je suis allongé sur le lit, juste ce qu'il me faut, pour 60 000kips (6€83), et je me suis baladé autour, à pied ou en VTT. J'ai évité de retourner en ville le plus possible, même si le mango/coconut shake y est un délice, et que j'ai dû acheter un faux casque d'iPhone, le miens m'ayant lâché.


J'ai vu la nouvelle en me réveillant, l'application Facebook me demandait "Vous allez bien ? Il semble que vous soyez dans la zone touchée par Attaques terroristes à Paris. Informez vos amis que vous êtes en sécurité." Je n'ai pas compris tout de suite, il était un peu plus de 7h du matin ici, et donc environs 1h à Paris, les nouvelles arrivaient en live sur l'application du Monde. Je suis allé me promener dans les champs, je ne voulais pas rester face à mon écran, et pleurer, comme en janvier, seul dans ma chambre d'hôtel à Bangkok. Et cette fois-ci, j'ai beaucoup plus de haine en moi, allons enfants de la Patrie... Je pense à vous, et je vous embrasse.

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