lundi, juin 28, 2010

Imperial Bedrooms.

 Il ne faut jamais crier victoire trop rapidement, et ne surtout pas prendre pour argent comptant les propos d'un plombier, quand il vous dit "on aura finit ce soir" comprendre "d'ici 10 jours". J'ai acheté ma cuisine chez Ikea aussi, en acier inoxydable et chêne, je suis en train de me faire un joli petit cocon, où passer le reste de ma vie tranquille dans mon coin, mais pas trop loin d'un aéroport quand même, je me demande quand même si je ne devrais pas aller passer la crise dans un pays lointain, histoire d'éviter l'ambiance des 10 prochaines années, ça sent mauvais, je me tâte. J'ai fait la Gay Pride, comme l'an dernier, avec mes potes "de la télé", c'était bien cool, sauf quand un des deux se fait arrêter toutes les 3 secondes pour une photo ou un autographe, qui aurait pu penser qu'une fameuse série de France 3 pouvait être aussi populaire. Je tourne actuellement moi même dans un épisode de Vie Ma Vie d'ouvrier du bâtiment, je casse du conduit et descend des gravats, ça avance, ça avance, j'essaie d'éviter les heures chaudes de cette mini canicule. J'ai commencé à lire Imperial Bedrooms de B.E.Ellis, je mange des sorbets au citron et des cerises, j'écoute des vieux The Strokes, j'évite de penser à des destinations de voyage, et j'ai des petits jeunes dans la tête, l'été est bien là.

vendredi, juin 18, 2010

Don't Rain On My Paraaaaaaaaaaaaaaade !

 J'étais déjà à Hong Kong, depuis 2 jours, quand le volcan islandais Eyjafjallajökull est entré en éruption, je n'ai donc pas été touché directement par son nuage de cendre qui a bloqué le monde occidental pendant plusieurs semaines. J'ai trouvé cela d'une grande beauté, un peu comme le tsunami de 2004, ou Katrina, mais sans le tragique, sans les morts, excitant comme un film catastrophe, la terre qui reprend sa place, montre aux hommes qu'ils ne sont rien, une grande leçon d'humilité, nous montrer comment le monde tel qu'on le connaît, moderne et rapide, que l'on croit éternel dans notre arrogance, peut disparaître du jour au lendemain, et que l'on ne pourra rien y faire.

Je pense comme Les Inrocks, que Glee réveille la midinette en moi, et j'adore ça. Ma salle de bain est terminée, maintenant il me reste à casser mes conduits de cheminées pour pouvoir revenir m'installer dans mon studio, et monter la cuisine. Je ne sais pas si je suis content de revenir sur Paris, je n'ai pas grand chose à y faire, j'ai envie de repartir, l'Argentine, ou le Vietnam, mais je suis bientôt de nouveau anticapitaliste pauvre, il va falloir que j'entreprenne un plan de rigueur (ça tombe bien c'est à la mode). Je regarde la coupe du monde de foot, et le dernier Big Brother anglais (ça me redonne envie de vivre là bas, râahh l'accent anglais), en mangeant plein de légumes et de tartelettes au citron, je m'en fais une cure chez mon père. Je ne fais pas grand chose de plus que quand j'habitais dans le 13ème, sauf qu'ici c'est plus grand et plus agréable, le sentiment d'être en banlieue est le même (sauf qu'ici j'y suis), c'est aussi relou pour garder une vie sexuelle/sociable, mais je n'ai pas a subir face de fion, je devrais peut-être penser à venir vivre ici... hahaha.

mardi, juin 08, 2010

"Did you know that dolphins are just gay sharks ?"

 J'ai toujours trouvé étrange, que les gens me demandent, en premier, quand je rentre d'un voyage, si j'ai fait des rencontres intéressantes, ça me surprend à chaque fois, et je ne sais trop quoi répondre. C'est un peu, pour moi, comme si on me demandait, quand je reviens d'une expo, ou du cinéma, si j'ai fait de belles rencontres. Ce que j'aime dans un voyage c'est l'observation, être en dehors de l'action pour mieux la voir, sans la changer, l'interaction trouble la réalité, empêche la vision d'ensemble, la vision extérieure, mais tout en étant suffisamment proche pour en voir les détails, qui constituent le tout. Et puis j'aime voir ce qu'une civilisation a fait de mieux, ses plus grandes réalisations, son art, son architecture, comment elle décide de se présenter, regarder sa banalité, la façon de vivre de ses contemporains, pas individuellement, mais dans un ensemble, que j'interprète intuitivement, en comparaison de ce que j'ai vu ailleurs, de ce que je lis, voit dans des films, dans des expos, interpréter ce monde à travers qui je suis, ce que je ressens, de façon pleinement subjective, une revendication du moi à travers un tout. Non pas rencontrer un gars et boire des bières, aussi agréable que ce soit, ça je peux le faire à Paris.

J'aime regarder Arte le samedi nuit, de Métropolis, à Tracks, en passant par le truc philosophique de Raphaël Enthoven, j'aime les réflexions que ça provoque, traitées ou non à l'écran, comme l'évolution de la peinture, de la représentation fidèle du réel à son interprétation par l'artiste, les définitions d'art moderne, art contemporain, ou art conceptuel, l'intuition qui permet de penser le génie, la complexité du génome humain et la possibilité d'une "mémoire héréditaire", et si Jason de Dilemme sur W9 est vraiment mignon ou c'est juste parce que c'est un branleur que j'ai envie de le baiser.

Sinon je vends un lave-vaisselle, quelqu'un ?

vendredi, juin 04, 2010

Larmes de Tigre ou The Good Life.

 Je suis bien rentré de Chine, et j'ai déménagé dans la foulée, comme j'étais venu, j'ai fui. Pendant que j'étais en Chine mon malade mental de coloc m'a envoyé un e.mail me signalant que je ne pouvais revenir chez moi que pour prendre mes affaires, qu'il me foutait à la rue, en refusant de me donner une raison. Ce sont des choses qui arrivent, une coloc qui se passe moyennement, et décider de ne pas continuer, si j'avais reçu un "bon ça ne marche pas, il faut qu'on arrête", comme un adulte, ça m'aurait semblé normal, c'était loin d'être un bonheur de vivre avec monsieur nuage noir/Pruneau pourri, mais non, il l'a fait avec toute la mesquinerie du mec qui aime ça, qui jouit de faire chier, avec le ton condéscendant qu'il utilise continuellement et qu'il prend pour "faire l'adulte", et une ambition non masquée de foutre en l'air le reste de mon voyage. Heureusement, je ne me laisse pas bouffer comme cela, j'ai pris cela pour ce que c'était, et décidé de régler les problèmes en temps voulu. J'ai slalomé entre les e.mails de menace de jeter mes affaires avant mon retour, et son agacement devant mon refus d'avoir un ulcère (comme il en avait donné un à son mec l'an dernier avec le même genre de jeux), je dois dire que ça aide aussi, à mettre en perspective, quand tu es dans la Cité Interdite ou sur la Grande Muraille. C'est rigolo de voir un mec créer des situations et un climat détestable, pour ensuite jouer les victimes de ses propres manipulations. J'avais fini par l'éviter dans la maison, pour ne plus subir sa négativité, essayer de ne pas voir ce qu'il y avait devant moi, un enfant mal aimé devenu un gars profondement mauvais, frustré et envieux de tout le monde. Je suis content de passer à autre chose, ne plus utiliser mon énergie à donner à une maison dégoutante et sans personnalitée un minimum de vie. En fermant la porte derière moi, j'ai remarqué, avec une pointe de satisfaction, que l'endroit avait retrouvé sa pathétique ressemblance avec un foyer pour jeunes de banlieue.

Je profite du printemps entre Paris centre, et le jardin de mon père, je mange des kiwis, ou des Larmes de Tigre chez Mme Shawn, je fais l'amour l'après midi, lis The Good Life de Jay McInerney, ou du Salinger en VO, en buvant de la Volvic Fraise, j'ai trouvé un plombier, cassé ma cheminée, tout se goupille bien, maintenant, je trouverais bien un boulot.


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