lundi, décembre 19, 2016

It's Over, It's Over, It's Over, It's Over, It's Over, It's Over, It's Over.


 J'ai pris un mini van pour Pai, à 3h30 de Chiang Mai, une route pleine de virages (merci Nautamine), et me suis posé dans une hutte ultra basic en bamboo, avec futon et salle d'eau commune, au KK Hut Guesthouse, pour 8€50 sur Agoda (280baths/7€50 sur place, pour 2, seul j'aurai du payer 180...), j'ai changé les 2 nuits d'après, suivant la catastrophique première, où je me suis réveillé au milieu de la nuit plein de douleur dans le dos, pour un bungalow en béton avec salle d'eau et matelas, à 300baths, je suis trop vieux pour jouer au hippie. J'ai réservé avant d'apprendre que mon budget avait légèrement augmenté, mes parents, qui ne me donnent jamais d'argent, ont décidé de me filler 1000 balles pour mon voyage, ce qui me donne 30€ par jour, grand luxe, enfin je vais en garder la moitié pour le billet d'avion et ajouter le reste à mes calcules, on va dire 26€50 par jour, au lieu de 23, ce qui va me permettre de me faire des hôtels plus sympa. Du coup j'ai pris 3 nuits dans un bungalow en bois avec une jolie vue sur les montagnes et un jardin, pour 2 fois le prix (600baths - Phu View Guesthouse) plus près de la rivière et de la ville, quand KK Hut a été complet pour le week end. J'ai beaucoup dinner au Na's Kitchen, pratiquement tous les soirs, sans doute parmi les meilleurs curries que j'ai mangé de ma vie, avec le gay roumain/bruxellois que j'ai rencontré a Chiang Mai et qui est devenu un pote, on s'est baladé en scooteur (130baths/24h), voir des chutes d'eau médiocres et un canyon poussiéreux original.


J'ai couché avec un amstellodamois de 23 ans, blond aux yeux bleus, c'était mignon, il était mignon, un corps ferme et bronzé par les îles de Thaïlande, avec des testicules douces et rosées, je n'ai pas "envahie" les Pays-Bas, il m'a dit "next time maybe" avec un sourire aguicheur, mais c'était un joli moment numéraire, la beauté de la jeunesse, capable de transformer les rencontres salaces en minutes de tendresse. Et j'ai passé le week end à me préserver du froid (20°), en lisant, emmitouflé dans mon hamac, Proust, quand les nuages ont pris possession du ciel, en testant Palace, Arthur Beatrice, et Andy Shauf pour mon album du moment. Pai est sympa, les paysages sont jolis sans plus, mais bon, rien d'exceptionnel, et c'est un peu trop "nouveau hippie"/ teuf pour moi. Après avoir longtemps hésité, a peut-être aller au Laos plus vite, je continue vers la frontière du Myanmar, à l'ouest, Mae Hong Son, vu que je suis à côté, et que le soleil est revenu, 3 heures de bus à 8h30 demain matin, j'ai besoin d'être encore plus loin de tout.


Pendant ce temps là, Alep est rayée de la carte, sa population massacrée, et tous le monde s'en fout, on peut même lire des gens dire que c'est pareil que les bombardements de la coalition et défendre les russes, on ne détruit pas des hôpitaux et des écoles avec des gens dedans, quand ça arrive, par erreur, j'ose encore croire, avec les drones américains cela fait scandale, on ne réduit pas en cendre une ville entière en empêchant les habitants d'en sortir, les russes et leur alliés du régime syriens éradiquent l'opposition politique et civil a un régime dictatorial, comme Poutine l'a fait avant en Tchétchénie, en empêchant par Veto même les observateurs de l'ONU, c'est un barbare sanguinaire. "La guerre avale toutes les couleurs et met du noir à la place." Je me demande ce que vont trouver comme excuses Fillon, LePen et Mélenchon pour continuer à recevoir des fonds de leur ami russe, je sais en tous les cas que je ne voterai jamais pour eux. Je n'en peux plus de ce cynisme ambiant, qui veut faire croire que tout est pareil, qui conduit à l'élection de Trump et au Brexit, qui empêche tout discernement et analyse raisonnée du monde, qui pousse même les gens de gauche à défendre des gars qui imposent l'effacement du corps des femmes de l'espace publique avec des linceuls noirs, au nom d'une doctrine qu'on ne "devrait pas stigmatiser" alors qu'elle est puante et arriérée, comme le catholicisme, ces femmes sont soit des victimes au même titre que les femmes battues, soit de fières militantes de l'oppression religieuse. Et qui de l'autre côté défendent la liberté des femmes de vendre leur intimité parce qu'une minorité infime de prostituées revendiquent le vivre bien ? Non mais qui suce des bites de vieux moches pour 30€ et le vit bien ? Enfin bref, peut importe, talking doesn't cook rice, let's keep on dancing.


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