mardi, août 30, 2005

Filles à moustache et Cheveux blancs.

 J'ai parlé avec ma copine, mais je n'ai pas osé lui parler de nous, il y a donc un nous dans sa tête aussi. Mes potes l'on vraiment trouvé sympa, un mec hétéro a même demandé qui était ce mec et si il n'était pas top model, faut pas exagérer, mais il est vraiment craquant. Justement jeudi soir on se plante devant Top Model 2005 sur M6 avec un quick, au moment des défilés en sous-vêtements je mets la main dans son caleçon:

- Ca ne te fait pas grand chose des filles en petite culotte...
- Bah non, toi non plus.
- Oui mais moi je ne suis pas bisexuel.
- Moi non plus...

Après quelques épisodes de Six Feet Under saison 1, pendant lesquels je le suce (je n'avais jamais ressenti autant de plaisir à sucer quelqu'un, un plaisir physique, comme si je montais en même temps que lui), on fait l'amour, il y a dans son regard une étincelle plus forte que d'habitude, je le sens libéré d'un poids, il me fixe, j'entrevois notre avenir, un avenir possible, malgré les obstacles, on change de position plusieurs fois, je prends des photos de lui assis sur moi (don't even think about it), on est hilare tous les deux, ça fait du bien de se sentir comme ça avec quelqu'un, épisode IX.


Vendredi soir je retrouve Bass, Rudy et Rafnaël aux ginettes vers l'heure de l'apéro, Boso est venu nous faire un coucou, et on me présente [Kael] qui est franchement beau en vrai, on discute absence de queer culture en france devant une bière, plus tard dans la soirée débarquent des filles à moustache, ça lance le thème de la nuit, mélange des genres, on me fout du rimmel, la musique est pourrie mais on s'éclate bien, une bonne soirée nawak qui se finit avec la fermeture du (3ème) lieu, je rentre chez moi en titubant, me disant que c'est cool de jouer les entremetteurs, me foutre devant les Sims 2. Fait chier mon couple Gay a les cheveux blancs, des rides, et des chemises ridicules, faut que je trouve un moyen de désactiver le vieillissement.


mercredi, août 24, 2005

Voilà, c'est fini ou quand le vent d'Est appelle les fleurs et les saisons.


 J'ai beaucoup pleuré vers la fin, comme un déchirement, je n'avais jamais autant aimé, j'en voulais encore, jusqu'à écœurement, je n'arrive pas à réaliser que c'est fini, d'une telle simplicité et d'une telle force, ne plus éprouver ça, jusqu'à la prochaine fois, mais jamais ça ne sera la même chose ; la famille Fisher s'est éteinte dans la soirée du dimanche 21 août 2005 sur la chaine américaine HBO, Six Feet Under est morte, vive Six Feet Under.

Il ne couche plus avec sa meuf mais a du mal à s'assumer en tant que couple avec un mec, c'est déjà une avancée, un éclaircissement salvateur, surtout qu'il a plutôt assumer, ce week-end, devant mes potes hétéros ; épisode VIII. On a fait l'amour l'aprés-midi pendant la sieste, le soir en se couchant, le matin, pendant la nuit, un peu sous la douche, j'ai joui en lui, dormi dans ses bras durant 4 jours d'affiler, à la mer, Cabourg, [encore], on s'est baigné aussi, on a bu, bien mangé (merci aux italiens), joué au Mahjong jusqu'à plus d'heure comme dans In the mood for love, marché sur la plage, construit un tunnel de sable, regarder le coucher de soleil en écoutant Tom Waits ou The Doors, un bedo dans une main, l'autre sur son genou, je lui propose un peu de ma bière, il me répond comme ça j'aurais tout bu de toi, être un couple devant l'autre, sans revendication, juste parce que c'est comme ça, juste, comme dans 'qui ne dénote pas', et trouver ça réconfortant, d'y avoir droit.



{ Bon sinon y'a ma tête [] (en fin de page) sur le blog-star de Trent [Pink is the new blog] qui permet de ne pas foutre sa thune dans les journaux people, je sais pas ce qui m'a pris, j'ai l'air idiot sur cette photo. }

lundi, août 15, 2005

Take a good look, take a photo ... because it won't last. Episode VII

 18h50, il appelle, je suis tout sourire au milieu du boulevard Saint Germain :

- Tu es sur le chemin ?
- Oui, et toi tu en es où ?
- Je ne rentre pas en train aujourd'hui finalement mais demain en voiture avec mes cousins ...
- ... Ok ...
- et tout le monde dort chez moi mardi soir ... donc je ne sais pas quand on se verra.
- ...

J'ai l'impression qu'il est en train de rompre au téléphone, qu'il me plante là, au milieu de mes rêveries pour la journée de demain, il devait dormir chez moi pendant que j'étais au taff pour qu'on puisse passer la journée sous la couette tous les deux ; sa voix est sèche, comme si il s'en foutait complètement, je me demande soudain si il ne sait pas simplement bien jouer à l'amour mais oublie dès qu'il me quitte ; comme pour se rattraper il me demande:

- Et pour le week-end en Normandie ?
- Euh, la copine attend de savoir si tu viens pour lancer des invitations par couple ou sans + 1 ... (je m'attends à une confirmation de mon présentiment)
- Je suis partant ...
- Ah ok *dubitatif*, on se tel d'ici là alors.

Bisous-bisous, la conversation s'achève, je suis assez dépité, mes premiers véritables doutes, et si j'étais simplement en train de me faire avoir par un beau parleur, un gars qui sait berner d'illusions, qui y croit quand il le vit mais zappe après, et si il était comme moi à son âge ; en amour il est impossible d'écouter sa raison, sinon tu fuis tout le temps, dans ces cas-là j'écoute mon estomac mais il est con. Je me demande depuis le début comment il fait pour me donner autant, faire comme si il n'était que pour moi, aussi naturellement, depuis le début j'ai peur quand il n'est pas dans mes bras, je me dis qu'il ne peut pas larguer quelqu'un avec qui il est depuis 5 mois juste pour une amourette mais je refuse d'être le cliché de la maîtresse qui attend hypothétiquement une rupture, je crois que je suis en train de le tuer dans ma tête, je ne sais pas, je verrai bien, j'écris ça dans l'action ; ah oui je ne vous ai pas dit, il part vivre à Reims à la rentrée.


vendredi, août 12, 2005

Eat a cookie, a big dick, everyday. What ?


 Farniente à L'île d'Oléron où j'ai passé les vacances de mon enfance, l'endroit où j'ai essayé l'opium et fait mon coming out à mon entourage ; ma meilleure amie m'a invité à passer une semaine chez ses grands parents dans un ensemble de petites maisons typiques décorées avec trop de goût genre tu te demandes comment Elle déco n'en a pas encore fait un sujet, plage tous les jours en vélo, lecture assidue des Courrier International des 3 dernières semaines, du spécial sexe des Inrocks et de Cosmo, Glamour, Elle (c'est bon de voyager avec des filles), sauf que nos hommes nous manquent, je suis frustré quand j'apprends que le mien ne sera pas sur Paris à mon retour, j'avais terriblement envie de lui montrer ma marque de maillot, j'ai tout le temps envie de lui. J'arrive chez moi, je ne veux pas rester seul, je passe la soirée avec [rafnaël], on se bourre la gueule à coups de rhum orange devant Top model 2005, le lendemain matin j'appelle une copine pour aller au [Musée Guimet] voir l'expo de Chefs-d’œuvre du musée Ota de Tokyo - Peintures et estampes japonaises, je ne suis pas emballé alors je fais le tour de l'expo permanente, ce musée est sublime, je vois les statues et bas reliefs manquant sur les temples d'Angkor à l'époque de mon voyage au Cambodge (merci Malraux pour ce pillage), je flâne au milieu de l'art de mes pays préférés, je voyage à nouveau, on marche jusqu'au Trocadéro pour mater du touriste devant la tour Eiffel, on check les tarifs du [Palais de Tokyo], je mets Peaches dans le iPod et file trouver des [Havaianas] au Printemps, manque de bol y'en a plus, je regarde dans ma poche et vois les chèques cadeaux que mon père m'a donnés, ils ne marchent quand dans peu de boutiques dont celle qui se trouve devant moi, c'est la première fois que je rentre dans un de leurs magasins, elle fait partie de ces enseignes tabou pour moi, celles que tu évites soigneusement, que tu laisses aux "ploucs", je sais je suis snob des fois mais je me soigne la preuve j'ai pris mon courage à deux mains quand Peaches entonnait eat a cookie, a big dick, everyday, what ? et pousse la porte, trois mecs mal sapés en sortent, ça commence bien, l'agencement est à chier, on se croirait dans un mall d'Abidjan, et les gens moches, mais bon je trouve quand même 2 - 3 trucs corrects, je dépense donc 2 euros 97 pour un t-shirt et deux polos chez C&A. Sur le chemin du retour j'essaye de prendre rendez-vous chez mon coiffeur mais il ferme jusqu'à jeudi prochain, je vais sûrement aller faire du bateau sur la Marne demain, et voir des potes ce soir, dimanche en famille, je comble, je comble, j'écoute In a manner of speaking version Nouvelle Vague, il ne rentre que lundi, épisode VI.


jeudi, août 04, 2005

Fin de soldes.

 Je marche, la ville est déserte, je vois sur la rambarde d'un pont de l'île de la cité une paire d'escarpins marron à talons, ils semblent attendre leur propriétaire, posés là l'un à côté de l'autre, comme rangés au fond d'un placard, une paire de souliers abandonnés dans le soleil d'un matin d'août, cela donne un tableau assez mélancolique, Notre Dame en fond, la Seine en contrebas ; je me demande comment ils sont arrivés là ; une balade romantique, Paris de nuit, il fait bon, elle a mal aux pieds, retire ses chaussures et les porte à la main, une brise légère se lève, ils ont passé la soirée dans un grand restaurant, ont bu du champagne aux scintillements de la Tour Eiffel sur l'eau, se sont assis là pour s'embrasser, portés par la situation il lui a dit je t'aime à l'oreille et il s'est mis à pleuvoir, ils ont couru main dans la main pour attraper un taxi sur le Quai de la Tournelle et c'est au niveau du Quai d'Orsay qu'elle a relevé l'absence ; d'autres scénarii me passent par la tête ; le vent est froid, elle rentre chez elle et décide de changer son quotidien en faisant un détour par Notre Dame, quelques couples d'étrangers se tiennent par la main mais la saison touristique touche à sa fin, elle se demande ce qu'elle va manger en rentrant, un couple s'embrasse sur la rambarde du pont où elle se trouve, ils ont l'air tellement heureux, le tonnerre retentit, et la pluie commence à tomber, elle a oublié son parapluie, il faisait tellement beau ce matin, elle se dit qu'elle devrait courir pour s'abriter mais n'arrive pas à bouger, elle voit le couple s'engouffrer dans un taxi, elle a l'impression que la femme lui a souri au moment où sa tête disparaissait dans le véhicule, elle reste là, les cheveux dans les yeux, au milieu de ce pont, elle s'approche du bord, regarde en bas, retire ses mocassins marrons qui lui abiment les pieds, les pose délicatement sur le muret, comme elle fait tous les soirs en rentrant chez elle, se penche en avant ; la rue est déjà déserte, personne n'entendra le bruit de sa chute.

Episode V, on va au ciné voir un film japonais totalement chiant (on aurait dû aller voir les 4 fantastiques, en couple t'as un cerveau pour deux alors faut ménager) on continue sur une pizza place du Bourg-Tibourg et vlatipas que débarque Keanu Reeves, il s'installe à la terrasse d'en face (Féria Café), j'appelle ma meilleure amie pour qui il représente l'homme idéal (elle est d'accord pour reconnaître qu'il joue comme un pied mais bon c'est pas ce qu'elle attend de lui) juste pour la faire chier (j'aime mes amis), on rentre, on fait l'amour toute la nuit (avec mon homme pas Keanu) sur The Velvet Underground, c'est toujours aussi bon, on recommence le matin sur Massive Attack, il aime la bite ça on peut le dire, je crois qu'il m'aime beaucoup aussi, mais il est toujours avec sa meuf (qui porte le nom d'une compagnie de télécoms), ça commence légèrement *euphémisme* à me courir sur le haricot, j'ai peur de commencer à me blinder ; ce soir j'ai rendez-vous au pot de Robert Altman à la Villette, et après je prends la route du sud, le ciel est gorgé de nuages.


mardi, août 02, 2005

Hidden Place.

 Through the warmthest cord of care, your love was sent to me, i'm not sure what to do with it, or where to put it, i'm so close to tears, and so close to simply calling you up, and simply suggesting we go to that hidden place.

Now, i have been slightly shy but i can smell a pinch of hope, to almost have allowed once fingers, to stroke, the fingers i was given to touch with, but careful, careful, there lies my passion hidden, there lies my love, i'll hide it under a blanket, lull it to sleep, i'll keep it in a hidden place.

He's the beautifullest, fragilest, still strong, dark and divine, and the littleness of his movements hides himself, he invents a charm that makes him invisible, hides in the hair, can i hide there too ? Hide in the hair of him, seek solace, sanctuary

... in that hidden place.


lundi, août 01, 2005

I'm a fountain of blood in the shape of a boy.

 Semaine purement estivale, j'ai vu du blogueur entre le ciné (pour des gros films bien défoulant: Mr & Mrs Smith et La Guerre des Mondes) et Nosfell à Paris Plage (très bon sur scène mais je n'accroche toujours pas avec le style musical, c'est trop ... joli), on a bu des verres aux Ginettes, mangé au resto en parlant du renouveau qui survient vers 26 ans, j'ai même essayé de danser malgré le monde avec certains d'entre eux à l'Electro Freaks, j'ai vu aussi des potes de la vraie vie pour parler Japon, inscrire des copines sur Meetic (on fait une séance photo dans les chiottes ?), et puis le garçon est revenu.

Episode IV, il est 2h30, il m'attend sur mon palier, il est rentré samedi d'Italie, c'était son anniversaire hier, à peine rentré on s'embrasse, on écoute Antony & The Johnsons qu'il adore depuis que je lui ai fait découvrir, je suis content de le voir, je me sens vraiment bien, on se met au lit devant le pilote de Six Feet Under, on est collés l'un à l'autre, il bande comme un taureau, au milieu on se saute dessus, mais j'ai envie qu'il voit cette série, on reprend à la fin de l'épisode, il est face à moi, assis sur ses talons, je suis allongé sur le dos en partie sur lui, les fesses en l'air au niveau de son ventre, il entoure ma taille de ses bras, serre fort comme pour me casser en deux, cambré en avant, mon sexe collé contre son visage, encore cette envie de fusionner, on finit par s'endormir ; je passe l'après-midi dans un état d'extrême fatigue, je n'arrive pas à ouvrir les yeux, la peau hyper sensible, des courbatures partout, je n'arrive même pas à fermer les mains, c'est une douleur sourde mais plaisante et dès qu'il me touche je gémis, j'ai l'impression d'être une énorme zone érogène, je suis en extase, il me réveille en me suçant, il passera la journée à ça, presque sans discontinuer, il m'embrasse partout, me caresse, m'empoigne, essaye d'avaler ma langue, passe ses ongles dans la paume de ma main et sur l'intérieur de mon bras, dans mon dos, je suis comme un chat, je crois que mon corps est en train de tomber amoureux de lui.


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